DE LA FÊTE DB LA SAINT-MARC
rompre la procession de la St.-Marc , quoique cette cérémonie , à la fois religieuse et civile , soit toute patriotique , puisque son but est de rappeler qu’en 1550 nous avons secoué les chaînes que l’étranger nous avait imposées. Mais aujourd'hui que les' esprits sont calmés , que les idées d’ordre et de foi éclairée ont recouvré leur influence, pourquoi ne nous rendraiton pas la solennité de la St.-Marc ?... Sous l’empire , si nos magistrats avaient voté son rétablissement , le gouvernement ne s’y serait point opposé. Napoléon tenait à la conservation de tout ce qui tendait à consacrer l’intégrité du sol français. L’on sait qu’il accueillit avec joieda demande que lui firent les Orléanais dé célébrer de nouveau la fête en l’honneur de Jeanne d’Arc , cette pieuse et courageuse pucclle, libératrice de leur ville soumise au joug anglais. Le gouvernement actuel se montrera-t-il plus difficile à cet égard que celui de l’empire ?... Nous aimons à penser le contraire. Plus que jamais on répète maintenant: « Soyons Français avant tout. » Il serait bien à désirer que dp la théorie cette devise passât à la pratique.
Puisse le vœu que nous émettons être entendu par l’administration municipale de Boulogne !... Sa réalisation ne pourra que l’honorer et ajouter un nouveau titre à notre reconnaissance. (1)
(1) Voir dans les poésies, i la fin du rolume , le chant sur l'anniv$rtairt de la St.-Marc.
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