G8 HISTOIRE DE PARIS
encore, nous voulons qu'ils soient traduits en notre pr^
sence. Nous défendons aussi les désordres qui se commettent pendant la nuit à la veille des fêtes, même de celles de Pâques et de Noèl, veillées où Ton ne s'occupe qu'à chanter, boire et s'enivrer, et où i on se livre à d'autres débauches. Nous défendons aussi aux femmes qui, le jour de dimanche, parcourent les campagnes en dansant, de continuer cette pratique, qui oflenseDieu. y>{Capilularia Baluziij t. 1, p. i .) On voit aisément que, si Ghildebert a revêtu cette loi de son nom et de son seing , il n'a iuil qu'enr^iâtrer un monitoire ouuneréclamation desévéques, les conseillers et les guides accoutumés des rois mérovingiens dans toutes les affaires ou étaient engagés les intérêts de la civilisation chrétienne. S'ils avaient beaucoup à fsûre pour extirper les vestiges de ridolâtrie parmi les populations gauloises , leur travail était encore bien plus rude lorsqu'il s'agissait de soumettre à la foi orthodoxe les leudes et les guerriers francs. « Ces barbares, dit Procope^ ont une manière d'être chrétiens qui leur est propre ; ils observent encore plusieurs usages de l'idolâtrie ancienne, et offrent, pour connaître 1 avenir, des sacrilices impies et des victimes humaines. »
En Ghildebert et les chefs mérovingiens franchirent les Pyrénées et firent la guerre aux Wisigotlis. Ils mirent le siège devant Saragosse. Gette ville implora l'intercession de saiiiL Vincent, son patron, dont cWv. vénérait les reliques. L'expédition |ut maiheureufie pour les Francs, qui se virent rejetés sur la Gaule après avoir perdu un grand nombre d'hommes. Cependant ils rapportèrent dans leur pays une partie des trésors qu'ils avaient enlevés aux Wisigoths des bords de l'Ébre ^ des vases sacrés et la tu-