‹ Histoire de Notre-Dame du DésertChapitre 7 sur 33 · V. — MéLAINK AU DÉSURT · texte numérisé non relu

V. — MéLAINK AU DÉSURT

\’ers l’an 4(30, pendant que Gaud administrait le diocèse d’Evreux si longtemps privé de pasteur. Le saint pape Léon occupant le siège de Pierre, quelques personnes d’une grande piété construisirent un ermitage au Désert. Parmi elles se distinguait, dit-on, un jeune breton du nom de Melanhis né à Platz Plaes ou Plees près de Vannes.

11 est de croyance générale dans nos contrées que ce personnage qui devint évêque de Bennes fut le fondateur de l’ermitage.

Quoi qu’il en soit, il est certain que Melanius voyagea dans nos pays et prit l’habit monastique. C’était un homme d’une extraordinaire beauté, d’une conversation pleine de

' Elles furent si bien absorbées que Charlemagne vers la fin du viiie siècle, faisait demander dans les diverses parties de son empire s'il existait d’autres moines que les Bénédictins (Guizot).

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charme, d’un abord des plus agréables, d’une grande instruction et d’une élévation d’esprit peu commune. Il méprisa toujours les joies du monde et mourut vierge.

[1 fonda un monastère dans son pays d’origine et ne craignit pas d’utiliser à cet usage un ancien temple païen.

A la mort de saint Arnaud, évêque de Rennes, il dut céder aux menaces du peuple et se laisser imposer par son métropolitain le lourd fardeau de l'épiscopat.

Lorsque Clovis vint en Bretagne, il fut émerveillé de rencontrer en Melanlus tant de précieuses qualités réunies, il le prit pour confident et bientôt après pour ami.

Ce sont les avis de Melanhis qui décidèrent Clovis à construire un grand nombre d’églises et de monastères et à réparer les temples qui avaient eu à souffrir du malheur des temps.

C’est aussi le même Melanius qui proposa au chef barbare la réunion d’un concile à Orléans destiné à servir de couronnement à l’œuvre d’intime alliance entre la monarchie des Franks et l’Eglise catholique.

Inspirateur du concile, il en fut aussi le directeur et, en quelque sorte, l’âme. Entouré de trente-deux évêques de la Gaule parmi lesquels nous citerons Cyprien de Bourges, Gildard de Rouen, Iléraclius de Paris, Boïcer de Caliors, Licbaredus de Séez, Livanius de Senlis, Eusèbe d’Orléans, il signa les canons avec ses collègues le 2 des ides de juillet en 511.

On lit dans les Bollandistes, G janv. « Crescenie rero in « eo corporis œtate divinæ quoque provideniiæ in eo quotidie (( crescebat effectiis. Denique viri/e tandem pot if us ætate con- « tempsit spurii Mundi ifaudiæ^ ut Uherius impleret summi (( liefjis Munia^ et fit rnonachus religioso sese circumdedit (( ha bit U.

« Fuit autem formel prœcipuus^ rorpove castus, mente devo-

« tus, afjahïlis œlloquïo, amalnUs aspeclu, prudent là egregnis,

(( temperentia clarus, zelo Del et amore fecundus^ perpetuæ- <( que virginitatis haud erat adnionitus custos »

Ü semble que Melaine se retira à Plat/ pour y mourir en Pan 531-533. Puis, en 840, Salomon, roi de Bretagne, fonda à Bennes un monastèi^e dont l’église est aujourd’Iiui une paroisse de cette ville. Le corps du glorieux saint y fut transporté en grande pompe.

La dévotion à saint Mélaine est répandue en Xoi^mandie et ceci n’aurait rien de surprenant si nous n’avions pas remarqué qu’elle est beaucoiq) plus établie dmis la lande Normandie que dans le ha s pags normand qui touche le pfnjs breton dont II ne diffère d'ailleurs en aucune façon. Il y a eu pensons-nous un centre monastique honoré par la présence du saint ami de Clovis et ce centre est l’ermitage de Xotre- Dame du Pésert dans la liante Normandie. Aucun monastère n’a la prétention dans nos régions d’avoir ])Ossédé le saint et nous ne pensons pas que l’on puisse contester au Désert le très grand lionneur qu’il est seul à réclamer.

Nous reviendrons un jour sur cette question que nous espérons, grâce à un concours inattendu, résoudre détinitivement : mais, comme cela nous entraînerait trop loin de l’objet de notre travail, nous nous contenterons pour le moment de soumettre à l’appréciation du lecteur bienveillant les considérations qui vont suivre.

Un manuscrit de Guillaume d’Evreux, jiremier prieur claustral de Sainte-Barbe et ermite au Désert, nous apprend que l’ermitage très ancien avait à son époque (( grand renom de sainteté ». Avenelle qui cite ce manuscrit ajoute un peu plus loin :

« On tient par tradition que le grand saint Mélain, (( évesque dont l’image est sur l’im des autels de la cha- « pelle a faict longtemps sa demeure en cette saincte soli-

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« tilde et que ce fust à son commandement que les gre- (( nouilles de la mare ou \ i\ ier du jardin qui rimportunoient « et rempesclioient de prier Dieu en paix et tranquillité se (( teurent et gardèrent depuis un profond et respectueux (( silence, ce qu’elles observent encore de présent au dire <( de plusieurs et du moins si elles crouassent ce n’est pas (( sy souvent ni sy fort comme celles qui sont dans les « lieux circomvoisins. )>

« L'image » dont parle Avenelle est une statue en pierre représentant Mélaine revêtu de l’habit épiscopal, il porte le tau et non la crosse ^ ce qui indique, croyons-nous, une très haute antiquité puisque cette forme de bâton pastoral était celle en usage aux vu®, vin®, ix®, x® siècles et non après.

Cette statue est grossièrement exécutée et, sans conteste, rien en elle ne fait soupçonner l’admirable beauté du saint, (( forma prœcipuus », suivant l’expression des Grands Bollandistes.

Ainsi, depuis les temps les ]dus reculés, ^lélaine a été honoré ici : il a eu son autel, il a sa statue et cette statue est contemporaine de l’ermitage. Nous sommes en présence d’une dévotion ininterrompue à peu près inexplicable si Mélaine n’a pas habité le Désert. Voilà, ce nous semble, de quoi donner à rétlécbir. Pour nous, Mélaine a vécu ici, le peuple le croit et les petits enfants de notre pays vous racontent le miracle des grenouilles. Les Bollandistes disent qu’il se fit religieux dans sa jeunesse, et nul ne les contredira. Nous espérons prouver un jour qu’il se Ot l’eligieux à Notre-Dame du Désert, mais sincèrement nous le croyons, car l’ensemble de probabilités que nous établissons nous parait toucher d’un peu près la certitude historique. Nous recommandons aux visiteurs de ne pas oublier, avant de quitter la chapelle pour descendre dans la crypte, de donner quelques instants à l’antique statue de ce grand saint.

Vf. — La CRYPTE

Lorsque vous vous trouvez devant la porte géminée delà chapelle, s’il vous arrive de suivre le chemin qui, en s’éle-

vant légèrement à votre gauche, va rejoindre la cour de la ferme vous remarquerez une petite construction dans laquelle se trouve le pressoir de la ferme et qui est située sur le point le plus élevé de la propriété.

Au nord et tout auprès se trouve une excavation formée

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par un sentier descendant vers le sud et formant avec l’horizon un angle de 33°. Après un parcours de 7 à 8 mètres vous atteignez l’entrée de la crypte de Notre-Dame du Désert.

La porte franchie, vous descendez encore quelques marches en grisou et vous vous trouvez sur le sol horizontal dans son ensemble tel que l'ont formé pendant des siècles les eaux pluviales entraînant les houes caillouteuses du sentier de descente et de ses parois. Si tous les débris sur lesquels vous marchez étaient enlevés le vrai sol serait à (î'^gGO du plancher du pressoir et à *2 mètres de la voûle dans son milieu. Les murailles latérales sont aussi à 2 mètres les unes des autres.

Comme le sol artiüciel prend par places une épaisseur de GOàSO centimètres vous agirez prudemment en vous munissant d’une bonne lanterne. De la sorte vous éviterez les tlaques d’eau boueuse du côté droit de la crypte et votre tête risquera moins de prendre contact avec le grison des voûtes.

Vous reconnaissez aussitôt que la crypte dans son ensemble a la forme d’une croix dont le pied est à l’entrée et le sommet vers la chapelle actuelle qui est aujourd’hui, nous le verrons plus tard, ce qu’elle était en l’an 11^5 comme forme et comme dimensions.

Si vous pénétrez dans l’aile gauche de la crypte, ou en d’autres termes dans le bras droit de la croix, vous remarquerez que ce bras devient l’axe principal d’une croix secondaire dont la partie transversale a 2 mètres à gauche et 1"\80 à droite.

Si au lieu de nous engager à gauche nous avions pris à droite, nous aurions rencontré exactement les mêmes dispositions.

La crypte forme en somme une croix recroisetée haute de 10 mètres, large de 12™, 55.

Nolons en passant que cette crypte n’est ni inférieure, ni adjacente à la chapelle, qu’elle a une profondeur considérable, qu’elle correspond au point le plus élevé de l’enclos et qu’elle est construite en moyen appareil.

La description de cette crypte a été faite par Yaugeois dans son histoire de Laigle ; nous la reproduisons quoiqu’elle renferme quelques erreurs, parce qu’elle est la seule qui exisle.

« Ce qu’on appelle la cave de Sainte-Suzanne est une « crypte fort remarquable. l']llc est peu connue parce que <( n’élant pas, au moins aujourd’hui une dépendance de (( l’église, les pèlerins ne la visitent pas. En voici la des- « cription. Elle est à 10 })as de l’église, du côté du nord ; « l’entrée où se trouvait un escalier dont les marches ont <( été enlevées est aussi au nord. On dit que l’église était « plus grande autrefois qu elle ne l’est aujourd'hui. La cave « est à présent sous la [>artie des Dàtiments de la ferme où « est le pressoir dont le toit a contribué à sa conservation. « Elle est du reste ouverte, fort humide et entièrement « abandonnée. 11 m’a fallu porter de la lumière pour visiter (( l’intérieur.

« Elle a la forme d’une croix recroisetée avant, du nord « au sud et de l’est à l’ouest, oO pieds de profondeur. « L’espace entre les parois de la croix est de G pieds de <( largeur, les croisillons n’en ont que o et autant de pro- « fondeur. Le tout est recouvert de voûtes à plein cintre très bien faites. Les parois et les voûtes sont en grisou « (pouding-siliceux-ferrugineux) de moyen appareil, chaque « pierre d’environ un pied de long sur G pouces de large, « le tout très bien joint et imitant les constructions romaines (( comme la tour Grise de Yerneuil, la cave des ruines du « château de Couches et la crypte de Saint-Gervais à Rouen. <( Si cette cave dont on ne sait pas la destination a eu

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(( pour fondateur Robert de Leycester-Breteuil cela prouve- (( verait que les architectes du xn® siècle suivaient encore « pour leurs constructions les méthodes des Romains. »

Or' est-ce qu’une crypte? C’est un lieu secret où les chrétiens des premiers âges se retiraient pour célébrer leurs mystères ou enterrer leurs morts. Plus tard, après Constantin, lorsque le nouveau culte put se montrer librement au grand jour on conserva pieusement les cryptes et quand c’était possible on construisit au-dessus des églises ou des oratoires : dès lors elles furent surtout réservées à rinbumation des membres du clergé et à la conservation des corps saints.

Il est à noter que la crypte des Grecs et des Romains de la république était un cloître à ciel ouvert situé au niveau du sol. [Antony Rich.|

M. l’abbé Malet, professeur d’archéologie, qui n’a eu que la photographie de la crypte comme renseignement pense qu’elle a pu être jadis surmontée d’un oratoire*. Quant à l’époque de sa construction il ne saurait se prononcer car le plein cintre a été aussi bien employé dans la période romane que dans la période gallo-romaine.

M. l’abbé Porée, le savant président de la Société des antiquaires de Normandie, n’a pas visité notre crypte. 11 pense que chaque croisillon servait à loger une pièce de vin. La crypte était une cave. Quant à sa date, il n’a aucune tendance à la placer dans la période gallo-romaine parce que le grisou n’apparaît guère qu’au xii® siècle.

Nous ne saurions nous dissimuler que nous affrontons quelque peu le ridicule en nous permettant d’avoir une opinion

* On peut voir à la Ville-Dieu, commune de Romans, une crypte fort ancienne ayant la forme d’une croix de Lorraine. Cette crypte était surmontée d'un oratoire construit en grisou dont les ruines sont parfaitement apparentes.

personnelle sur celte question et nous prions nos savants correspondants de nous réserver toute leur indulgence.

Remarquons d’abord que, bien longtemps avant le XI® siècle il existait au milieu de la forêt de Breteuil, « dans un lieu désolé appelé le Désert », un groupement de personnes pieuses ayant défiâclié un enclos dans la forêt et mérité un grand renom de sainteté. Ceci est a])solument acquis. Peuton admetlre que ces pieuses personnes, quoique laïques, n’avaient pas une église ou tout au moins un oratoire ^ ? Évidemment non. Si cet oratoire était sur un point élevé et certes dans ces époques reculées il y avait bien quelques raisons ])our tenir à voie andver (run ])eu loin les voyageurs plus ou moins suspects, il devait se trouver précisément au-dessus de la crypte à la place du pressoir actuel.

' Bien que les moines soient coinmnnénient désignés dans leur ensemble par les mots clergé régulier et qu’oii ail pris peu à peu riiabitude <le les considérer comme des ecclésiasli([ues et même comme les plus ecclésiastiques de tous, il n’en est pas moins vrai (pie, dès leur origine et sous les (piatre formes successives sous lesquelles ils nous apparaissent, savoir ; les ascètes, les ermites, les moines et les cénobites, ils furent des laiêpies et )-ienqne des ladiues.

Sévèrement blâmés dans leurs écarts par les Jér('mie et les Augustin, ils comprirent bientijt combien chez eux l'absence d’une organisation indiscutable conduisait au désordre. Nous avons vu Benoit, apparaissant à l'heure voulue, leur infuser une vie nouvelle et jeter les bases de leur incomparable grandeur. 11 commença par interdire la propriété individuelle et la volonté personnelle, puis il posa le principe de la perpétuité des vixmx. entraînant comme corollaire la création du noviciat. S'il voulut l'obéissance passive, il exigea aussi que le gouvernement fut électif, l’abbé devant toujours être choisi par ses frères. 11 voulut aussi ([ue ces grands obéissants soient consultés dans toutes les affaires. Avec cela il inq)osa une règle douce et modérée, telle eiitin ([ue nulle société civile de l'époque n'était aussi paternelle.

Les moines, dit M. Guizot, n'avaient généralement pas d'église n’ayant pas de prêtres parmi eux, de sini[)les oratoires leur suttisaient. Ils assistaient aux oltices dans les paroisses voisines. Leur nombre augmentant ainsi que leur iutluence le clergé se donna la tâche de les contenir et de les surveiller : aussi voyons-nous les canons des conciles du v® siècle établir peu à peu la juridiction des évêques sur les monastères. On leur attribua des prêtres pour les ollices. Le moment arriva où les monastères tombèrent complètement au pouvoir épiscopal, coinnie les antiques communes tombèrent au pouvoir du Seigneur féO(.lal ; mais monastères et communes, en retenant quelques débris, parfois insigniliants, de l'ancien régime municipal et quelques menues parcelles de leurs propriétés, luttèrent contre le pouvoir épiscopal et contre le pouvoir féodal.

En somme il est curieux de remar([uer que le monastère a été l'initiateur de la commune dans la voie de la liberté (voy. Guizot, Ilisloire de la civilisation en France depuis la chute de Veinpire romain).

Notre-Dame du Désert.

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Dans l’espèce, le grisou peut-il nous guider pour la détermination de l’àge de la crypte? Nous ne le pensons pas. Pour quelle raison les ermites du v® et du vi® siècle auraientils été chercher au loin une autre pierre quand tout près d’eux se trouyent de nombreux affleurements de grisou?

Le ferron Gaulois qui étahlissait de méchantes murettes en grisou dans les clairières pour installer son fourneau était-il du xii® siècle? L’église de Breteuil n’est-elle pas du .M® siècle?

Enfin, pour quel motif les ermites auraient-ils construit à T mètres de profondeur une cave si compliquée quand avec trois fois moins de travail ils auraient pu loger trois fois plus de vin dans les conditions ordinaires? Assurément la main-d’œuvre n’était pas chère, mais le temps avait toujours sa valeur et les moines savaient parfaitement l’employer au mieux de leurs intérêts.

Nous croyons devoir admettre que la crypte de Notre- Dame du Désert, après avoir été le refuge et l’ahri des premiers ermites dans les périodes troublées des invasions, a servi à dissimuler ce qui devait être particulièrement protégé contre les coureurs de route.

Plus tard, au commencement du xiii® siècle, lorsque le Prieuré reçut les reliques de sainte Suzanne, c’est dans la crypte qu’elles furent placées. Le peuple s’habitua à croire que tout le corps de la sainte était là, puis qu’elle y avait vécu. Par la suite des temps, les reliques ayant été transportées dans la chapelle construite en partie avec les débris de l’ermitage, la crypte fut utilisée comme cave du xv® au xMii® siècle V (( Comme la cave voûtée de dessous le pressoir (( est fort bonne, dit Avenelle, il faut faire travailler à la

' Mémoires instruciifs du Xoble fief de Xolrc-Dame du Désert, par Avenelle, Ai‘cli. de l'Eure.

(( voûte de la descente qui pourrait périr faute d’uii j)eu de « réparation qui, à la suite, deviendrait si grande qu’on ne (( voudrait plus l’entreprendre. »

Puissions-nous voir un jour la crypte déblayée, rendue d’un abord facile, protégée contre toutes les causes de destruclion, pieusement et prudemment restaurée. A l’extrémité du bras droit de la croix on pourrait peut-être placer une réduction de la statue de Notre-Dame du Désert. A l’occident dans les memes proportions sainte Suzanne martyre ; puis au sommet de la croix, s’apercevant dès l’entrée dans la crypte sombre, un Christ en marbre blanc éclairé par des lampes latérales.

Laissons un instant notre canton et portons nos regards vers ritalie où nous allons trouver celle qui devait être au xiiC siècle la patronne du prieuré du Désert.

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