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vis n, elle dirigea souvent avec intelligence et courage les affaires publiques, a Ce ne fut pa^ vraiment, &s^la ëtonner le royaume, disent les légendes; mûs cette rose de Saxe, plantée au milieu des lis, devait leur rendre une odeur plus suave et attirer sur eux un incomparable bonheur* » Quoi qull en soit, sous le règne de Qovis il de grandes calamités affligèrent la nation des Francs ^ et une &mine qui désola Paris et la Neustrie mit a Tépreuve h charité de sainte Bathilde. Pour faire fkoe aux besoins des pauvres on eut recours aux richesses de Fal^baye de Saint-Denis. Clovis II étant mort prématurément, ne laissant que des fils en bas âge, sainte Batlnlde exerça pendant quelque temps les fonctions de régente et s'efforça de i^ouverner .en dépit de la jalousie des maires du palais vl de l'animosité inquiète des leudes. Si la force lui manqua pour surmonter d'aussi redoutables difficultés, da moins la pieuse reine parvint-elle k donner satis£aictiiMi aux instincts de son ardente charité. « Par cette t'^nice de ' prudence que Dieu lui départit, dit son biographe, elle fut avec une délicate attention une mère pour les princes, une humble ûUe des pontifes, une excellente nourricière des jeunes Francs 4^ palais; également agréable à tous ; aimant les ëvêques comme ses pères, les moines comme ses frères, et comme ses enfants les pauvres qu elle comblait d*aum6nes. » Tel était le rôle touchant, mais restreint, que les cisconstances lui permettaient encore de remplir^ pour s*en i^ndre déplus eu plus digne elle s'entoura d'un conseil d'évêques, parmi lesquels siégeaient saint Léger, évêque d'Autun, et saint Oueii, éveque de Rouen. « La reine Bathilde^ disent encore les chroniques, régla, ou plutôt le Seigneur ordonna par elle qu|une oou-