‹ Histoire de Notre-Dame de FranceChapitre 14 sur 32 · Recettes annuelles · texte numérisé non relu

Recettes annuelles

Vieqpes placées dans la ville et les

faubourgs. . 158

— âKn dJ^ûrses

campagnes. . 16

me —

Statues de saint Joseph, placées

— de la Ste-Faïuille .... 8

— ' de saint YlDC.-de-Paul. 1

— du Christ, de grandeur

— de saint Jean-Baptiste. 1

Total des Reatti^s.

Ces deux dernières statues ont été

envoyées pour l'église de Biinavo»

dans le diocèse de Valence.

Plusieurs Vierges ont dù être rem- 1 placées. On les a toutes illuminées le • I jour de rimniaculée^Conception.

! Total des Dépenses.. 4,818' Beste en caisse 49 60

Pendant le mois de mal de l'année 1869, 108 statues de la Sainte Yierye ontété eouronnées par les soins des Servantes de Marie. Quelques-unes de ces statues ont été bénites solennellement par le caré de la paroisse, accompagné d'une procession nombreuse.

une lettre snbséquente^ll faisait remarquer qu^ayant

été agréé par le ministre des cultes pour décorer la chapeUe d*ua séminaire dépendant de TEtatt il avait la chance d*ètre également choisi pour orner de peintures notre cathédrale. Dans une note qui a suivi, il demandait des renseignements sur les dimensions de notre église. Les difficultés que Monseigneur a dû vaincre, avant de voir le succès de son OËuvre principale, et sa mort prématurée Font empéché de donner suite à des propositions trop avantageuse^ pour être abandonnées*

L4dée de M. Jammes, de demander à chaque Français le sou de Marie, n'était pas facilement exécutable. Mais la générosité des uns devait suppléer à Tabstention souvent involontaire des autres. Quelques souscriptions de simples particu» liers, entre autres celle du comte de Bpny, atteignirent le chiffre de 1,000 francs. M. Tabbé Petit, de fieaune, nous a &it neuf envoiSi dont le dernier était de 500 francs.

Nous avons reçu trois envois d*un membre de la société de Saint-Yincent-de-Paul de Sainte*Menehould. Le dernier était de près de 400 francs.

Un pharmacien du diocèse de Cahors, qui prend pour titre : Enfant de Marie, place un tronc dans sa pharmacie et y dépose quelques centimes , chaque fois qu'il règle un compte. Il fait mieux, et, selon ses expressions, il se fait le mendiant do Notre-Dame de Frame dans sa commune et dans

les communes voisines. 11 écrit à FEvèque : i J'ai l'honfieur de mettre à votre disposition une somme

de 200 francs, que, du consentement de notre respectable curé, inscrit en tète de notre souscription, j'ai eu le bonheur de recueillir, sou par sou, parmi les fidèles croyants de ma petite ville. »

£n faisant parvenir à M. Alirol un second envoi de 100 francs, il écrivait : c II ne peut pas se trouver en France un chrétien qui ne veuille contribuer à placer la Reine des deux, notre Mère, sur ce trône sublime... Si J'étais assez heureux pour mériter d'être informé du jour exact de Tinauguration delà statue, je prendrais des mesures pour pouvoir m*y rendre et demander à Monseigneur sa sainte bénédiction pour moi et ma famille. »

Dans une de ses soirées, M"*® la ocarquise de Latour-Maubourg cherchait à intéresser à Notre-» Dame de France la générosité de plusieurs hauts personnages. Un général, aide de camp de l'Empereur, la prit à part et la pria d'accepter son of-frande, mais de ne point divulguer son nom. En même temps, il lui remit un billet de 500 francs. Ce brave et pieux général était M. de Cotte, qu*on appelait le Saint de l'armée, qui mourut subitement la veille de la bataille de Solférino et mérita les regrets et les éloges de son Souverain. Sa mort a dégagé M™« de Latour-Maubourg de sa promesse.

Sur les listes de souscription, nous lisons les noms de plusieurs officiers supérieurs. D^autrès

sont inscrits par groupes : Des marins s*embarqtMni pour la Crimée. D^miliUjÀrespa/riariipourÙuMe.

Favorisée par des circonstances tontes providen-» tielles, la souscription nationale a plus que triplé le chiOre de la souscription diocésaine; elle a décuplé la valeur de notre monument, en lui donnant pour auteur la nation très-chrétienne, pour matière le fer conquis par notre armée, et pour nom impérissable et bien mérité : Noirê^Ikme de France. Elle a suffi à toutes les dépenses nécessitées par notre entreprise première, et nous a fourni des ressources pour encourager par de généreuses avances Foeuvre historique heureusement accomplie par M. Hamon, la collection volumineuse de documents relatifs à la définition du dogme de Tlmmaculée-Conception offerte par l'abbé Sire à Notre-Dame du Pny et à Pie IX, pour faire les frais de la fête de la bénédiction de notre statue et de l'achat du grand tableau exécuté par M. Giraud , pour coulribiier pour un cinquième aux frais du monumenl élevé à Mgr de Morlhon, etc., etc.

Quelques journaux lyonnais avancèrent que nous avions fait des pertes d'argent considérables. L'exacte vérité est que notre argent, toujours placé de la manière la plus sûre et la plus ulile, toujours dépensé avec la plus sage économie, n*aja* mais couru de dangers, et qu'il nous en reste assez pour subvenir aux quelques dépenses qui seraient encore à faire.

Le mérite en revient à rexcellent trésorier de la Commission, M. le chanoine Âlirol, qui s*est donné des peines infinies ponr tenir un compte exact des recetles et des dépenses, pour relever et communiquer à six ou.sept journaux cent listes chargées de nombreuses souscriptions, pour^faire rentrer les fonds souscrits, et tout cela avec autant de suavité que de fidélité et d'exactitude. Combien de fois nVt-il pas passé la bonne moitié de ses nuits à mettre ses chiffres en ligne ou à répondre aux demandes de prospectus, d'images, de renseignements que les souscripteurs et les promoteurs de l'Œuvre lui adressaient de tous côtés! Combien de fois n'a t- il pas sacrifié son temps, ses veilles, son repos pour défendre les intérêts de TOEu vre contre les exigences insatiables de la cupidité I

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