‹ Histoire de NotreDame de BoulogneChapitre 36 sur 45 · JJhtoir*deA\-l).dcZJou! 09 iie · texte numérisé non relu

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qui, stimulant partout, veillant ton jours, d'une activité surprenante, et, ferme et droit dans sa grande taille , était chaque jour dans les tranchées sous la mitraille , les bombe* et les obus qui pieu- Toient do toutos parts. L'admiration était générale pour tant de dévuûment , pour tant d ardeur infat r^able» • 1 Mr„.nJ |

» Enfin armo le grand jour : tout cet disposé pour le terrible assaut , heure suprême d'une lutte longue, cruelle, acharnée.

» Dàrts ce moment solennel , le colbrtet Dupuis a une pensée pour Dieu , pour son pays , ,pour sa famille. Puis , calme , imposant, il donne ses ordres : On ne s'occupera pas des blessés, dît- il , et si moi-même je suis fr^pé, qu'on me laisse surplace, qu'on inarche en avant, toujours en avant, sous le coimnandeminsnt do celui qui àVit me remplacer. »

» Ce n'était pas une vaine parole cju'il prononçait, car, le signal donné, intrépide, il enlève son régiment , auquel il communique sa bouillante ardeur. t Frapj*é des premiers , il tombe , et refuse impérieusement les soin* de ses soldats, qui , n'écoutant que leur attachement et leur amour pour leur chef vénéré, essayèrent en vain de lui désobéir pour le porter loin du danger.

» Cependant MalakoiT tombait en notre pouvoir, et bientôt la nuit , enveloppant de ses ombres ce théâtre de carnage et de destruction, on put, dans le silence qui succédait au dénouement de ce drame terrible, apprécier à quel prix nous avions acheté notre grande victoire.

» Le lendemain, parmi tant de morts qui couvraient ce sol ensanglanté, on retrouvait le colonel Dupuis , son corps couvert de onze blessures , qui n'attestaient que trop combien , jusqu'au dernier

Chap. XXXII. — Le colonel Dupuis. 337

moment , les lois de l'honneur avaient eu de puissance dans ce cœur de héros. »

Tel est l'homme que h ville de Boulogne a voulu honorer par des funérailles solennelles, s'inclinant avec respect «levant les restes de son corps mutilé , comme devant les reliques d'un martyr ; tel est l'homme pour qui elle a sollicité auprès de ^l'Empereur l'honneur de reposer, comme le* anciens preux , ' ■

Dewufcladoulçe Dame qu'ay voulu réclamer,

% l'ombre du sanctuaire , ou règne là puissante légataire de sa croix de comm^ndeut/ l i • t, ' iiu ™ ftotfe-Dame était pour beaucoup dans la solennité qui empruntait de cette circonstance un en-

^actère spécial de majesté toute cjccptîonheilé. Aussi , outre la foule qui occupait les vastes nefs de notre intéressante cathédrale, la population tout entière s'était amassée sur les côtés des rues , ou

°sur les remparts , durant le long parcours qui s'étend de la gare jusqu'à l'église , comme dans les jours des processions les plus magnifiques. Honneur a cette cité, pour l'estime qu'elle a faite du héros chrétien , honneur à celui qui a mérilé par ses vertus d'obtenir un semblable triomphe » !

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88S Histoire de N.-D. de Boulogne*

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