‹ Histoire de Notre-Dame de FranceChapitre 13 sur 32 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Progrès de la souscription nationale. — Faits intéressants qui s'y rattachent.

Ht mai nteMnt tût notre Fïince,

Dont les yeux sont tournés vers toi.

Viens briller, gage d'espérance, Symbole cher i aotre foi...

Viens 1 si dsDs l'ardenle foonnise La valeur, la gloire rr.in(aiM Ont jelé le noble mêlai, • Lu peuple entier a fait ton moule,

Bt c'est encor le n^ople en fbnle Qoi te met sar ton piédestal.

Léon TAiiav.

C'est beaucoup qu'un heureux début pour une souscription. Chacun regarde instinctivement ceux qui l'ont précédé et prend pour mesure de ses sacri lices ceux qu'il voit faire. L'Ëvéque du Puy sacrifiait les deux tiers de son revenu annuel. Il était impossible de se montrer plus généreux et plus désireux du succès.

La souscription jouverte par cette royale offrande a rempli une centaine de listes, dont la première date du 28 août 1853 ; la centième n'est pas encore publiée. Le chiffre total des sommes souscrites

s'élève à 327,284 fr. 06 c; mjûs il faut ajouter à cette somme les intérêts de l'argent placé* le produit de certaines publications vendues au profit de rOËuvre et du péage imposé aux visiteurs de Corneille, les premières quêtes faites sous Finfluence du discours de l'abbé Conibalot, etc. Ou peut donc élever le chiffre des sommes perçues jusqu'à ce jour à41 5,000 fr.

Non-seulement les journaux de la localité, la HatUe-Loire et V Annonciateur^ ont publié les listes de souscription, mais encore trois grands journaux de Paris» ï Univers, Y Ami de la Religion, ï Union, plus - ' la Semaine religieuse et le Messager de la charité. M. le baron Sérurier a fait d'inutiles démarches pour qu'elles fussent publiées par 1^ Moniteur, L'Œuvre doit une grande reconnaissance à tous les directeurs de journaux, qui ont bien voulu laider de leur influence arec un désintéressement parfait.

Après Mgr de Morlhon, on voit figurer sur les listes MM. les Grands-Vicaires (500 fr.)> MM. les Chanoines (300 fr.), MM. les Curés (200 fr.), MM. les Desservants et Aumôniers (lOûfr.)» MM. les Vicaires (50 fr,), le Conseil municipal (i 2,000 fr.), le Conseil général (3,000 fr.). On voit à ces débuts un élan plein d'ardeur et d'unanimité, qui répond dignement à la généreuse initiative de TEvèque, el il faut dire que plusieurs Curés el Vicaires, surtout dans la ville épiscopale, ne se contentèrent pas de la

souscription que la généralité de leurs collègues

slmposait de plein gré ; ils y ajoutèrent de& som* mes considérables.

Les communautés religieuses de la ville et du diocèse ne restèrent pas en arrière du clergé séculier. On connaît la riche et intéressante souscription des Frères des Ecoles chrétiennes et de leurs nombreux élèves. Nos Frères du Put ou de Paradis

appelés légalement Frères de ^Instruction chrétienne, ne se montrèrent pas moins généreux* Le grand séminaire, si heureusement placé aux pieds de Noire-Dame de France, nous donna une belle offrande collective, plusieurs offrandes individuelles et un concours constant. L'histoire du culte de Marie dans toutes nos provinces publiée sous ce titre : Notre-Dame de France, la collection des documents relatifs à rimmaculée-Conception, offerte partie à Notre-Dame du Puy, partie à Pie IX, nous sont .venues de la pieuse société de Saint- Sulpice, formée par les exemples de M. Olierà une tendre dévotion envers Notre-Dame du Puy. Les petits séminaires de la Chartreuse et de Monistrol rivalisèrent de zèle. Les RR. PP. Jésuites nous fournirent, avec la souscription de Vais, de leurs trois provinciaux et de leurs divers collèges, la coopération laborieuse du P. Ducis et du P. Nampon, Commissaires de rOEuvre ; celle du P. de Ravignan, du P. Arthur Martin et du P« Cahier, membres de la Commission de Paris ; celle ded PP. Bach et Piérart,

qui s'employèrent «àux déco.aiioos des fêtes du 8 juin 1856 et du 12 septembre 1 860; du P. Deiineau, qui disposa le paratonnerre sur la couronne de la Vierge, plus le concours de nombreux prédicateurs dont nous aurons bientôt à parler. Les RR. Pères de la Grande-Chartreuse ne nous oublièrent pas dans leor solitude; les Trappistes d'Aiguebelle, de la MeiUeraye, de Sept-Fonts nous firent une large part dans les aumônes que prodigue leur pauvreté généreuse. IjCS Frères de Marie, les Pères de la Retraite d*Aix, les bons Frères qui dirigent les asiles de Montredon, de Glermont, de la Célette, les directeurs de plusieurs séminaires et de rinslitution de Notre-Dame d'Auteuii, le P. Edmond lui-même, alors tout occupé à ressusciter en France Tordre des Prémontrés, tinrent à se mettre sous la protection de Notre-Dame de France.

Les communautés religieuses de femmes, si nombreuses dans le diocèse du Puy, apportent une égale ardeur à la souscription. Les plus voisines de la statue semblent vouloir dépasser toutes les autres en générosité. Plusieurs Supérieures générales provoquent des souscriptions dans toutes les maisons de leur ordre. Nous pourrions citer ici les circulaires des Supérieures générales des Sœurs de Saint- Joseph, des Ursulines dites deChamgnes; etc., etc.; mais, pour ne point ralentir le récit, nous renvoyons ces précieux documents aux Pièces justifica-

tivcs.

An loin, ce mouvement se propage; et nous recevons les largesses des Dames du Sacré-Ce^ur^ de leurs Enfants de Marie et de leurs élèves. Pour leur donner Texemple, la R. Mère Barrât souscrit d'abord pour 1,000 francs. Les Dominicaines de Nancy, les Sœurs de la Présentation du Bourg-Saint-Andéol, les Sœurs de VInstrucUon d'Au • riliac, du Samt-Cœur de Marie de TreignaCi les Sœurs de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvres, les Religieuses de Saint-Joseph de Gluny, les Sœurs de Nevers, les Religieuses de la Betraite ^ du Saitit- Nom de Jésus j les Dames de Saint-Maur, les Bénédictines et les Picputiennes de Paris, les Religieuses de Saini'Thomas de yilleneuTe« les Augustines du SavU'CœuT de Marie^ les Sœurs de la Présentation de Castres, celles de la Trîmté et de la Natwité de Valence, les Religieuses de Jésus-Marie de Lyon et de Rodez rivalisent avec celles du Puy de zèle et de générosité. La Supérieure générale des Sœurs de Saint- Vincent-de- Paul recommande notre OEuvre aux Supérieures locales réunies à Paris et nous autorise à publier, par la voie des journaux^ qu'en province comme dans la capitale, on peut souscrire pour Notre-Dame de France dans toutes leurs maisons. L'abbé Bertrand et moi nous allons porter des prospectus et recommander l'Ùfciuvre dans leurs quarante maisons de Paris.

Nos congrégations de la Sainte- Vierge, bien que composées de personnes pieuses qui sous-

Clivent individuellement, tiennent à ofMr leur

hommage collectif. Le président générai des conférences de Saint- Vincent-de*Paul consent à recevoir des souscriptions dans ses bureaux. Le président des conférences de Toulouse communique aux autres présidents qui dépendent de lui une circulaire qui résume très-bien Thistorique de TCiluvre et la recommande chaudement.

L'université ne veut pas rester étrangère à un monument élevé à la gloire de Marie Immaculée. Elle n'a pas oublié que Tancienne université de Paris s'engageait par serment à défendre le privilège de rimmaculée-Conception. M. Fortoul avait fait espérer à Monseigneur la souscf iption de tous les lycées de France. Il fallut se contenter de beatïcoup moins. Les fonctionnaires et élèves des lycées, collèges et écoles primaires de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme, de TAUier, du Cantal, de la Creuse et de la Corrèze envoyèrent à Notre-Dame de France près de 2,500 francs. Le lycée de Grenoble, le collège de firioude souscrivirent avec le même empressement. La Société française pour la conservation des monuments el son prtsident, M. de Caumont, tinrent toutes les promesses qu'Us nous avaient faites et allèrent au-delà.

Plusieurs particuliers couvrent sous le voile de ranonyme de riches offrandes. D'autres nous édifient en groupant leurs noms vénérés dans les listes de la Haute- Loire ou de ï Univers, Ce

sont d'abord nos magistrats, c'est notre antique noblesse., c'est notre commerce et notre industrie qui tiennent à se montrer reconnaissants envers la bienfaitrice constante de la contrée. Presque tous les Cardinaux français et plusieurs Cardinaux italiens sont inscrits sur nos registres. Les noms des maréchaux Saint-Arnaud, Ganrobert, Télissier, etc., de l'amiral Dupetit-Thouars, des généraux de la Hitte, de la Motte-Rouge, de Cotte, Couston, Péliôn, etow» se pressent près des noms des sénateurs Amédée Thayer, de la Roche-Lambert, etc., de conseillers d'Etat et de membres de l'Institut.

Nulle part cependant Tempressement des populations ne revêt une couleur politique. Nos souscripteurs se trouvent parmi les chrétiens de toutes les conditions et de tous les partis. L*B?èque du Puy s'adresse à la reine d'Ëspagne aussi bien qu'à TKmpereur Napoléon 111. Le duc de PoUgnac se trouve sur nos listes près de S. Exc. M. Billault, ministre de rintérieur. Une dame appartenant à la haute noblesse de Russie se trouvait au (*uy pendant qu'on construisait le piédestal : non-seulement elle voulut souscrire, mais elle fit confectionner des habits de laine pour en couvrir les ouvriers exposés sur le rocher aux plus violents courants d'air. D*autre part, les Polonais réfugiés en France, oubliant leur pénurie, nous envoyèrent à * plusieurs reprises des dons considérables, ils nous firent remarquer que le 12 septembre, jour de la

bénédiction de notre monument, était l'anniversaire de la grande victoire de Sobieski qui sauva Vienne et la chrétienté. A côté des députés qui représentent aujourd'hui le département au Corps législatif, se trouvent ceux qui siégèrent au Palais- Bourbon sous la Restauration, sous Louis-Philippe et sous la République.

Le nom de Notre-Dame de France, que, d*après Vincent de Beauvais, l'Espagne donnait à Notre- Dame du Puy, ressuscite à propos. Partout il est bien venu, accueilli, fété. Il est tout un programme. Notre- Dame-du-Puy-sur-CorneiUc , dont parle le premier prospectus , ne produisait pas à beaucoup près un pareil enthousiasme. Toutefois, nous devons en convenir, Mgr Sibour revendiqua pour Paris l'honneur de posséder Notre-Dame de France. Lyon, qui nous fournil i^n sculpteur et un fondeur, se montra, comme Paris, quelque peu jaloux du Puy- Noire-Dame.

Ce qu'il nous fallait surtout, c'étaient les noms de NN. SS. les Evéques en tôie de nos listes : leur adhésion entraînait celle de leur Eglise; et rassentiment de toutes les Eglises de France, ou du moins de la plupart, faisait de notre Œuvre un monument national dignement baptisé du nom de Noire-Dame de France. Les Evéques que le diocèse du Puy a fournis à TEglise, Mgr de Jerphanion, archevêque d'Alby, Mgr de Gharbonnel, ëvèque de Toronto, montrèrent en cette circons-

tance un attachement généreux à leur pays. Les Evéques fournis par le Houergue tinrent à témoi* gne'r à Mgr de Morlhon quMIs lui étaient particulièrement dévoués; à leur tète il est juste de placer r£vèque de Bayonnei qui souscrivit des premiers, et pour 600- francs.

Sous rinspiration de l'abbé James , un nouveau prospectus fut rédigé, intitulé : Hommage à Notre'Da)iie de France, Il demandait à tous les Français le sou de Marie, je veux dire Toboie de cinq centimes, payée une fois pour toutes, ce qui ne pouvait appauvrir personne ; il disait que le <ou de Marie servirait en même temps à élever la statue et à publier V Histoire de Noire-Dame de France. Il donnait ensuite les noms des Commissaires de Paris et des écrivains qui avaient accepté rbonorable emploi d* historiographes de Notre-Dame. Des masses de ce prospectus furent envoyées par la poste à tous les évôchés. En même temps l'Abbé

Lucien, M. James, M. Hamon, etc., se firent les apôtres de Notre-Dame de France auprès des Ëvéques qu'ils connaissaient personnellement.

Sur ce, plusieurs Prélats recommandèrent notre GBuvre, soit dans une circulaire spéciale, soft dans quelque appendice ajouté à leurs mandements, soit même dans un mandement exprès.

S. Em. le Cardinal de Bordeaux, qui plus tard éleva sur la tour Pey-Berland la statue de Notre- Dame S Aquitaine, se signala par son empres-

sèment à acdamer Notre-Dame de France; une

note était annexée k son mandement du 25 janvier 1856, relatif à la mission générale qui se préparait à Bordeaux pour le carême prochain; cette note, que nous transcrivons aux Pièces jus- HficaUveii , faisait appel à la piélé généreuse de tous les fidèles du diocèse de Bordeaux. Tobtins l'addilion suivante à cette note : t Une quôte sera faite, dans toutes les églises et chapelles de Bordeaux et des ▼iltes ci-dessous nommées, le saint jour de Pâques. Ëllc sera annoncée le dimanche précédent » Les villes désignées pour la quête, en dehors de Bordeaux, furent la Bastide, Bazas, la Sauve, Libourne, Lesi);ii re, la Réole, Blaye, Cadillac, Pauillac, Saint-André-de-Gubzac, Gastillon, Ambarès» Sainte-Foy, Toulenne.

Le Cardinal-Archevêque de Besançon, dans une

circulaire à son clergé datée du 26 avril 1858, n*était pas moins pressant. Il provoquait une quête

dans toutes les paroisses urbaines et rurales. Il voulait qu'on lui envoyât les noms de tous les souscripteurs, afin de pouvoir les transmettre luimême à l'Evêque du Puy.

L'Kvêque de Rodez terminait sa circulaire du 30 janvier 1856, en signalant à ses Curés un projet pieux dont les développements avaient atteint VimpoTkmce d^une entreprise catholique et nationalo... Conçu par un vénérable Prélat auquel le diocèse de Rodez se glorifie d'avoir donné nat«-

— lOi —

sance, ce projet a été acamlU avee un empreS" sèment tout-à-fait providentiel... Du sommet de la tour de la cathédrale de Rodez où sa statue plane dans les airs, la Vierge Immaculée semble couvrir âfune protection maternelle le projet monumental de Notre-Dame de France et aourire auoD efforts qui seront faits pour seconder fun de ses Ulustres enfants...

Le pieux Ëvêque de Mende écrit à son clergé le 14 mars 1856 : Il n'est pas un cœur chrétien qui ne soit heureux d'offrir son obole pour la statue que tout un peuple élève à la gloire de sa Reine et de sa Mère.

La religieuse Vendée était également appelée par ses lilvéques à concourir à nos eiïorts. Dans son mandement pour le carême de 1858 , r£v6que de Luçon affirmait que toute U0nat\on ^associait aveo reconnaissance et entJiousiasme à l'érection, d'une statue colossale et magnifique en Chonneur de la Vierge Immaculée. ^

La, Corse elle-même, bien que séparée du continent, s'empressa d'offrir un généreux hommageà Notre-Dame de France. L'Evêque d'Ajaccio publia une circulaire, datée du 16 août 1856, dont Yoici les passages les plus significatifs... Après avoir exposé rClluvre qui se propose d'ériger à l'auguste Patronne de la nation très-chrétienne une statut ' monumentale sous le titre de Notre-Dame de France, il disait : Il s'agit d'associer à cette Œuvre

éminemment religieuse et nationale toutes les âmes catholiques de France.., Un appel a M fait dans ce but à tons les Evêques de r Empire, et, par eux, à tou>s leurs diocésains. Les uns et^ les autres y ont répondu par une prompte eS unanîme adhésion.

Mais nous devons citer ici tout au long le mandement trè8-court| mais très*éloqueiit, de Mgr Thibault, éyèque de Montpellier.

« Charles-Thomas Thibault... Au clergé et aux fidèles, salât et bénédiction en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

• Des hommes en possession des symj[Mtthies et de Testime de tous ont eu la pensée, Nos Très-Ghers

Frères, de perpétuer au milieu de nous le souvenir de la proclamation du dogme de Tlmmaculée- Gonoeption, en élevant k Marie un monument qui fût comme un ex^oto de la France entière. Quand ce projet d'un hommage de piété nationale envers la Vierge Immaculée a été connu, il a été partout accueilli avec le plus religieux empressement» et la statue colossale qui doit en être la magnifique et prochaine réalisation n^est déjà plus appelée que du nom de Notre-Dame de France.

» C*est Notre-Dame du Puy, N. T.-C. F., qui devient ainsi la Patronne avouée de notre pays.«. Cette gloire était due à son sanctuaire placé au centre de la France .'t si vénéré d'ailleurs à toutes les époques de uoiic histoire religieuse. Nous autres, catholiques, nous aimons ks vieilles légendes et nous

avons en grande estime ce qui se i)erd dans la iftiit des temps. Vouée à Marie par un de ses Aois, il y a deux siècles, notre France lai devait, N. T.-C. F., cette saisissante personnification de son coite, qui se réalise aujoard*hui. Aussi l'élan vers la Vierge du Puy est-ii aussi vif que général. De ions côtés. rUËuvre de Notre-Dame de France est applaudie, et de partout lui arrivent des encouragements et des offrandes qui en assurent le complet succès. Rome elle-même vient de l'approuver et de la bénir par un bref spécial, et le Chef de l*Etat, à une souscription personnelle dont le chiffre est considérable, ajoute 1p. don des canons de Sébastopol pour Li fonte de la statue.

» Le diocèse de Montpellier ne peut pas rester étranger à une pareille démonstration. Il faut qu'on le retrouve ici ce qu'on Ta toujours vu en présence de toutes les œuvres grandes et saintes. Votre religion envers Dieu et votre piété envers Marie sont trop connues, N. T.-G. F., pour que vous ne pre-niez pas une large part à l'édification d'un monu* ment qui va dire au monde catholique tout entier : Cest ainsi qu'en France la Vierge Marie est aimée!

» A CES CAUSES, Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

9 Article premier. A Foccasion du mois de mai prochain, une quête sera faite dans toutes les églises et chapelles où les exercices du mois de Marie

ont lieu, les dimanches 17 et 31 du même mois, en farear de rObivre dite de Noire^Damê de France.

» Art. 2. Celte quôte sera annoncée les dimanches 10 et 24 mai prochain et faite, autant que possible, •ax joon des dimanches d-dessns indiqués , par MM . les Curés eux-mêmes.

» Art. S. Le produit de cette quête sera immédiatement versé entre les mains de MM.' les Curés, Doyens et Archiprétres, pour être par eux transmis, immédiatementaussi, au secrétariat de notre évéïdié.

» Art. 4. Par les soins du Secrétaire général de notre évéché, il sera rendu compte du produit détaillé des deux quêtes ci-dessus ordonnées.

> Ce produit et le compte-rendu ci-dessus prescrit seront Immédiatement adressés à Mgr TEvêque du Pny, avec prière de placer d'une manière spéciale les fidèles de notre Diocèse sous le patronage au* gnste de Notrê-Dame de Franee,

» E l sera notre prése n t mandeme n 1 1 u et publié , e te .

» Donné à Montpellier, en notre palais épiscopal, etc., le 27 avril 1857.

» t CHARLES, év. de Montpellier.

» Par mandement :

fioNiOL, chan., seoré^. génér. »

Pendant que se publiaient ces précieux écrits, qui rappelaient les plus beaux jours du règne glo* rieux de Notre-Dame du Puy, des paquets énormes d'Hommages à Notre-Dame de France restaient enfouis an secrétariat de plusieurs évèebés. C'est là qu'arrivent journellement des prospectus, des catalogues, des demandes de secours, des publications de toutes sortes, dont la lecture absorberait souvent plus d'une journée. Pour exhumer ces imprimés et les mettre en circulation, il fallait d*intrépides quêteurs, habiles à commenter Je prospectus et à repousser les mille fins de nonrecevoir qu'on oppose constamment aux œuvres nouvelles. Ces quùteurs s'offrirent d'eux-mêmes a rfivéque du Puy, et parmi eux doivent être mentionnés Fabbé Fayolle, alors vicaire à Saint-Laurent aujourd'hui aumônier de Noire-Dame ; l'abbé Hedde, alors Yicaire de la Cathédrale, aujourd'hui curé de Saint-Paulien, et l'auteur de cet écrit, constamment secondé par ses confrères, comme lui trop heureux d'avoir à remplir une si belle mission.

L'abbé FayoUe se mit en route le 27 avril 1858,

se dirigeant sur la Bretagne ; il recueillit l'offrande deMgri'Ëvéquede Rennes et celle de plusieurs communautés, et, avec l'autorisation de Mgr l'Evéque de Sainl-Brieuc, il prêcha dans sa cathédrale et dans les principales églises de la ville épiscopale et du diocèse, ainsi qu'à Brest, à Goutances et à Rouen. Sa

mission fut trop tôt terminée» et cependant il n*eut

qu'à se fi''liciter de l'accueil que fil à Notre-Dame de France celte Eglise de Saint-Brieuc , qui devait bientôt nous céder un de ses plus zélés dignitaires pour occuper le siège du Puy et mettre la dernière main à l'Œuvre de Mgr de Morlhon.Le Curé de la Cathédrale, qui avait fait à l'abbé Fayolie les honneurs de sa chaire, devait accompagner au Puy Mgr Le Breton en qualité de Vicaire général*

L'abbé Hedde prêcha des sermons de charité, en faveur de TOEuvre, dans les cathédrales de Valence, de Grenoble, de Langres, de Belley, de Chàlons-surftlame, de Bourges et de Quimper ; il nliésila pas à quêter à domicile à Saint-Etienne et ailleurs. 11 obtint la souscription du cardinal Morioti archevêque de Paris, de plusieurs Bvêques et de quelques généraux et Préfets.

Le troisième prédicfiteur de Notre-Dame de France, qui, durant plusieurs années, par amour pour Notre-Dame et pour la ville du Puy, affronta tout ce qu'il y a de diffidie et de répugnant dans l'office de qi/êteur, fut la Compagnie de Jénu. Plusieurs de ses membres ont fait à Vais leurs études tbéolQgiques, ils exercent le ministère de la prédication dans la plupart des villes de France. Ds n'avaient qu'à être encouragés par leurs Supérieurs et acceptés par NN. SS. les fivêques comme panégyristes^quêteurs de Notre-Dame : le succès d'une pareille mission était assuré. Ils furent en-

couragés(l), ils furent acceptés, ils obtinrent le succès attendu. Je vois, dans la cathédrale de Char* tres(2),leP. Hacquin; dans les chaires de Poitiers et de Limoges, le P. Peyrard, natif de Saint-Didier- la- Séauve(3);daD8la catiiédrale d*£vrcuXy le P. Gbervaux(4); dans la cathédrale de Soissons, le P. Oroel.

J'ai pour ma part les cathédrales d'Alby(5),d'Angoulème (6), de Meaux(7)» de Metz (8), d'Auxerre (9), de Blois (10), d'Orléans (1 1), d'Avignon (12), d'Aix(13), du Mans (14), de Glermont (15), de Perpignan (16), de Garcassonne (17), d'Amiens (18), de Tarbes (19), . d'Aire (20), de Dax (21), de Luçon (22), de Beauvais (23).

A Paris, les églises de Saint-Thomas-d*Aquin (24), de la Magdeleine(25), de No Ire-Dame -de-Lore lté (26), de SaintrSulpioe (27), deSaintrPhilippe4u-Hoale(28), de Saint-Paul-Saint-Louis (29). Mon lot est assez heureux. S'il fallait mentionuei* les églises moins

(1) Le P. de Pontlevoy, supérieur de la résidence de Paris, écrivait à propos des sermons de cliarité qu'on lui demandait pour l'Œuvre : < Voici ce que je vois de faisable. Je pois recommander ao P. Lefebvre Quimper. II en pariera à Momteigoenr, et, après la relmile de Lesneven, ilpoomil , donner un sermon \ Brest. Le P. Hacqoin, partant pour Nantes, serait chargé de Luçon. Il a un sermon spécial pour l'Œuvre. Le P. Soimié pourrait peut-être en octobre, après la neuvaine de Saint-Remi, k Reims, pousser jusqu'.j Saint-Dié. >

(») 1« février 1857. — (8) S6 avril et 7 jnin 1857. — (4) 81 mai. (5) 8 décembre 1856. — (6) 25 janvier ia57. — (7) 1«' février. — (8) 2 février. — (9) 2-2 février. — ^10} V5 mars. — (11) 13 avril. -- ; lv>) 14 avril.

— (13) 15 avril. — (U) l"juiii. — (15) 7 juin. — (16} 17 septembre. — (17) 90 septembre. — (18) 8 novembre. — (19) 24 janvier 1868. — (20) l*' février. — (91) 7 février. (») U février. — (SIQ 7 Mât lefiO. — (94) 31 mai 1856.~(S5)27maiI&57.— (S8)97 mail867.— (97)81 mai 1837.

— (28) 2 juin 1857. — (23) 14 mai.

importantesY je ferais une énumération bsUdieuie.

Je me contenterai de mettre en note celle nomenclature, tout en prévenant qu'elle est fort incomplète (1).

Dieu me garde d'oublier les services imporlanls que le P. Laurent, provincial des Capucins, rendit à Notre-Dame de France 1 II intéressa à sa cause les clergés de Cahors, d'Aix, de Soissons, d'Àlbi réunis en retraite pastorale, et la paroisse de Notre- Dame de Bordeaux où il prêcha la mission.

Le P. Ghaignon recueillit aussi des offrandes pour notre monument parmi les prêtres de divers diocèses.

Ce mouvement religieux dépassa nos frontières.

A Gand, comme à Toulouse et ailleurs, je cherchai à faire connaître Notre-Dame de France aux conférences de Saint-Vincent-de-Paul réuniessous la présidence des Evêques de Gand et de Liège,

Après mon exposition, rfivéque de Gand tira les conclusions suivantes :

« Messieurs, je souscris et je vous engage à sous- » crire pour l'CBuvre qu'on vient de vous faire con- » naîtnî, cai' des liens intimes unissent la France à » la Belgique. La Fiance a dans nos contrées son

(1) Je trouve dans mes souvenirs ou dans mes notes Castres, Tarascon, Bwucaire, Figeac, Aurillac, Decazeville, Auzilz, Marvejols, Boleyne, Saint- Pierre-de-Boleyne, Fontenay, Rochefort, Mont-de-Marsan, Saint-Se?er, Pau, Tarias, Moûtbrison, Issoire, Notce-Dame de Boarges, Notre-Dtne di Marthnret ii Riom, llois^te, larme, Casteleiiidary, Saint^Ouentia, Ton neins, let cliapelles du Bon-Secours et des Carmes de Bordeaii, ane fouJe de chapelles de coUéges ou de eommunaalés.

» berceatt, et nos provinces lui ont fourni ses pre«i

» miers rois. Ensuite il est un proverbe qui dit : » Quand il tonne en frcmce^ il pleut en Belgique. » Nous sommes donc intéressés à savoir la France © calme, prospère et couverte de lV»gide de Marie. » Ënûay puisque Nolre-Damc de France a déjà ob- » tenu à ses enfants la victoire deSébastopol, ayons c recours à elle pour obtenir aussi la victoire sur » tous les ennemis de la religion et de la pa- B trie. »

Le prédicateur avait manifesté l'intention d'intéresser à notre entreprise les dames françaises résidant à Gand. de Hemptine, présidente des dames de charité, lui écrivit que « puisqu'il s'a- » gissait d'une œuvre de piété envers Marie et de » syn'pathie pour la France, toutes les Dames de » charité de Gand demandainit à être réputées • Françaises, » Noble procédé, expression délicate, quête abondante, tout est au mieux.

Mais passons la mer. Je vois à Rome un sergent de l'armée d'occupation qui fait une quête dans sa compagnie.

On écrit de Cayenne, sous la date du 17 septembre 1857 : c Nos transportés de Tilot La Mère^ qui se sont pris d'enthousiasme pour Notre-Dame de France, vous prient de remettre pour eux stÀmnte-trois francs. Pour réunir cette petite somme, il leur a fallu s'imposer des privations, se priver de tajia, il n'y a pas jusqu'à quinze Arabes

— no —

qui n'aient youla fàire leur offninde : iU oni apporté d'eux-mêmes chacun un sou.

Des Nègres de la Séoégambie nous ont également envoyé leur obole prélevée sur leur plus strict nécessaire.

On écrivait de Constantinople, sous la date du 13 février 1858 : t Des Arméniens et des Grecs 9 encore scbismaiiques » voire même des inusul-

• manSy ont souscrit avec les calholiques de Gons- » fantinople, pour rérection prochaine de la statue

• colossale de Notre-Dame de France sur le mont 9 Corneille, au Puy. Plusieurs enfants turcs ont j» sacrifié volontiers, en faveur de Notre-Dame, ce » que le Sultan leur avait donné pour laurs nlenus

• plaisirs. »

Que feront donc pour Notre-Dame de France des enfants chrétiens, catholiques, français? — Nos élèves de Saint-Josepli d'Avignon s'éprennent pour elle de Tamour le plus généreux. Un élève sacrifie sur ses menus plaisirs, à lui seul, 40 francs; avec ses camarades, près de I^ÛOÛ francs. Cet amour se communique avec son enthousiasme aux élèves de tous nos collèges .

Dans an pensionnat de jeunes filles, la Supérieure, ne comptant pas sur le sermon, avait fait * faire la quête avant Tarrivée du Père quêteur. Le produit n'avait pas été considérable : Igrioii ntUla cupido. Mais voici le prédicateur qui arrive : Notre- J)amede France apparaît dans toute sa beauté; c*est

— ni —

le monuinent national érigé en mémoire de Tlm-

maculée-Conception; c*est la consécration renouvelée de la France à Marie ; c'est le chef-d'œuvre de Tart chrétien et son suprùme efl'orl pour rendre sensible le chef-d*œuvre de la création..* etc., etc. L'orateur, qui n'est pas au courant des circons* tances, conclut en disant ; La plus jeune va faire la quête. Alorft la Supérieure fait un signe à la dépositaire de la petite somme perçue ; et celle-ci de s'avancer timidement et de présenter son offrande d'un air embarrassé, disant : Mon révérend Père , nous avons fait la quéù3 avant le sermon, et je viens vous en présenter le produit. Pendant que le prédicateur accépte avec feconnaissance quelque pe-< tite monnaie enveloppée dans du papier, la plupart des jeunes demoiselles baissent les yeux ou fixent sur leur maîtresse un regard indigné, qui semble lui dire : Voits mus faites faire une maladresse I A peine sorties de l'église , à l'insu de leur Supérieure, elles font une seconde quête qui donne vingt fois le produit de la première; quelques semaines plus tard, elles en font une troisième plus fructueuse encore ; et, par je ne sais quelle voie, l'argent traversait chaque fois incognito la clôture du couvent pour arriver à sa destinalion.

A Moûlbrison, les petits enfants des écoles poursuivaient le Père quêteur pour lui faire accepter leur offrande : le sou, quelquefois le gros sou de Marie t

A Angoulôme, le prédicateur avait dit en finissant : Vous donnerez dans la mesure de votre amour pour Marie. Il y avait dans TaudUoire me petite iiile de cinq ans, pleine d'intelligence et de cœur, qui dit à sa mère après le sermon : Maman, donnez-moi de V argent ^our la quête, — Sa mère lui donne un franc. — Alors la petite fille se met à dire tout haut et d'un air qui fit sourire notre Mère qui est au ciel : Ah inaman î faime la Sainte Vierge pour plus de vingt sous!

Quelquefois le quêteur a fait une.partie de sa recette en voiture, en wagon... et le conducteur de la diligence a été amené lui-même à débourser. On lit sur les listes de la souscriplion : Le conducteur de la diligence de Villefort à Langogne, deux francs.

En chemin de fer on va bien plus vite, et le pèlerin de Notre-Dame est transporté par Veocpress^ le jour de Pâques 1867, à Blois; le lundi de Pâques, à Orléans; le mardi, à Avignon, qtfon ne pouvait atteindre alors qu'en passant par Paris (862 kilomètres); le mercredi, à Aix ; le jeudi, à Montpellier .

En divers lieux, la quête a été demandée, obtenue, organisée par les enfants du Puy, pleins du souvenir de la patrie absente : ainsi, la comtesse de Villeneuve avait tout préparé pour la quête de Montbrison; M»« de Ribains avait organisé celle d'Orléans ; M"» Pélion, celle de Clermont ; Tabbé Gory, ^ celle de Saint-Philippe-du-Roule ; Tabbé Bertrand, celle de Saint-Sulpice, etc.

Une des villes qui ont accueilli avec le plus d'empressement Notre-Dame de France, c*est k bonne ▼iile de Metz. La yellle da jour fixé pour la quête (2 février 1857), le vénérable Evéque avait lui-même annoncé et recommandé la réunion du lendemain. Quand j'arrivai de Meaux, où j*aTais prêché le matin, je trouvai des affiches placardées, des quêteuses désignées, tout le collège dts Pères en émoi pour préparer un grand salut en musique à exécuter à la cathédrale. Le lendemain, à l'heure du sermon, la vaste cathédrale fut comble, le chapiUe et le clergé delà ville entouraient l'Evéque; le collège avec ses professeurs s'y trouvait au grand complet; la quête fut très*f ructueuse, et néanmoins les Ënfànts de Marie me firent supplier de leur adresser le lendemain une exhortation suivie d'une nouvelle quête pour TûËuvre.

Parmi les curés les plus empressés d'accueillir et la quête et le Père Jésuite quêteur, j'aime à mettre en première ligne le vénérable curé de Saint-Sulpice, M; Hamon, et le recteur de Saint- Louis-des- Français, à Home, Mgr Level, et Texceiient curé de Fontenay en Vendée. Ce dernier nous a appelés, fêtés, etn*arien omis de Ce qui pouvait engager ses paroissiens à donner, à donner encore» à donner toujours pour Notre-Dame de France. Que Notre-Dame de France attire sur lui et sa paroisse les plus abondantes bénédictions !

A la Magddeine, le P. Lavigne prêchait le mois

de Marie en 1857. Son auditoire était nombreux, assidu* choisi ; mais le 27 mai, le prédicateur voulut

être remplacé, attendu qu'il devait se rendre en pèlerinage à Chartres, avec les élèves de l'écolé de Sainte^neviève. Comptant bien que ce jour-là M. Hamon me lemplacerait à Saint-Sulpice , où j*avais également le mois de Marie à prêcher , je m'offre au P. Lavigne pour le roiiiplaccT le 27. J'invite la marquise de Lubersac à vouloir bien être quêteuse. — Taecepte, mon Pire^ me répond-elle, mais comme vous me prenez au dépmruu^ f accepte à condition que je quêterai deux fois. — Encouragé par cet accueil si gracieux, je moiite en chaire et je délmte ainsi : Mes frères^ vous aurez ce eoir le P. Lavigne de moins et une quête de plus... Malgré la Ijrusqiierie de cet exorde, personne ne sortit; et la quête improvisée produisit plus de t ,000 francs.

Notons, en terminant, diverses manières de contribuer à notre OËuvre, que Fesprit de zèle sut suggérer à plusieurs. K Toulouse, quelques bons ouvriers, désireux de voir couler en bronze notre statue, se mirent à recueillir de vieux sous, des anneaux, des robinets, des chaudrons, des chandeliers en cuivre^ etc. Ils voulaient que ce métal servit au moins à faire les tètes de la Vierge et de TEnfant Jésus !

Les habitants de Blavozy, au nombre de quarante^

signèrent une requête à TEvêque, dans le but de lui

offrir chacun un ou plusieurs cliars de pierre pour la coQslructioQ du piédestal.

Une bonne dérideuse de Lyon, très^timlde et très-pauvre, mais pleine de zè!e et de générosité, qui a réussi, à force de quêtes et de sacrifices per« sonnels, à relever dans cette grande yille cette inuUltude de statues de la Vierge ou des Saints qui décorent les carrefours et les rues ( i )« a voulu s'in« téresser aussi à notre statue colossale, fille nous a envoyé soixante-deux francs.

De Lyon nous avons aussi reçu la lettre suivante du notaire Berloty : .

« Un de mes bons clients, qui s'intéresse vivement à rOËuvre fondée pour l'érection de la statue de la Sainte Vierge du Puy, me charge de prendre des informationssur la situation financière de FOEuvre, cl, dansle cas où le produit des souscriptions n'aurait pas été suffisant pour tout payer, il serait très-dis* posé et très-heureux de contribuer pour un chiffre assez notable à cette pieuse entreprise. Âuriez-vous la bonté de me donner, dès que vous le pourrez, quelques renseignements sur cet objet, afin que je puisse les mettre sous ses yeux ? Ils seront accueillis de la manière la plus favorable. >

(i) Colette BttisiOii doit être regantée eomme la via c fondatrice de Tœuvrc appelée : des Servantes de Marie, approuvée par S. Eni. le Cardinal de Lyon, et qui a pour but spécial de replacer les statues de la Sainte Vierge et des Saints dans les anciennes niches exposées dans les rues et les Imitées de la ville de hjon»

Avant que eeue Sodélé se oonstitiiât, M»* BolMmi, s*aidant de concoon

Il y a mieux encore. Un artiste d'un yrai mérite,

disciple de Flandrin, M. de Vaines, qui a décoré de fresques remarquables la chapelle du grand séminaire de Blois et plusieurs églises, s'offrit à peindre également notre cathédrale érigée en fiasilique. Il écrivait le 12 avril 1857 : « Je serais assurément heureux et fier de contribuer à Tornement d'une Basilique telle que celle de Noire-Dame duPuy^etde rendre ainsi un nouvel hommage à la Très-Sainte Mère de Dieu et des hommes. • Dans

de f|nel<(ve8-QDe8 de ses nmies, avait réussi ^ relever une centaine de ces statues. Depuis ia52 jusqu'en décembre 1869, Toici les recettes et les dé. penses de la Société :

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