‹ Histoire de Paris, composée sur un plan nouveau (volume 2)Chapitre 6 sur 74 · V. II · texte numérisé non relu

V. II

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arrive au bas de. cette terrasse , le cortège ne peut pas3^r outre ; une populace furieuse se presse, en ce lieu, et refuse le passage en criant : Nous, ne voulons plus de tyrans ; la mort ! la mort! à bas madame veto. Après avoir parlementé plus dW quart d'heure y Rœderer obtient enfin^pour la famille royale , la faculté d'entrer dans l'assemblée. Mais l'escorte est repoussée dan^ le jardin.

• Le roi, .après avoir pris place à côté du président Vergniaud, se lève et dit : « 3e suis venu pour « épargner, un grand crime ; je pense que je ne «saurais être plus en sûreté qu'au milieu des re- « présen.tans de la nation. — Vous pouvez , Sire, <i répond le président , compter sur la fermeté de c< l'assemblée nationale ; ses membres ont juré (c de mourir en soutenant les droits du peuple et « les autorités constituées. » Peu de temps après, un membre fait observer que la constitution s'oppose à ce que l'assemblée délibère en présence du pouvoir exécutif. Sur celte observation, LouisXVI et sa famille sont relégués dans la loge du journal le Logographe. C'est un réduit de douze pieds carrés, situé derrière le fauteuil du président. Une grille, qui sépare cette loge de la salle des séances , est démonlée. Louis XVI aide , de sa main royale, les ouvriers chargés de ce travail.

A peine ces dispositions sont-elles terminées que la salle est ébranlée par un coup de canon, que plusieurs autres suivent immédiatement... Le

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hvvAt de la mousqueteric se fait ensiûite'eûtendrc , mêlé . de cris et de vociférations^.. C*est la monarjchie expirante qoi se déLat , abandonnée par le monarque... Dans son agonie de quelques heures tout le sang des Suisses, est .versé... On les égorgé jusqu'à deux heures dans les appartemens ^ sui* la terrasse /dans les cours > sur le Carrousel. En vain demandent-ils la vie; les Marseillais les massacrent san^ pitié : victinLe!s d'un dévouement stipendié, ils demeurent .fidèles au marché jusqu'à leur dernier soupir. D'autres détails excéderaient nos limites; et nous nous félicitons d'avoir à abréger des horreurs qui ont eu déjà' tant d'échos sinistres.

Trois jours après ces terribles exploits, Louis XVI et sa famille sont enfermés dans la prison du Temple; leur garde est confiée au corps municipal. La royauté est suspendue ; on abat, sur les places publiques de Paris, toutes léà statues des rois : un gouvernement provisoire, anarchie organisée , est établi. Les assemblées primaires sont convoquées pour le 16 août; elles nomment des électeurs; ceux-ci nomment les députés qui doivent composer une com^ention nationale... Dans cette conflagration éclate la première insurrection ouverte de la Vendée : elle a lieu le 22 août, dans le district de Châtillon-sur-Sèvres. Tandis qu'un nouveau régime s'élabore, cinq mille têtes sontjetéesdansle précipice où vient de s'ensevelir la monarchie : les 2 et 3 septembre , on massacre , sous la désignation d^aris-

toçrat0$ conspirateurs y et tani jugement réguiîw, I0U9 lef nobles , loua les prêtres détenus à U Oinoiergene y i la Force , an Chitelet, à Fab- Imyftde 8«Wti6eniUHn«4es^Prës, au s^mioaire de la 99f : Ssiintr-Viator , aux Carmes d^ . la rue de y^MipWCÏiilf attK l^oardias , à Bicétre , à la Salpétriiftiv* t4l 3<rie|>témbre, tandis (pie Kellerman anito ^lÉ'iffuteqMMi » à V^âmy^ Tinvasioil ^trangdi99^« 1* ccmventiûÂ Bationale sucoèdqà l'assemblée légisbltîvè. Xe 31 du même mois la république :est prodamée*

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