‹ Histoire de Normandie: depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquêteChapitre 26 sur 82 · CLXXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLXXX INTRODUCTION

Que celui qui a posé ses armes par terre, n'avance pas plus loin . Le voyageur peut savoir quand il a besoin de sa lance.

Ne cherche pas ^n homme assez généreux , assez hospitalier pour ne pas accepter quelque chose. Ne cherche pas un homme assez prodigue de son argent, pour qu'une rétribution lui soit odieuse , s'il peut l'obtenir.

Il n'est pas juste que l'homme soit privé de l'argent qu'il a acquis. Souvent il épargne, pour un ennemi, ce qui était destiné à l'ami. Beaucoup de choses arrivent tout autrement qu'on ne l'avait espéré.

11 faut que les amis se réjouissent mutuellement du don de vêtemens et d'armes qui fassent honneur à celui qui les donne. Ceux qui se • donnent et récompensent mutuellement , restent long-4emps amis, si les choses tournent bien. -•

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KRAKUMAL,

•u Citant it Cokbrok >.

Nous avons frappé du glaire ! Il n'y a pas long-temps , nous exterminâmes le reptile Gothland; alors Thora nous fut livrée. Dans ce combat, je perçai de mon épée le serpent de la bruyère ; on me donna alors le nom de Lodbrok. J'enfonçai le fer flamboyant dans le flanc de l'animal^ qui , tortillé en forme d'anneau, se reposait sur la terre *.

' A qaelque» chaugemens près , cette traduction est la même qae M. Rafn a insérée dans son édition du Krakumai; Copenbague, 1826.

* Allusion à la victoire de Ragnar sur le serpent cpii gardait le diAtcan de la princesse Thora,

Clxtxii TffTRODCCTieN.

Nous avons frappé du glaive ! J'étais encore bien jeune lorsque j'allai avec mes guerriers vers l'orieat du Sund y pour apaiser la faim du loup vorace. Quand 1 acier de Fépée fit retentir la haute crête du casque^ nous fournîmes une nourriture abondante ai|x oiseaux de proie. La mer était gonflée; le corbeau marcha dans le sang des tués.

Nous avons frappé du glaive ! J'avais vu s'éeiMjiler vingt hivers quand qous brandtmes les lances > et baignâmes da toua cÂ^s l'éipée dans le sang. Vers rOriènt, à l'embouchupe d^ te Duiia, noiss emportâmes la victoire suf hnitiarU (comte», chefs) ennemis* D ws ce QQmbat> poii$ régalâmes copiUiiift^ment les animaui^ de pi«oie. Le sai^g découlait d^os te mer brwyiMit^ ; Imn des hommes y pe|HiMre^t te vie.

Nous avons frappé du glaive ! La femme de Hédin * était de notre partie, quand nous

' Hilde y la Beflone des Scandinaves.

KKAKUIIAL. euoLtm

envoyâmes les peuples dUelsingie aux tâlies d'Odin. Nous remontâmes la rivière d'Iva, et^ tandis que Iti flèches perçaient les armures, les flots furent rougis par les torrent de smig qui jaillissaient des blessures. Le fer étincelant bappa à grand bruit les cottes de mailles, et la hallebarde fendit les boucliers*

Nous avon^ frappé du glaive! Je sais que personne n'abandonna le terrain avant que Herrœd eût succombé à bord de son vaisseau.

Jamais iarl plus vaillant n'ira, avec de longs vaisseaux, sillonner les plaines des oiseaux aquatiques» Partout , dans 1» guerre , ce roi &isait voir un courage intrépide.

Nous avons frappé du glaive ! Les soldats jetèrent les boucliers , quand les flèches partant de nos boucliers vinrent assaillir la poitrine des héros. Dans le combat sur les brisans de Skarfé, les lances percèrent- le dis<^ des boucUeni qui devaient rougir avant que le roi Rafn tombât. Le sanjg découlant des fircmtisdesgaemeni venait.

cxxxxiT INTROBUGTION.

comme une sueur rouge^ amroser le» cottes de mailles.

Nous avons frappé du glaive ! Dans la mêlée à Ullarager, les coups d'épée retentissaient au loin avant que le roi Eisten succombât. Be&plendissans d'or , les ennemis partirent pour le repas fumant des vautours. La flamme de Tépée exterminatrice se fit jour à traversées boucliers rougis dans }a rei^con^re des casques. Le san^ ruissela des plaies^ de Ist nuque , et inond^ 1^^ épaules.

Nous avons frappé du glaive ! Devant les fies J d'Eindéris^ les corbeaux eurent k déchirer une/ riche proie. Nous fournîmes cette fois uttj bon repas aux chevaux de la Fala. Il était difficile d'avoir Toeil à tout. Au lever du soleil , j'entendis les flèches siffler dans les airs. I-e fer volant [)erca le bord du casque, - ♦

Nous ayons frappé du glaive! Les boucliers fiirent teints de sang, quand, devant l'île de JBonhom , nous agitâmes l'aiguillon de la blesr.

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