CHAPITRE V
PARIS flOro PHIUPPB DB VALOIS . ET LE ftOI JBAN.
A la mort de Charles IV, Jeanne d'Evreux était enceinte; le monarque avait dit à son lit de mort, aux seigneurs qui Tentouraient : « Si la reine « accouche d'un fils, je ne doute pas que vous ne « le reconnaissiez pour votre roi ; si elle n*a qu'une « fille, ce sera aux grands de France à adjuger la « coiu-onne à qui il appartiendi-a. En attendant , « je déclare Philippe de Valois régent du royaume. »
La reine accoucha d'une princesse; alors Philippe , fils de Charles , comte de Valois , troisième fils de Philippe-le-Hardi , monta sur le trône d$? France ; ce ne fut pas sans consteste. Edouard III , roi d'Angleterre , prince audacieux , entreprenant^ capable de se jeter dans les entreprises les pliis aventureuses, soutenait, dès l'origine de la régence, que la couronne lui revenait, étant fils d'Isabelle, sœur de Gharles-le-Bel ; tandis que Philippe de Valois n'était que le cousin du feu roi. Les pairs du royaume pensèrent différemment : Robert , comte d'Artois , se distingua surtout dans la discussion qui s'engagea au sujet des prétentions de TAn-