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Paris a^att joué un grand rôle sous la première race et
n'en avait pas moms eu à souffrir de la tyrannie dos rois barbares qui y avaient longtemps résidé. Vers le déclin de laraoe mérovingienne Paris s'était vu dépouiller, sous quelques rapports, de Thonneur et des bénéfices qui appartiennent aux capitales. Les successeurs de GloviS| une fois tombés sous la domination des maires, habitèrent les grands manoirs de l'Oise et cessèrent de séjourner à Paris. Ils n'y venaient que hàen rarement y pour assister à de vaines parades, et pour faire les monarques , selon l'expression pittoresque d'Éginliard. Sous la race carlovingienne cette déchéance s'accrut rapidement. Paris alors entra dans une période de décadence qui contrastait d'abord avec la gloire des Francs et ne tarda pas ensuite à faire participer la ville dont nous racontons les annales à toutes les misères et à tous les amoindrissements du royaume, devenu vassal de l'empire germatiique et soumis à des rois qui ne savaient ni le gouverner , ni le défendre. Nous n'entreprendrons pas de retracer ici
ia4 HISTOIRE DE PAKIS. (-/53-877)
rhistoire de notre pays durant la période carlovingienne : notre cadre est plus restreint; nous nous bornerons à
dégager de Tenseiiible des événements ceux qui concernent Paris, etf à > ^rai dire, les chroniques de cette époque n*en mentionnent qu'un bien petit nombre.
Il y avait eu, avec l'avénenient des Pépins , comme mie invasion nouvelle des Francs d'Autrasie, comme reffa* cernent de la Neustrie. A Texemple de Charles-Martel, Pépin le Bref, durant son règne, ne cessa de conduire des expéditions du nord au sud, de refouler les Saxons , de combattre ks Lombards, de ravager l'Aquitaine. Peu de jours après son sacre il assista à la translation des reliques de saint Germain de Paris, qui, inhumées depuis près de deux sièdes dans la chapelle de Saint<^yœphorien , alors contiguê au monastère de Saint- Vincent, furent transportées dans l'église même (à Saint-Germain des Prés ). Pépin se fit un honneur d'être du nombre de ceux qui enlevèrent le cercueil du saint évéque et le déposèrent pieusement dans la nouvelle tombe. A Toccasion de cet événement il donna à Téglise Saint-Germain la terre de Palaiseau. Cinq ans plus tard, en 757, Tassillon, duc de Bavière, étant venu à Compiègne jurer fidélité au roi des Francs, Pépin conduisit son vassal près des tombeaux de saint Denis, de saint Martin de Tours et de saint Germain de Paiis, et réclama de lui qu'il renouvellerait devant ces témoins augustes ses engagements de vassal.
Pépin passa une partie de Thiver de 768 à Gentilly, sur la Bièvre, près de Paris ; il célébra au même lieu la iéte de Pâques , en 767 . Abstraction faite de ces inci* dents , on ne voit nulle part ^e ee prince ail fiât à Paris un séjour de longue durée, et, s'il mourut à Saint-
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Bm»^ ce ftrt parat ifq^il avait voulu aa fiûra tmiisfiorter,
agonisant y auprès des reliques du martyr patron de la Gaule.
L'évéflpie de Bwis teit alors DëodefrUy dtmt le nom
seul est venu jusqu'à nous. 11 eut pour successeur Erkenlad f qui eut avec TablMiye de Saiol^Deoifi uu différeod auquel Charlemagne mit fin vers Fan 775^ eu ordonnaat qu'il serait fait appel au jugement de Dieu par la croix. Le comte de Paris, nommé Gérard, assista à cette épreuve. Sous rëpiaoopat d'Erkenrad ua iaeepdîe cQQnuna les titres et les chartes de l'Église de Paris; l'éveque s'adressa alors à Gharlemagney qui confirma par undiplopie l'Église dans la poMession de tous les biens et de tous les serb qu'elle avait avant la destruction des actes. C'est également au même Erkenrad qu'on attribue l 'établissement des chanoines de la cathédrale de Paris.
Charlemagne, doué d'un vaste génie et presque toii* jours occupé à combattre les barbares du Nord et du Sud, parcourut plus d'une fins aon empire, seît pour tenir des assemblées nationales, alors appelées champs de mai, soit pour s'assurer des besoins des peuples et y pourvoir. 11 dut phis d'une fois s'arrêter à Paris, la cla£ des provinoss neustriennes, et vraisemUablement il charge ses missi dominici d'inspecter en son nom cette ville et ceux qui l'administraient.
«r Nous voulons, avait-îl dit dans l'un de ses capitulaires, que, à l'égard de la juridiction et des affaires qui jusqu'ici oat appartenu aux comtes, nos envoyés s'aix{uittent de le«r mission quatre fois dans l'année : en hiver, .au mois de janvier; dans le printemps, au mois d'avril; en été, au mois de juillet, et, ea automae, au mois d'octo-