‹ Histoire de Paris, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 21 sur 91 · HISTOIRE D£ PARIS · texte numérisé non relu

HISTOIRE D£ PARIS

tumc impie et ahoiiiinable cessât : c'est que plusieurs aimaient mieux laisser mourir leurs eofants que de les nourrir, parce qu'ils voyaient les exactions fiscales croître avec leur nombre, et les charges publiques s'aggraver, selon les lois anciennes, et tous leurs biens di^ipës. Voilà ce que la vénérable dame empêcha, afin que nul n*osât désormais le faire. » Si de pareils souvenirs honorent la piété de sainte Batliilde, ils n'en donnent pas moins une bien triste idée de la condition des peuples gallo-francs et des Parisiens eux-mêmes sous le gouvernement de CIovis II.

C'était d'ailleurs le temps où saint Landri occupait le siège de Paris. Sa charité et son zèle pour le salut de son troupeau lui avaient acquis une popularité que le temps n'a pas détruite. « Aimant Dieu et les hommes, dit l'iiagiographe, saint T^andri se sacrifia au gouvernement de son Église et au bonheur du peuple dont la conduite lui était confiée , ne cherchant jamais sa satisfaction et ne s^occupant que de glorifier Dieu et de soulager le peuple : Deo setvire et proi^esse populo, » Durant la grande disette qui se fît ressentir sous son épiscopat, tout le blé, toutes les provisions que saint Landri tenait en réserve dans sa maison, il les ht donner aux pauvres; il vendit ensuite sa vaisselle et ses meubles pour acheter encore des provisions de blé. Ces premiers moyens épuisés n'ayant p oint été suffisants , il vendit les ornements et les vases sacrés dont il s*était plu à enrichir son église.

Paris , avant saint Landri , ne possédait encore ^e les nuUi iculœ^ c'est-à-dire les asiles soutenus par les aumônes viagères des riches. C^e fut saint J^ndri qui le premier fit pour Paris ce que les constitutions des empereurs avaient

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