t6 HISTOIRE
présentation nalionalc oni été fermées par uim; escoiiude prussienne; on a chassé des Tuileries le gouvernement provisoire, Fouclié, lui même, qui, depuis Irois mois , essaie de laver son régicide de 1793, en tr<ihtssani Napoléon au profit des Bourbons. C'est ainsi que l'on traite ce gouvernement qui, le 5 juillet encore, faisait afficlu-r cette proclamation. «Les t loupes des puissances alliées vont « occuper la capitale: la chambre des représen- » tans n'en continuera pas moins de siéger au « milieu des hahitans de Paris. Elle déclare que R tout ijouvcrncmeniqui u'adupterait pas les cou- « leurs nationales et ne garanlirail pas la liberté « des citoyens, l'égalité des droits civils etpoliti- « ques, la liberté delà presse, la liberté des cultes. (I le système représentatif, le libre cousenlemenl « des levées d'hommes et d'impôts, la responsa- « bUilé des ministres, l'irrévocabililé des Ventes o de biens nationaux de toute origine, l'inviolan bilité des propriétés, l'abolition de la dîme, de « la noblesse ancienne et nouvelle héréditaire , de <i la féodalité; l'aboliliou de toutes les contîsca- 11 lions de biens . l'entier oubli des opinions et des « voles politiques émis jusqu'il ce jour, l'instîtu- « lion lie la légion-d'houneur , les récompenses H dues aux officiers ei aux soldats, les secours dus « à leurs veuves, l'instiluiioii du jury et l'inanton vibilité des juges, le paiement de la dette pu- « hlique... n'assurerait point la tranquillilc de « l'Europe.., u C'est avoir mis clairemenL
l>£ l'ARlS 4-17
VOliitidù èii présence de la conti'C-revbTnlion cjui s'avance : c'est opposer viiigl-cinq ans d'espérances aux prétentions que Louis XVIII rapporte ; la suite nous apprendra s'il a reçu un avis salutaire de cette manifestation d'un besoin universel , qii'on peut comprimer long-temps peut-être, mais qu'on ne détruira point.
Cependant, le roi arrive aux Tuileries, et ce qu'il voit ne couvre qnc d'une menieuse apparence la vcritahle situation de l'esprit public. Dans les carres de gazon placés sous les fenêtres du château, des damés titrées se mêlent ;"( des femmes du peuple et, enlaçant de leurs hras les cosaques et les Prussiens , dansent en chantant des rondes royalistes , improvisées à loisir pour cette circonstance... Les imprêtations contre le régime impérial, dontplusieurs étaient naguère les panégyristes, se mêlent dans la bouche de ces bacchantes politiques aux acclamations d'un royalisme outré. Leur brûlant amour pour les légitimes, excite de temps en temps une passion plus profane dans les danseurs e'trangers : le vêtement de ces beautés cxpansives n'est pas toujours respecté... mais ne doit-on pasêtre indulgent pour des libérateurs... celte clémence coûte d'ailleurs peu aux bayadères des carrés de gazon.,, Louis|XVIII, à son balcno, encourage d'un ïire forcé , celle orgie indécente. Que n'ouvrc-t il les croisées donnant sur le Carrousel : un autre spectacle s'y dessine et produit sur le peuple une impression de cliagrm profond. Des cosaques,
^iS Hl^TOihE
des calmouks , des partisans prussiens , lèpre hi*. deuse des années ennemies bivonaqueni au pied du palais ; des canons y sont braqués : la mèche fume sur leur affût.. Des bagages , des fourgons et tout ce qu'im camp de barbares peut offrir de repoussant encombrent les abords de la demeure royale... TcUc sera la vue qu'auront les dam^ de la duchesse d*Angouléme.'le soldat du nord se fera un jeu brutal de les rendre témoins de se& débordemens cyniques..» Bientôt le monarque sera contraint de souffrir^d'approuver le plus déloyal abus de la force : sous ses. yeux on dégradera Tare triomphal du Carrousel : on. eu descendra les chevaux de bronze , en insujtant aux uoble3 exploits qui les ont conquis. Les alliés, par un droit équivalent à celui qu'on exerce sur les grands chemins, ealèveront les plus beaux morceaux renferma dans le musée : chefs-d'œuvre des ans que nous ont donnes la victoire , et dont Tabandon fut consacré par des traités. Toute l'autorité du roi ne pourra suffire pour empêcher le tudesque Blucher de faire sauter le pont de léna:
ce pont lui rappelle une honteuse défaite une
ftiite de lièvre... il doit disparaître... Fureur d'un
vieux enfant vengeance d'une auie incapable
de concevoir la véritable gloire, qu'elle n'a jamais inspiré..... Le monument reste toutefois, grâce i rintervention de l'empereur Alexandre.
Le () juillet, par une déclaration datée d'Aïuf^erviUc, que l'armée ignore, elle se soumet à liuuiîi X Vlll ; eu d'aiUres ternies, le maréchal.
l)avotist , qui na};ui're oflVait tl'îiiTcier do sa main Veiiiporeur Napoléon, Davoust, tloOi les inlellîgences avec Wellînglon ei Hlucher ont ménagé ie prochain licenciement des iroupcs qu'il commande, leur prête, en atlendant, des opinions qn'etlcs n'ont pas, et contre l'étiiission desquelles plusieurs corps protesteront au-delà de la Loire.... I.a cavalerie légère du général Pajol conservera les couleurs nationales , malgré l'ordre du jour qui prescrira de prendre la cocarde blanche. Le i5 la chambre des rcpréscntans est dissoute; de nouveaux députés serontuommés d'après un mode iréleciion , que le roi façonne à sou gré , influence selon son bon plaisir; et cette chambre, qu'on nommera introuvable , sera appelée à reviser, avec une chambre des pairs , également épurée et saturée d'une nouvelle dose dé royalisme, lesarlicles 16, a3, 55, 36, 37, 58, 5g, 40, 41 , 43, 45, 44. 45 *^* 46 1 J*^ cette immortelle charte que Louis XVIII a donné à toujours. La loi fondamentale de l'Etat est donc menacée dans ses dispositions fondamentales Le ministère en fera
ce qu'il voudra. C'est ainsi que le roi répond à la déclaration libérale proclamée par le gouvernement nrovisoiro, le 5 juillet... Du reste, Fouché (de Nantes) est ministre de Louis XVIII , et l'on peut juger maintenant à quelle influence la pauvre France était livrée durant la gestion gouvernementale de ce Protéc politique.
Nous allons voir maintenant l'arbitraire ci la
43o HISTOIRE
vengeance marcher viic, »ous la protection des baïonnettes étrangères : cens, qui comparent frofdement les paroles, les piomesses , les sourires «Je la rojamé avec les résultats qui s'accomplissent à sa voix, pourront juger la sollicitude tle oe bon I^^uis XVIII, dont on .1 prétendu faire un Louis XII. Par une ordonnance du 30 juillet, le roi nioilifîe à sa guise la loi du 21 octobre précèdent , et même la lettre de la charte , relativemenl à la liberté de la presse : les feuille» périodiques sont censurées. L'ordonnance du 24 *»clut vingt-neuf membres de la chambre liante , pour avoir siégé dans une prétendue chambrç despairs, instituée par l'usurpateur : autre et révoltante violation de la charte. Le même jour, 34 juillet , est rendue l'ordonnance de proscription qui livre à toute la rigueur des conseils de guerre dix-neuf généraux , ou nulres officiers ; Cl ce , au mépris de la convention de Paris , qui stipule formellement une amnistie en faveur de ces militaires, et de tout citoyen ayant ptis part h la révolution du 20 mars. Ney, Labédoyère , Mouton-Duvcrnta , subiront une condamnation capitale; Deruand, Drouot , Cambronne , Lavaleite échapperont h la mon : les trois premiers par la fuite; le dernier, par l'héroïque dcvoiimcnt de sa femme. Trente huit autres personnes , en vertu de la même ordonnance, sont exilées , soit à l'étranger, soit daus des lieux plus ou moins, éloignés de leur domicile. Parmi
DE PARIS. 43i
les piemicrs on compttî ,Soiiit, Allix. Ex,celmans, Vaiitlamme. Dojcan fih, RegnaiiU ( de Sainl- Jean-d'Angéiy) , Arnnult , citoyen cnimemmcnl loyal ei liilt^raicur dUtingué , Dideville , secrétaire du cabinet , et Bory de Saint- Vincent , officier de mérite et savant l'ccommandable.j Le :t aotkt , le martïcbal Druiie est assassine' ù Avignon par \es verdets, brigands royalistes, au moins tolérés par Louis \e-Désire' : ce prince et son succès-seur se couvriront d'opprobre en laissant impuni un crime, dont la familK' du dignitaire égorgé sollicitera vainement la punition „ Le marécbal est sacrifié au nom d'un prince qu'il sert en ce moment; il vient d arrêter n Toulou l'essor d'un parti anti-royaliste, et a fait arborer le drapeau blanc... L'indignation naît ici sans le secours du commentaire... Poursuivons l'énumératiou des mesures que prend la restauration pour sauver la France.
Une ordonnance du 8 août assujctit tous les journaux à une nouvelle autorisation du ministre de la police : ce qui équivaut h. In suppression de ceux cxistans; tous les écrits périodiques seront soumis à une commission de censure. Sous l'empire de cette presse de bon plaisir, la terreur la plus sanglante s'établit dans le midi, et la généreuse opposition des écrivains ne peut la signaler; tandis que des journalistes , Séides du pouvoir, préconisent cette conirr-pailie des massacres de
la Munia^^ne , commise à. l'i^tcrnclio lionte tl'unf* légiliniiié qui pi'ic, scconfcssL*, connnuinie journellemcm... C'est , moins la galanterie de la cour, le fanatisme du règne de François I«r, plus l'inspiration d'une vengeance acrimonieuse.
Une garde royale commence à se former en septembre î elle sera forte de vingt-six mille IiOmmeA. La garde impériale est licenciée dans le même lemps. Il faut, h cet t^gard , citer un fait peu connu, et qui caractérise bien l'esprit de la restauration. L.ong-temps le roi balance dans le choix d'un général pour le licenciement, assez délicat, de ces braves prétoriens qu'il importe de renvoyer chez eux sans trop de resseniinient ; enfin, s» majesté désigne M. Charles de Lameth... Ce lieutcnant-géuéral , dont les Opinions libérales sont connues de la troupe, remplit sa mission avec une franchise qui lui captive l'estime du soldat, et qui garantit la résignation des hommes dont ou récompense les exploits par un brevet de misère. Le Machiavel couronné remercie M. de Lamelh arec elTusiou... Peu de temps après , une organisation de l'éiat-major général a lieu : cet officier n'y est point compris... Ccpendantun capitaine tiré de l'émigralion recrute à Chartres . pour un régiment d'infanterie de la garde royale; mais il s'efforce vainement d'y incorporer des grenadiers et des chasseurs de la vieille garde ; l'officier d'administration chargé en cette ville de diriger le passage i
m PARIS. 43$
, C8i mieux compris par des boinmes qui 3foni vu en Allemagne, en Russie, à Waterloo: il en décide nn grand nombre .\ servir dans le nouveau corps d'élilc... Tandis qu'il prend ce soin,
Ion expédie au ministère sa leltrc de réforme ; l'année précédente on lui avait enlevé ses frais de iourJiée, dans le temps qu'il prévenait le pillage ;de doux provinces, en assurant, de Châlons an Rhin , la subsistance d'un corps russe qui s'éloignait du territoire français... U est vrai qvie, par fcompeasaiion , on ménageait traitement et fras de tonrnée à des administrateurs militaires sans destination, qui caracolaient assidûment î( tous les cortèges de la légitimité.
Tels sont les travaux de la féconde restauration, lorsque le fameux traité de la sainte -alliance est signé à Paris, le 35 septembre tÔi5... Dans le ^ préambule, les mots de divin Sauveur, de Jésns- ^m Christ , de Verbe du Très-Haut , de parole sainte, ^B sont émis avec prodigalité ; et cela par ces souve- ^H rains qui viennent de dévaster la France , de spo- ^1 lier les musées , de fausser la convention de Paris, ^^ et qui permettent qu'on assassine en la violant. ' Ces mèmcssouvcrains signent.Ie ao novembre suivani.ce traité de Paris dont les clauses vont ruiner la France pour vingt ans par une contribution colossale; traité qui déverse sur elle tous les genres d'humiliation. Mais une loi du 39 octobre précédent a suspendu la liberté individuelle: le martyre " L*autcur de ridsTOint de I'am*.
^^ IllSTOlUE
des Frauçais sera silencieux.... celte épouvaîiiable convention est scellée, le 7 décembre, par le sang de rinfortuné maréchal Ney , que la chambre des pairs vient de condamner à la pehie capitale.... le plus brave guerrier des temps modernes est fusillé dans l'avenue de l'Observatoire, h 9 heures ao minutes du matin...' L'histoire ne taira point que , le duc de Richelieu , imitateur cruel de Guise après le massacre deColigny, interroge du pied le corps de la grande victime , pour s'assurer qu'elle a cessé de vivre. Le jeune Labédoyère coupable d'un entraînement irrésistible vers le héros auquel il devait sa fortune militaire , Labédoyère est tombé sous le plomb vengeur avant le vainqueur de la Moscowa. Le 20 décembre l'ire vengeresse du roi s'enrichit de l'institution des cours prévôtales; juridictions non moins cxpéditives que les tribunaux révolutionnaires de 1 795 ; mais royales et conséquemment proclamées légales par les panégyristes aveugles ou stipendiés des Bourbons.
GOUVER^'EIMENT DE LA DEUXIÈME RESTAURATION.
Ici cesse l'influence niilitaircderétraiigcr ; le vampire européen est gorgé. Maintenant on doit attendre d'un prince dont vingt-cinq ans de méditations ont dû mûrir pourtant la judiciaire, des mesures enfin médiatrices, qui seules pcuventetcindrcTesprit de parti, et consolider sa propre puissance. Voyons comment Taltente nationale se remplit. L'année 181 G s'ouvre par Tamnistie dérisoire du 12 janvier, où de nombreuses exceptions proclament la fureur du roi , plutôt que sa clémence... Précédemment, on a vu et peut-être a-t-on pu excuser jusqu'à un certain point le délire qu*on appelait de justes
DE HAHIS.
pri^illM... ItUsilAl, )e peuple va tï&mit h l'aepcct de la ngeanctr organûée. Auisi , ce n'est pus sealciiicDt la convcn- II de ParUqu'on despotisme farouche viole outrofcusemciK, i l'ariitle 1 1 du ia cliane que le roi a dunntic : arikle «plitilçinenl contraire à ccLte rechcrtbe neliarn« des vot« et des opinions. L'Iiomine qui, depuis ijSjj, se montra tour à lour rennemi de !iun frère, de la lonvention, du directoire , de i'Ernpire , et toujours IViineitû de In Franee g «e priucc ([ui , aoo moias ambitieux peut-être que ?lapol^D , ne songea dans aucun temps qu'à lui-méine , et doulle boU"
Irîre menteur u'abuse plus personne, Louis WIll lève le max- |ue de riiypocrisie s il va iruirclier, sauf quelque» roups de bRKcule , il la conlre-r^volution , au régne abxoli) , à l'asservissement du pays. Touces les insiiintiont ne'es de la révolution sont lour ft l'inr refondues : on commCDCe par IVwn'rul; les qiulrc académies sont rétablies jc la place des classes qoi leur avaient surcédé. Dans cette refonte aussi , l'oitrit— cismc royal verse son fiel par le» maina de Vaulitanc, qu'un écrivain patriote surnommera COmar <lr- tt-pw/iii^. l'Iusieurs acBiIéniiciens , connus par leurs Opinions îiidi!prndantcs et pbilosopltiqucs , sont éliminés du corps sAvant : on eoiupte parmi eux MM. Eiicuue et Ainault. Apr^ ce iH fruetiilt» litire , rtuMitul Ujssesu* portei^ beautés aux préférences po- ■ liliques de Sa Majesté..... Mais le talent , le (jénie u'entreront Kpoim dans ce sanctuaire profané... Les places, rendues valantes par la proscription, seront usurpées par la nullité n-penianie... Va jour, l'Institut trouvera dan» sou sein de* Censeur*, des sbires de la pen«ée... Nous ue dénonçons pas : Bes noms asser, flétris déjà resteront luipendus à notre plome.
0 iSttvril, l'Ecole Polytechniques son tour : on licencie, on refond , on tn/marchûe ce cjinlre lumineux, d'où s'élancèrent,
1814 , des héros de seize ans j il faut d'abord à Louis XVIII
[descMiavef; plus tard il veilleraàccquel'UiiivrTsitcne lui donne
s îgnorans ; et bicniôr l'itisiructioii publique , arrêtoiit
1 fève des jeunes inielligcncea , biffant les pages de l'hisptnire , dcvri se fsire léçilimjele. Cnt loi financière , qurre-
.'i"î(i illSTOlKE
joite doijs un aiiirié pa vaille eu rcconnaUsauccs de liqiild.ilion toute crc-aiirc antL-ricurc au i'^'" janvier 181G, couronne la session de celle chnmhrv infmuvahlc , qui vient d*aider le roi à coui'omier Tuiuvri! de ses vengeances , et qui lui donne, en récompense, inie liste civile de tixnte-qualre millions.
Cependant la terreur lilanclie continue : rinsun-ection de Cirenobic , provocpice , dit-on, par le ministère lui-même , abreuve encore la vindicte royale du sanj; de cent vingt Français : le grand cordon de la Lt'gion-dllonncur , confère au général Donnadieu, en est teint.
Et It: dtwin' Louis XVIII, qui certes n'est pas resté loin des fastes liomici<les de la montagne , ose dire , le 4 novembre . \\. la séance d'ouverture des cliand>re$ : « Sovons attachés h la u charte... Je ne soufl'rirai pas qu'il soit porté atteinte à celte a loi fondamentale... » lit lui-mcme, ainsi que nous lavons vu, en a violé plusieurs articles, il en violera d'autres encore, malgré Tortlonnance du 5 septembre, arrachée à son obstination par la prudence du mini.stre Doca/cs. 11 nliésite point à dire : a Que les haines cessent , que les enfans d'une c< menu* patrie , j'ose ^7/o///rr (fun un'inc /^^Vf, soient vr.ù- « menl un peuple de Ircres, et que de nos maux passes il ne i( nous reste plus qu'un souvenir douloureux... » Ce monarque-patriarche , cr ptrc, est celui qui lit. (oniber les létes de ;Nev , «le Mouton Duvernev, îles hères Faucher, de Labe-
doyère, de Charhan , de Konnaire , de Mieton , de lîorie ; celui <[ui ne rechercha point h's auteurs thi double nu?ur(rt: de Ihinie et de Uanu*! , é->ori:i's à son serviee par ses partisans^ celui qui si^na lOide. nuance <le juillet, et fit subira tant d'honuucs illustres l'exil pire (jue j.i moi 1 ; cohii au nom de qui Ton massacra à [-.oiis-îe-Sanlnier.à f,y>ii,.'i Crenoble, il iSlsmesj celui dont li colère n'est [;a.^ eiijnji' as>oî:vie , iî que l'on verra bientôt proNoquer , p;iit-èlre s:ij)[^osei u:)»sédition pour la punir.
Cependant ronlonnaiict.' du j >;'|)î"ni!»ro avait , j'-ar nu coup di; gouvenialî nc-ci ssaiie, <!».'îoiu iî»' à juopos le \ais- -e-iu ni')hai«'!ji!ru • «riuie u»ui(.' imp Jii\'cl<' mis la euiUrtî-
ï)i: i'AiUS. /,3;
2f>oliiliuii ; i:i loi ildiHtioti <lu :'i fiiviici' 1^17 avait aussi v.-a!iiie les lerrcuni inspirées jiis<[u'al ors par un gouvcrticiiienl »lont toutes les tlispositions s'étaient enlacées pour former une tranu! oppressive... Mais le pavillon de Marsan, impatient ilo ressaisir les droits ft'odaux, les privilèges, les bailliages, les MMicM'.haussres, lo pa\ilIon de ISIarsan jeta les liants cris contre ane Ihilto qui trompait ses espérances. Ou lui donna pour l'apaiser luie loi île censiwe, rendue le 3o décembre 1817... Noilà donc encore une fois outragée cette charte, dont on ne doit ni réviser, ni altérer les articles. Kous l'avons dit en '.'unnnencanf cet ouvrage , notre but ne fut jamais de blâmer >>st('mati(]nement : nous écrivons la vérité j nous récrivons Apre , rude , s'il le faut , mais impartiale , mais con- .^cioncieuse. Proclamons donc la loi sur le recrutement , rendue en 181 -j, sapje et équi taille, à quelqiuis dispositions pris... Par exemple, nous regarderons toujours connue iiii<]ue ravanccmcnt au choix, sans base authentique de ce 4 hoix , ou plutôt Fans un concours, un examen public, qui seul oflrirait mie garantie réelle. Dans l'ordre de choses actuel, et nous en avons pour preuves la plupart des nominations r(fcentes : le choix , c'est la préférence , presque exclusive , accordécî «'1 la faveur, à l'intrigue; c'est une voie perpétuellement ouverte aux médiocrités j c'est un motif permanent dt; découragenu'iit ]>oîir les bons serviteurs... Personne ne sait mieux c[ue les gen*^ nuls solliciter des audiences, mentiier «les apostilles; personne ne sait moins invoquer un droit que riioiinuc assidûuient occupé à l'acqin'rir.
Le •.»."» août iHirt, I.j nouvelle statue de Henri IV est inaii- ^uiée sur le Pont-IN'euf : l'cfligie do cet rxc-ellent prince est sahu'e par les acclainations universelles d'un peuple , dont il aima les pères. On ne le vit jamais, lui, dans les rangs étraniicrs tirer l'i'péc contre son pays. Les Français vénèrent la mémoire de ce monarque <pii, rentré le soir dans Paris, ne se souvenait plus le lendemain, à son réveil , qu'il y avait eu la veille des cnne£;i^* T<iut citoyen dans le sein duquel bat lin CCI ur i^énéreux , apprendra, on balbutiant encore, a gnr-
4'i« HI^iOll;H
dei le reliszÎL'Ux souM.'iiir 'iu roi qui ne mit nii aux re>seatiiii«ri> iie< Ji;:u».'ur> (l'itu Ics ijov.^iit d:iii< un océan de bîeufaits... Voilii ce qu'il falLilt. «fu im f . imiter du Bt:irnai$. au lieu de ^^c boruci a jtrKT au veut son iioiu et 1 clo::e de son panache.
JL«^< grandes pui^^anccs Kini.int lar^^ainte alliance, réunîcsau conLTêsd'Aix-Ja-CIiapelIe, •lekidr?ni, à Tunanimittr. et presque sans discu«?.ion, le 2 octobre, que la France «era iininédialement évacuée par les troupe* europt-ennes. La pofiérité réinséra de croire que. djn.» de* notes envovécs de Paiis. certains lionimcs qui suli><>cnt encore de leur nom le nobiliaire ir'in'.ais. ont o<ié demander l'occupation indetinie de leur patrie par des soldats étrcins*.'!?. Mabré cette intàn'iC influence , f|u'accueil!e un profond dfL'oût. iéyacuatioiî du territoire français commence le 17 novembre. L'occupation a' coûté au paTs :
Confril)ution< de iiucire 730. 000. 000
Frais d«* séjour 7 >o. 000, 000
Consommations ou di^tiiliutions . 5oo.ooo.ooo
L<'> lé:iitihii^ic» , «il *j.\.iiit i c îut.il illravant .s'écrî«Torit : %f)ili le lr:ii! .m;»'! f[ii« .\.ipoîi.'«.îi i.iî«j;i)rta de l'ile d Elbr* : nîasN ]•• ju;:'' inM).'i]i:.i! d'iid . lai : m i!!i Ir ii'^ultit des décoption< M/nié'-^ à jj!ein< ^ mains en 1S14, p.ir une monarcliio periid«*; V!)i!i II suite tl'.s inr|iiiéî.iî«.l.'^ iî!"i|:!îi.'e< auv acaiéioms Ai'< b!î•I:^ !; itiuîjaux : du i.ioii- ii.-ii i:<«: lalt à Li révolution et .•iu\ II':!:.:!'."- :'i<iinii-; ^rjii> s-s .îih-. ; di> c*j»:.ianLe> liiiibonde.- ])roî l'-iiiiéc- par lis » .'îfl»i! iti.">.ini!iiîl"H^. - «ie l'ancien régime... Si II ninn Jifiilc eùl iJselJ loii«: 1(. ritiiuiîH . ra^-inv tou< Ir-* intérêt^, e\é«U(c' Il ( liarle , en un ni'.r, N.ijioii-.iu r.e serait pa^ ri'vmu.-'-on retour in-lut pa-ira<roiiii»Iis^8'incîit d'un primipe, iiiai> léiiiis^inn dune < nîi>é(îiu iiî i;.
A travcis i\'. iréquenîes mutati»»;.^ niini>téiiell«s , où de> ]ionimi'> il F"î jt pa-.-'iuri-. n oiii. nis le temps dVdilier un s\slèmi* d'a«luiiii!«M ition publiriut . quelque ^rdonnanco utiles tiennent , nar intei valit'; , >'cn( liàs^er dai.b l'iouvro nouvel-
DE l'ARlS. 439
dic I tclli: ust l'ordonnance (lu iBjmivici 1617, qui rëtiblit à l'am rcxpotition |imodtque dcii prodliiis <]<; l'imlu»lo nittionalc, suspendue depuis raDnÀriJoti.LVxpufiliouaura is lis qurtirL- ant. ; tous Ic« manufaciuria-8 et Tabricans Ubiis eu Fr.ince iiourionty concourir; chaque prëfi^t noiiia un jury pour t'adtiiiMÎou de» objcls à exposer; un jury P«entrdl prononcera a l'arii sur l'Aduiissioii dd&Ditivei les prix consisteront un mddiûlles d'or, d'nigenl rt de bronze. Après \a Icrmeiurc de l'exposition, un échantillon de chacun des produits restera déposé aa Conservatoire dos arts et nié- I tivrs , avec une note indiquant le nom du l'abricant ou inana- T. Vnz ordominnce du a^ juivicr établit an ministère l'intérieur un conseil d'agriculmrc , compoa^ do dix iciiibrcs. et qui délibérera sur tout co qui se rapporte aax progrès de celte source lecoude de ii prospérité publique. KLe coinitt' aura des currcspondans dans k'ïdi.'partcmens. Celte- ^fondation , ainsi que les concouru industriels , peut alti- 1' sur ce règne quelijues rayons de gloire. Mais le parti conoliitionnaire , si poissnnt au pied du tràue , voit avec I clutgrin , et paralyse les établisse mens propres j honorer le Ipavailet lludustrie, Cl qui peuvent relever les classes rotuxières, en leur donnaui, par rDpiilem:e, une certaine prvpount-xance sociale. Lu noblesse décrépite «I improductive veut 4Tt les pi;jKoiis de xch céloiiibiers rebàiii , dévorent , FEouime par le passé, ta substance du peuple , ei que le peu- Iplc vive ntiscurément en brodant leur uulIJlé titrée;... Lu pu- VYJllon de Slarsau et ses adWieus déclarent que l'agriculture ■ produit trop, et l'esKor iudustriele.st.à leursyeux,uuxyinptâme I de jacobinisme- Ces golbiques idées ctle« prétentions qu'elles aliuieuteot sont maintenant écoulées avec faveur 1 la bascule roy;dc peudie vers l'absolutisme sans réserve , au milieu de l'année i(fi<), le vaisseau mouarclUque va de nouveau L^uglerà pleines voiles vers les institution* dd l'aiieieu régime. P'abord la loi du 1 7 mai , rendue par une majorité représene corrompue , établit un système de répression !<ur tes ^élilsde lu presse , et pu uni ces délits, celle- loi éUftique peut
44o HISTOIRE
coiupreadrc toute opinion écrite qui déplaira au pouvoir. Une seconde loi , r'-lativc à la poursuite et au jugement des delinquans atteints par. la première , est adoptée le 16 du même mois. Enfin une troisième loi du 9 juin achève d'en* chaîner la presse périodique.
Durant le même mois de juin, un procès criminel singulier fait un moment diversion aux grands intérêts de l'époque : le nommé Pien*e Coignard, se faisant appeler le comte de Sainte-Hélène, revêtu du grade de chef de bataillon , oflicier de la Icgiondlionneur , chevalier de Saint- Louis} faveurs qui lui ont été acquises par un royalisme hostile; Coignard affiche un chaud dévoûment à la légitimité , et mérite Thonncur d*ètrc admis à la table du duc de Berri. Cependant le comte de Sainte-Hélène est soudain arrêté à la place Vendôme , en tête du bataillon qu'il commande : Tofficier supérieur, chamarré de croix , se trouve être uu voleur de grands chemins ^ et le chef d'une bande avec laquelle il est journellement en rapports. Le protégé , le connnensal d'une altesse royale est condamné, par arrêt du 2G juin , aux travaux forcés à perpétuité , à la marque et au carcan ... Le duc de Berri , qui arracha les é})aulettes h de braves olliciers de Tarmée impériale , parce qu'ils avaient acquis de la gloire avec^'apoléou, choisit noblement ses favoris en 1819. Reprenons le hldcs évè:ie— mens poUtiques.
La session législative de iHigà 18^0 est ouverte le 29 novemljre. Louis XVIII dit : <( Au milieu des élcmens de iran- « quillité publique , je n'ai point dû me dissimuler que de t( justes motifs du crainte se mrliînt à nos espérances, et ré- «( clament, dès aujourd'hui , notre plus sérieuse attention. « O/ic vague iriffuù tudcy mais nrllr. préoccupe tous les esprits; <c chacun demandé au présent des ^agos de sa duice... )> i*t ni*, peut les apercevoir, aurait pu ajouter le monarque ora- 4«?îir. Mais Sa Majesté l'st loin de bc croire eni^agée dans une ài'.isse roule; pour soutenir un système <[ii'il croit excellent , quoiqu'il ne prolite t|ii'aux ;.nciens ennemis du pay^ . cl qu'aux apostats infanio tlu la ré\(>lutic)U, rc piince >eui
ilcinander le toncoui's des chambres pour modifier qucltincs formes réglementaires de la charte,.. Quoi de plus simple ? il ne s'agit f|ue de renverser enlièrement le régime représentatif : l'article 3^ de la loi fondamentale porle que les députés sont élus pour cinq ans ; le roi , satisfait du servîlisme de la majoritéactucllejTeut que cette période de représentation nalionaîe soit portée à sept ans. Le désir du prince sera rempli: la chambre laissera tomber dans l'urne les votes complaisans qui règlent sa propre existence selon le vœu du bon plaisir, et l'article 3^ delà charte sera anéanti.
En attendant celte grande subversion dans le système représentatif, un vote scandaleux repousse de la chambre des députés, sous des prétextes subtils^ M. Grégoire, nonuné })ar le (Ufpartement de F Isère. A l'occasion de cet évèncinont, où le hideux de la servilité d'une partie des mandataires de la nation se dévoile honieusement , un fait important est rectifié. Le motif réel du J'cjet de l'ancien éveque de lllois n'est pas, comme on affecte de le dire, la prétendue illégalité de son élection, mais le vote mortel qu'il a déposé dans l'urne, lors du procès de Louis XVI j vote qui précédemment n'a pas empêché Louis XVllI de donner un portefeuille a Fouchéde Nantes. Or, des recherches consciencieuses, dirigées par deux citoyens illustres, Lanjuinais et Boissy- «l'Anglas, ont prouvé que cet acte funeste avait été prêté à Grégoire sur de fausses listes de votans, imprimées par ce même Fouché. 11 demeure authentique qu'il existe aux archives du royaume une lettre originale de Grégoire, en date du 19 janvier 1793, époque à laquelle ce conventionnel se trouvait en Savoie, avec les députés Héraidt de Secfaelles, Simon et Jagot. Par cette lettre, le prélat constitutionnel déclare : « 1 " qu'il ne signera point la condamnation capitale (( de Louis XVI , parce que , étant prèue , il ne croit pas «( pouvoir prononcer cette peine ) 2° parce que , d'ailleurs , <' ayant demandé , le i5 novembre 1792, précisément à Toc- K casion du jugement de ce prince, raboUtion de la peine de «' mort , cl que ie roi fût le premier à profiter du béuéhcc de
« cette loi, ce serait se mettre en contradiction avec lui-même c( que d'émettre un vote contraire à ces principes. )) Ainsi , d'après cet écrit authentique , Grégoire n'a point prononcé la mort du monarque auquel le peuple, alors souverain , eût dû faire grâce. INous rectifions ici, avec empressement, ce que nous avons pu Jtirc de contraire à cette assertion , eu suivant les documens de l'époque. Il résulte donc de ces éclaircissemens, qu'en 1819, la chambre des députes éloigna le candidat de l'Isère , non-seulement à l'aide de subtilités frauduleuses , mçis sur un motif calomnieux ; cela , parce que Grégoire ne s'était pas, comme Fouclié, rallié par la traliîson à la bannière de Louis XYIII , et que l'intérêt personnel de ce prince , unique mobile de ses actions , n'avait rien k gagner en laissant admettre l'ancien évcque dans le corps représentatif.
Une révolution vient d'éclater en Espagne , à l'instigation des colonels Riego et Quiroga : les cris de lûot.' ta constitution! vive la liberté! se font entendre dans la péninsule ibérique; ils tombent, sonores etrctentissaiis, du sonmict des P}'rénces , et réveillent en France les échos assoupis de la liberlé... Paris lui-niume s'éiucut; les patriotes se cherchent pour se communiquer de renaissantes espérances... L'enthousiasme , qui est l'état normal d'une nationalité généreuse , se produit do toutes parts; chez quelques hommes trop exaltés, il dégénère en fanatisme ;L^^//<'«7 est du nombre... Cet émulateur des Jacques Clément , dos Ravaillac s'est armé d'un poignard; depuis plusieurs jours il cherche le duc do Rerri , dans lequel il veut trancher la seule branche productive du vieux tronc de la dynastie régnante... Co prince n'a point encore donné lo jour à riiéritier de la monarchie ; la nature a , dit-on , frappé de stérilité Marie-Thérèse, duchesse d'Angoulomc; d'autres dibcnt qu'un motif mystérieux , qu'il est aisé do soupçonner , éloigne leiils aîné du comte d'Artois, do la couche do son épouse... 3/o/ï- .«V.7/r lui-même , resté veuf, a passé l'Age où, par un second mariage, il pourrait promettre un successeur à la couronne.. Louvel se ilattc donc de tuer l'avenir des Bourbons de la.
branche aînée , eu iuimolant le duc de Berri. ^ous verrons bientôt, du reste, quil a conçu le projet d'assassiner, tour à tour, tous les membres vivans de cette famille.
Le dimanche, i3 février 1820 , vers 1 1 heures du soir, le duc de Berri, qui vient d'assister avec sa feiiune à une représentation de r Académie royale de musique , reconduit cette princesse à sa voiture... Il doit rester encore k FOpéra, où son altesse esquisse chaque soir une inti'iguc nouvelle. Berri prend congé de Caroline de Naples, en lui promettant de la rejoindi'e bientôt, lorsque tout a coup , Louvel perce la double haie de gardes établie entre la voiture et la porte de FOpéra , s'appuie fortement sur Tépaulc du prince , et lui plonge un» long poignard dans le sein... Tandis que son altesse chancelle et s'écrie Je suis mort I lassassin traverse de nouveau la haie de grenadiers royaux , dirige sa course vers le bout de la rue Hameau, où son attentat vient d'être commis , tourne le coin delà rue de Richelieu et s'enfonce sous l'arcade Colbert. Mais Ihilest saisi par le nommé Paumier, garçon limonadier, et par un soldat de la garde royale, qui Ta poursuivi... On le conduit à l'Opéra même, où le prince vient d'être transporté.
Le duc de Berri a été couché sur un lit fait à la hâte dans l'administration; il conserve assez long-temps sa connaissance. M. Blanciicton, médecin de l'Opéra, puis le docteur Bougon donnent des secours à son altesse. M. Dupuytren ne paraît qu'un pou plus tard... La tigure des hommes do l'art est triste; on voit qu'ils ont peu d'espoir, et les souffrances du blessé sont horribles. Laduchcsseostlà, sanglotant, en proio au désespoir.... Succossiveuient le duc d'AngouIême, Mon— sieur, la duchesse d'AngouIême et le roi sont accourus ; les guêtres de velours de Sa Majesté sont à peine boutonnées; Ist iille de Louis XVI est couverte d'une robe de nuit.
Cependant le prince soulhc avec résignation ; il montre de la grandeur d'ame : a J'ai sans doute oflénsé cet honnne-Li , u dit-il; grâce , grâce pour lui... Je suis un grand pécheur*.. (( mes enians adoptifs , ma femme , ma tille naturelle. — u Charles , mou bon Charles , s'écrie Caroline à uavcrs ses
444 * Hisioiar:
(( lariucs , j'en aurai soin comme Je mes propres cnians. — a Mon frère, reprend le morihoml, en s'ndressant au dut H d*Angoulcmc , prends soin de ma famille^ je te demande (( pardon des cliagrins que je t'ai causes par nos petites tra— t( casseries. Promets-moi àv. les ensevelir dans un éternel oii'- « Mi. » Puis , revenante la duchesse, il lui dit : « Retire-toi, (( Caroline^ tes sanglots ..a... joutent encore... aux... maux... «( que j*endure. .. retire-toi. »> I>eja]a vie de Cliarlcs d*ArloL<« s'e'teint; sa femme le sait^ elle accourt de nouveau. « CVstcn n vain , s'écrie-t-elle, que vous prétendez me ravir son dert( nier soupir ; il est à moi... je le veux , je prétends, je Terdonne...)) LlK^ s'élance, renverse le duc d^Angoulcmc, le comte d'Artois , se jette aux pieds du roi , puis , se rclcv.int tout à coup, elle saisit la main dija iuunohile de son époux, la baise, la couvre de pleurs... Cliarlcs d'Artois, duc de lierri , vient d'expirer à la naissance du jour.
La désespérée Napolitaine , les mains jointes , les cheveux épai-s, tombe de nouveau aux pieds du roi, qui la conjure de le suivre hors de ce lieu de douleur. «Sire, lui crie-t elle d'une w voix déchirante , je ne consens h vous obéir qu'à condition '( que vous m'accorderez la iLçraco de quitter pour jamais le il sol do la Franco ; que jo rentrerai ilans le soin do ma (a- <c millo, avec ni(îs enfans.... » Et cette princesse s'élant^-a horî^ de la chambre funobn* *.
Dans tout ceci nullo mention do la i,'iossosse de madame de Boni : ni le mourant, ni lo roi , ni aucun dos princes . ni Caroline môme n'ont articulé un mot qui so rapporte à celte situation do la princesse — Pourtant lo Journal dos Débats, dans un article conununiquo, annoncera ([uo la Franco conserve une dernière esporanco, et que la jeune veuve est enceinte
Que penser de l'attentat du i3 février? qui osera sonder li uuulhe nivstérieux où se cache la vérité? Si le crime est com-
* 3\oTii.!: nisTonivvr des é\C'iioiiu»nii qui so .sont passés diun» l'.vdiniiiislration do l'Opéra, la nuit du l3 icvritr 1870. par Hoiillvl '•brilrc de l Ao.idémit. n>v «lo de miLsiqnc.
UE fARlS. 445
mis le plus souvcut par ceux & qui le ciime doit profiler, de quel côlc se portera l'accusation!.... îSous ne guideroDs [■oint le «oupt^oii dans celle recherche: la catastrophe que nous venons de retracer est encore trop près de nous pour que nous osiom porter le flainheau des probaliiii(<!s sous le
voile qui endiîrobe les causes preuiîèrcs Nous rapportou;
«rutement les faits.... ils sont «^loqucns les faits.... Dés le l'î iL'vrier, un projet de loi sera preseht^^ii In ch.imbre des depulé*, pour renverser de fond en comble le système électoral : les lois des 5 février 1817 et n^ mars 1818 seront abrogées dans toutes les dispositions coufonnes ^ la diarte : le droit Rectoral sera mis h la disposition du ^uvernement, et pli^é sous l'influence de l'uristacratlc priiH^gice.... Les contre-rcvolulionnaires accueillent ce projet anti -constitutionnel avec une joie ouvertement exprimée; ils annoncent aaiu contrainte que le temps est venu d'en (inîr avec les constitutions.... M. Dec.-izes, qui s'est acquis quelques droits ^ l'estime nationale, en arrêtant plus d'uuç foiï le char di< la iiionarcliie dans In route r(Hrogrnde qu'il pnrcournii, M. Decazcs verra piJrir sa popularité en présentant h loi d'élection lihcrlicide; mais s'il prétend sauver ainsi son portefeuille, t) se trompera. Dans la sAuce diï i^, le fougucuit royaliste Clauiel de Coussergues s'élance i la tribune et s'écrie d'une voix louiiauie : u Je propose a la chambre de porter un acte K d'arcusaijon contre M. flecazes , ministre de l'intérieitr, ic connue coniplicc de Tassassinat de monseigucur le duc <i de Berrl, et je demande à développer ma proposition, n Le lendemain, M. de Saînt-Aulaire , beau-père du comte Decazes, dit, en réponse k la demande persistante deM.Clausel de Coussergues, tendant à ce que sa prilpnsittou soit conslguée au procès -verbal, u Je me borna h demander, moi, .( que la réponse que je fais à cette proposition soit aussi •I consignée A»bs ce procès- ver bal.... Elle ne sera pas loo- ■I gne ; je lui dirai seulement ; vous r'm un '■.niomniatear. n Le noble , le grand orateur Foy , a l'ait , dans la séance de h veille r une ntution plus digne de la représentation nationale ,
/jih HISTOIRE
et surtout plu;: empreinte d'une Téritable appréciation des faîtS} la voici : elle prouve qu'on r/abuse pas le iiéntc par de sombres intrigues, par des menées tcntbreuses — La vérité a toujours un flambeau pour le p;cnje.
(c Messieurs , dit le Démostliènes français , avec son élo- «( quence sublime et toujours mesurée , je demande que l'a- (( dresse déposée au pied du trône soit tout entière consacrée V à l'expression de notre douleur, et qu'il n'y soit question « que des pleui-s que nous versons tous sur un jirînce regretté « surtout par les amis de la liberté, parce que les amh rie fa a liberté savent bien qu'on sf prévaidra de cet ({(freux attentai n pnnr cfiercftcr fi elêtn/ire les Uf^ertês qui nous ont été données , u ft ies flroits que in sûi^e^sr du roi a reconnus et consacrée. }i
Cette voix était prophétique : en même temps que le projet destructif du système «llcctoral , le ministère en présente un attentatoire à la liberté individuelle... Une souscription nationale en faveur des victimes de cette loi exceptionnelle, répond h la proposition qui en est faite , et qui sera servilement adoptée. Enfin un troisième projet soumet les journaux, pendant cinq an?, a une censure préalable , c'cst-à-dirc au silence absolu i\e toute oj>po>ilion... Aiiir^i , dans l'espace de quarante-liuit heures, la liberté éUctoralo, Va liborlé individuelle , et la liberté de la presse sont niii*intes morteîloment, ce qui n'cmpècbe pas?»l.Dccazi's dèu e expulsé du ministère : il faut à la contre-révolution unliomuic d'état qui marche plus vite au but... En le coiiservant , on m. sr. I'UF.vaviirait pas suffisamment du *^r.ind attentat.,. Aliî la vi'rité s'ellorce de déchirer le voile qui la cou\n\.. De cet a!)înie de turpilmles jaillit une action *»cn("reu*'e : M. le baron ?»Iounier, dis^ne émule de son père , qui refusa d'être ministre sous Louis \VI. en nlléçiuant son inexjjérience . M. le baron rdc»unier refuse aussi le ])ortefeuillc de rinlériour. Il écrit à Louis Wliï : K Je ne veux pas faire mon apprentissai^e tîe ministre aux c( dépe!i<î de letat et <le !a nation 5 mais , si Votre Majesté me K l'ordonne absolument, je serai le premier sul)ordonné de « Î\L le comte SiméoJi jje l'aiderai de mon travail et de tout
ion ïéle... i< Cet»; vwtu .iniiqucirama ijoiuttt'iniliaicuri:
Fr.iiiccne niantiiici'a jamais d'hoitunci iii.4])oni5 ù fnirc O'yi-'r
H ^aye.T chértinent leur 3]ipreutissage liann loates les funt-
roDB publi(]ucti.
L absolutisme marche iId»oraiais tËle fcvi^c : tinc orilon-
du i" avril établit, la cnininission de censure dcsiioi^
inutiler les journans. Jusqu'atoi-* l'IiORiiiie n'avait pas
:ercé de ronctionic |i|us Itontriucs que celles d'e^ipion;
en i8îo, il acquiert la possibilité de se d^radcr davantage
en SR f^iisunl censfiir... A peine cette inuwlièretrgt-cllcinise d
l'opimun (fcrite , qu'on s'empresse aussi d'encbaîncr la parole,
, moinn d'en arrêter l'eiuission en public : tuic ordnn-
dc police contre les attroupeinens est promulguée le 4
Dès le 1 , des rasseinblcineus ont eu lieu aulnur ik l.-i
iiitbrc des dcputeH , où Ton discute In loi des élertionti : n»
wlaC/iaru! Fiée le roi! mais des députes libéraux,
-eauttesM.Cbauvelin, onlétégravemcntinsultés; lej^une
illemant, étudiant en droit, est tombé, frappé morldlu-
int d'un coup de caiabinc, tird derrière lui... Son meurtrier
a décoré... î>aD» loui ce tumulte , qui dure trois jours , on
inuc des agens provocateurs , uiême élevés en dignité:
Wraux, pni- eicmple... C'est ainsi que, par une borri-
|c fraude , on jusiiHe l'ordonnance sur I(» attroupemena...
'ailleurx , les conspirations simulées sont devenues un moyen
gouvernement i on i^lcrA ua jour les conjurations de
ipif> j-it HiiiiK, lia péiartl. àesœilleit rouge», et tant d'autres.
Cependant les débats du procès de Louvel comineuccnt, le
iuiik, devant lu cliambre des pairs , constituée en cour su-
ime. L'accusation est rédigée par M- Rellnrt, qui veni
iriiCT les sceaux, avec cette pensée dominante que l'assax-
eutdcs complices dans le pnni libéral. Le rapport fait ^ lu
imbrc par M. ItasMrd détruit avec une liante prudenrr
,tc prévention incendiaire; il établit clairement que I.oavel
isolé dons son crime, elle prévenu lui-même confirii
nppori par v
; dernière dédaratioi
btougtr, dit-tl, d'uacriim: quej'a
aujourd'liui k seul; mais i'.ii la
■MM. K f
'. Ce ^'il j»i (aii de oa<)iJ<r«ntct MWatiûot»; U chmbre da |-iin, îb»tmtttjay , làwMJMfine, Ap»^k nfrotBiio» de jwtUet^ ^^ae^ag fMtlxaatta (k U toMiKntiûo de i Biu ncinllir^ |.i utt m i»r \e fraii d'une cowUiïinfiitto <3piuk> bm iKUDb*« d'anlà-
tiTHs «'«cnaalalon t « Ab! poHriiaaî ne iut»>j« pu iJi—ir
p(ilitii)(K- ; irU diiBCDie d'avoir <lc* di.-iiit afquit , dnsèfeci no loleni f<iia nlitcnit dri miplubr d le çoawgnoaxaL k miTRiteciiunonniciit mornl co tcmfnpcnHDt de U sorte.
DB PARrS.
InvniidcaaDtioncc nux Pariaiem la tiaiunncc Un duc de Bnr- (lriiiix,<iuune criiJque maligne surnommera tcnfani du mi~ rtirle... Il «ernît mieux nommé l'cnlant de la n^c«$silt^. I.'ai-courhcinent de la ducheisc de Bcrri esl accompagna de cirronsinncos singulières: au marnent de revcaernent, niu-iidii (le{>uia plusieurs jours , il ne se Uouve pas d.ins l'apiNirteuient de son atlesRc royale une stm|ile péri te veilleuse, qui ne manquerait pas , en pareil cns, d^tns In chambre d'une diartionniérc. . Et puis il y aura des li^iiiains clioists, des U'moins connas par la purelt! de leur royalisme, qui déclareront avoir vu le cordon ombilical, et rceevronl ^n recompense le conlon bleu : M. le niaréclial Sucbel c»l du nombre... Le premier prince du »ng prolestera, dit on, auprès des puissances étrangères , contre une Mgilimil<! si mystérieusement continuité... Du reste, ta fécondité de madame la duchesse de Rerri donnera lieu, à deux époques,^ un dnu)>Ie HcepliciKuie: en 1820, les libe'raux refuseront d'y croire; en iH33, l'incrâlulir*.' sur le même objet viendra des royalistes; mais, dans celte dcrnièrecîrconstancc,ilyauradelcurparttrop d'obstinaiîon. Le 16 novembre, & l'occasion de la monde l'ex-convcnlionnclTallien, dont la vie , un moment opulente, se terminait dans la misère , le Moniteur dit : « S'il est permis de révéler « les secrets d'une auguste bienfaisance, on peut «lire que. Il sans le secours qu'elle lui accordait, Tnllien serait mort i< dans un dcnùment absolu, u Cette lienfaisancc de Louis XVIII, qu'une v^rltif sans n-licence pourrait qualifier . autrement , conserve aussi une pension de dix-buit cents ■ francs à la fecw de Robespierre . et nne de mille francs au ^.terroriste Panis... Cette générosité esl éloquente. Dans ce même temps, Li nation doit s'imposernne souscription pour l'acquisition du domaine de Cliambord , destiné .H servir d'apanage à sou altesse royale le duc de Bordeaux, dont nous avons rapporte la naissance, si naturellement posthume. Ce xacriGce est, comme on le pense bien, tout-à-fait facult.itîr} toutefois on prcrwl certaines notes sur les fonctionnaires publics qui ne souscrivent pas; leur gestion ne tarde gti<rc V. ar,
45o HISTOIRE
d'être troufëe Auti vc, et leur reniphceinent soit de prés l'im. politique économie qa*ih ont frite.
L'année iHao, qoi n'a produit qu'on héritier du CfAoepen authentique , une académie de médecine peu utile , des conspirations peu probables 9 se termine par la clACnre d'un congrès de souverains tenu à Troppau , et dans lequel les chaînes des peuples ont été resserrées. L'an iga i , q[m s'ouvre, verra continuer le système de retour aux vieilles institotioVy que l'on proclame ouvertement, depuis la disparition du ninistére Decazes. Afin de faciliter cette bienheureuse marche rétrograde de l'esprit humain , le roi, par ordonnance du as février, établit, àla Bibliothèque Royale, une école des chartes, destinée sans doute à rechercher, dans la nuit des siècles écoula, tous les élémens de monarchisme absolu qu'on y pourra retrouver. D'un autre côté , l'ordonnance du 27 fé-vrier assigne une organisation nouvelle à Tinstruction pnbli» que , de laquelle il résulte que l'éducation Jie la jeunesse tombera, d'une manière plus ou moins directe, dans les mains du clergé, et sous le vaste éteignoir qu'il tient suspendu sur tout germe d'esprit libéral. Pour démontrer la nécessité d*une semblable compression de la pensée , les conjurations vont leur train : au milieu du mois de mars 1 82 1 , deux com* plots contre la sûreté de l'Etat ont été révélés à deux mois Tun de l'autre : le premier , dans lequel il s'agissait purement et simplement de faire sauterie château des Tuileries, a échoué, le 27 janvier, sous la main d'un nommé Neveu^ qui s'est coupé la gorge dans un couloir delà Préfecture de Police; le second, imputé aux sieurs Goyet et Sauquaire-^ Souligné, journalistes, tourne à la honte du ministère public. Cette occasion procure à MM. La Fayette et Renjamin-Gonstant, appelés comme témoins , l'occasion de couvrir d'opprobre une police immorale , qui ne sait pas même soutenir les prétendues conspirations quelle a supposées. . . Les accusés sont acquittés; mais ils ont ' ' ' '^ prison préalable de dix mois.... Au milieu de ces ; d>9tilités monarchiques, un grand événement
se ^ hronologie de cette année : Napoléon Bona-
DE FARLS. 45i
parte, âge cinquante - un ans huit mois et vingt jours, meurt à l^ile de Sainte-Héline , sur -le rocher insalubre de Longwood. Cette vie illustre s'éteint, cette grande étoile tombe le 5 mai à six heures du soir... Le cabinet anglais, qui fournit un bourreau à la vengeance des souverains de l'Europe , a souri dans sa férocité. L'agonie du héros se prolongeait depuis soixante-sept mois ^ dans tout cet espace de temps , Texistence de Napoléon avait été un long martyre , malgré les soins assidus de MM. Bertrand , Montholon, Gourgaud et de Las Gazes , dont le dévouement supérieur à la mauvaise fortune de l'empereur captif, s'était environné de ses chaînes , pour lui en rendre le poids plus léger. Assez d'autres ont retracé les derniers iustans de Napoléon : nous en tairons les détails, si affligeans pour une nation sur laqiuelle il répandit des flots de gloire ; si honteux pour un gouvernement qui ne sut pas même être juste envers une grandeur évanouie , dont le fantôme colossal l'effrayait encore. Ecoutez le dernier jugement politique de cet homme prodigieux, car il sut aussi se faire prophète, n La contrenrévoludon , c( même en la laissant aller , doit inévitablement se noyer dans (( la révolution. Il suffit à présent de l'atmosphère des jeunes <( idées pour étouffer les vieux féodalistes et tout ce qui s'y K rattache ^ car rien ne saurait détruire désormais les grands (( principes de notre révolution. Ces grandes et belles vérités (( doivent demeurer à jamais, tant nous les avons enlacées de u lustre, de monumens , de prodiges... Nous en avons lavé (( les premières souillures dans un océan de gloire^ elles sont (( immortelles. Sorties de la tribune française , cimentées du (( sang des batailles , décorées des lauriers de la victoire, sa- (( luées des acclamations des peuples , sanctionnées par les (( traités , par les alliances des souverains } devenues fami- (( lières à l'oreille des rçis, elles ne sauraient plus rétrograder. (( Elles vivent dans la Grande-Bretagne , elles éclairent VX- <( mérique , elles sont nationalisées en France : voilà le tréu pied d'où jaillira la lumière du monde... Elles le régiront. . . ce Elles seront la foi , la religion de tous les peuples 3 et cette
45a HISTOIKE
c( ère M rattachera, quoi quVm en ait touIu aire ; à oui per^ (c sonne , parce qu'après tout f irfait briUar le flandMBta^ c<mfc sacr^ les principes , et qa'aiqoQrd*hai la penécnclbn aKbève u de me rendre le Messie... Les mcnvirs poUiqoes sont en
' « hausse , et Ton peut prddire qa'dles s*amâiorerottt gm- (( duellement par tout le globe. La raiéon humaine , son dé** ce veloppement j celui de nos fecnltës , Toilà toute la de soie ciale , tout le secret du législateur. Il n'y a que 'ceux qui (( veulent tromper les peuples et les gouverner à leur profit
- u qui peuvent vouloir les retenir dans Ti^orance... II faute dra tatou tard que la r^g^/i^mfioit moderne s'accomplisse^ i' c*est en vain que les vieilles aristocraties multiplieraient (( leurs efforts pour s'y opposer. C'est le rocher de Sisyphe « qii'eiles tiennent ëlevë sur leurs têtes, et qui finira par les ce lécraser.*. La vibux ststàhs xst a bout, h
Que d'utiles afb les Bourbons dé la branche atnée poise^ raient dans ces prévisions infiullibles, s'ils savaient les entendre ; si , n*ayanrrien appris, ib avaient an moins voulu considérer que l'éducation des peuples s'est complétée. Mais non; ib ferment perpétuellement les yeux aux lumières nouvelles ; ces princes I prédestinés h de renaissantes infortunes, se bornent à amonceler une digue de vieux abus, de vieilles prétentions, pour arrêter le torrent fougueux des jeunes idées... Un Louis XYIII , auquel on prête pourtant quelque judiciaire y oppose follement au dix-neuvième siècle , à ce siècle si ridie
* des travaux philosophiques de son prédécesseur , si fort de sa propre expérience , il lui oppose follement , disons-nous , de grands et de petits séminaires , des ignorantins , des missionnaires, des congréganîstes , saltimbanques dont les pasquinades sont devenues trop misérables même pour faire rire les Français , lorsqu'on prétend donner de telles parades comme sérieusenient inhérentes au bonheur d*une nation... Non , Louis XYIII ne fut point un homme de génie , mais un despote entêté , qui crut-pouvoir plier un siècle à ses vues incorrigibles, parce que, suhsidiaircment, son Yillèle lui faisait de la prosperUc publir[ue «^ coups de bourse ; son Cor-