Ï>E L ANGLETERRE
Alfred-le-Grand jusqu'à Edgard, étaient parvenus à préserver leur patrie de nouvelles invasions. L'avènement dïthelred , en 978 , vint détruire toutes les espérances que l'état général du pays pouvait alors faire concevoir aux habitans. Malgré les atrocités commises sous son règne, Ethelred était, peut-être, né faible plus que méchante. Il donna des larmes à la mort tragique de son frère Edouard, assassiné par Elfrida , belle-mère de la victime et mère d'Ethelred. Elfrida ne pardonna point à son fils une sensibilité qu'elle regardait avec raison comme un reproche, et dont les effets pouvaient contrarier son ambition. Elle saisit un chandelier qui se trouvait à sa portée, et en frappa le malheureux enfant avec tant de violence qu'elle le laissa demi-mort sur la place. Cette scène demeura sans cesse présente à l'espril d'Ethelred, qui, depuis ce moment, ne put souffrir qu'on portât un flambeau devant lui'. Peut-être fautil attribuer à la surveillance tyrannique de sa mère l'irrésolution et la pusillanimité qu'il fit
voir pendant sa longue domination.