‹ Histoire de Paris, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 18 sur 91 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Les rois francs, au déclin de la race mérovingienne, it^nèrent pi*esque tous sous la surveillance jalouse de quelques leudes qui, d*abord simples officiers de la couronne, étaient devenus |>eu à peu, par la volonté et le choix des grands, les véritables tuteurs de la royauté. J'ai suffisamment désigné les maires du palais (i). Lors donc que mourut Dagobert, ne laissant que deux fils bien jeunes encore, Tusurpation fut consommée, et les maires, non contentsd*appelerà eux. toutes les prérogative effectives, telles que le commandement des armées et Tadminist ration publique, réussirent, pour la plupart, surtout en Austrasie, à assurer l'hérédité de leurs fonctions. Dès lors ils furent les véritables rois, et il ne resta auk descendants de Qovb

(i) La mairie ( mîijorie ) est une institution qui se retrouve chez plusieurs peuples antiques. La première fois qu'il en est fait mention dans nos chroniques , c'est à Tépoque du mariage de Brunehault ; toutefois a' nom se trouve dans Fortunat ( fie de sainte Radegondc, cfiap. xlv). Ceux qui remplissaient celte dignité he/. les Golhs et en Italie portaient le même nom (concile de Rome sous Svmmaque). (liiez les Perses on Innommait jjLÊÎÎtov tîjç paaiXi/rj; ouia; ( So/.omène, liv. II, chap. ix). les anciens historiens les appellent indifféremment maires du palais (Diajordomes ) , recteurs du palais (Aimoin), gouverneurs du palais 'Frédégaire, Aimoin), modérateurs du palais ( P. Warnefried), maîtres du palais ( Godefroid de Viterbe),prâfiBttdapBlais ( Éginbard ), proviseurs de la liaison royale (Vénerie), princes du palais (Ermentaire), comtes do palais ( Aimoin), ducs da |Mlais (Frédégpdre), pR|Kwés da pidab

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