‹ Histoire de Normandie: depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquêteChapitre 8 sur 82 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

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secret sur Férudition de leurs contemporains , pour dresser ensuite à grand bruit un fastueux monument à la vanité bénédictine. « La difficulté de résoudre quelques-unes de nos ques* tions ^ disaient- ils ^ ne doit pas nous priver des réponses que l'on pourrait faire à d'autres articles. N'eût-on à nous communiquer qu'un trait d'histoire , une anecdote, une simple remarque > on nous obligera toujours beaucoup de nous en faire part, et nous ne manquerons point d'en faire honneur à ceux à qui nous en aurons obligation. Quand les Mémoires que l'on nous adressera seront exacts et suffisamment travaillés , nous les ferons imprimer , tels qu'on nous les aura envoyés, et avec le nom de leurs auteurs. Par-là^ le public sera en état de leur rendre toute la justice qu'ils mériteront, et nous leur témoignerons ainsi notre reconnais- .sance de la manière qui nous flatte le plus. »

Aucuns disent qu'on agit aujourd'hui avec moins de façons , et qu'on ne fait plus tant de cérémonies.

A l'histoire de normator. xzi

L'appel des savans religieux ne fut pas mieux entendu que celui de l'académicien. Peut-être leur adressa-t-on quelques Mémoires , leur révéla-t-on l'existence de quelque vieille chronique; mais d'histoire générale^ il n'en parut pas. Nécessité fut donc de retourner à l'in-folio publié par le curé de Maneval , et ceux qui l'ont feuilleté avec tant soit peu de critique, savent à quel régime se trouvaient alors réduits les lecteurs.

Le dirai-je ? il est heureux qu^une grande entreprise n'ait pas été tentée au siècle dernier. Les érudits ne manquaient pas sans doute ; mais y parmi les sources où il fallait puiser ^ il en était une, la source mère^ celle qui fournit à toutes les autres^ pour ainsi dire^ dont on ignorait jusque l'existence. Cette source était au fond du Nord y dans l^slande , à qui nous devons les Edda , les Saga , par conséquent tout ce qui peut nous éclairer sur la religion , les mœurs , le caractère de ces fameux pirates^ destinés à opérer tant de révolutionift

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politiques et à changer complètement la face d une grande partie de l'Europe.

La mine précieuse est aujourd'hui découverte. A nous la mission d'en extraire les matériaux qui doivent servir de base à notre édifice ; à fious le devoir de faire tomber le ridicule échafaudage élevé dès le onzième siècle^ et dont les débris encombrent encore le terrain sur lequel nous voulons voir s'élever le monu-. ment moderne. Grande sera la surprise » si l'an veut comparer les mœurs des pirates Scandinaves , telles que les faisait le plus ancien de nos historiens normands , Dudon , doyen de Saint- .Quentin, avec les récits que je me propose d'emprunter aux Scaldes. Mais, avant de traiter ce point de critique historique , il convient de jeter un coup-d'œil sur l'Ëdda elle-même. Il ne se.TSi, ni sans intérêt , ni sans utilité, de connaître , sous les rapports généraux , les systèmes théogoniques et cosmogoniques de ces hommes terribles , dont les spectres redouta-

A l'histoire de MORUâNDIB. xxiie

blés semblent grandir chaque jour à nos yeux , malgré l'épaisseur de dix siècles qui nous en sépare '•

■ Ici s*aurréte le manuscrit de H. Licciiiet. La mort l'a malheureusement arrêté dans Texécution de son dessein : il a fMlu suppléer, par les cliapitres suivans, à oe q[n'il n*a pu exécuter. Les fragmens qu'on a trouTés dans ses paftors ont été intercalés dans les endroits conyenables; ils sont indiqués par des [].

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