HISTOIAE DE PARI5. (HM-MM
saint Paul. Deux reines, placées chacune entre deux rois, lui paraisjtaient être la reine de Saba et Jktiuabé, symboles bibliques de TÉglise. Un des rois, tenant un iastiument à cordes, était David; un autre, Salomon. Le troisième et le quatrième représentaient des personnages de la généalogie royale de la Vierge. Ces elifigies de rois et de reines, d'une forme aplatie et d'un tràit minutieux, semblaient les plus anciennes de toute la basilique. On dit qu'elles ressemblaient fort à celles do portail occidental de la cathédrale de Chartres. Elles sont gravées dans les Antiquités deD. Montfaucon, avec des noms mérovingiens ; le David j prend celui de Oiilpéric I*, qui se croyait, dit-on, un peu musiciens; les autres passaient , nous ne savons en vertu de quels renseignements, pour Gotaire I*r elGotaire U, Arégonde, Gontrtoet Frédégonde. Nous n'avons pas besoin d'ajouter que l'opittioB de 1 abbé Lebeuf a seule, sur ce point, quelque valeur à nos yeux.
La figure longue et- mince adossée au pSfier-trumeau est
celle de saint Marcel, neuvième évêque de Paris, mort le i". novembre 436. £Ue date des premières années àa treizième siècle; mais^ sous l'influence du style roman d'une partie des sculptures de la porte, l'artiste qui l'a faite lui a donné un caractère plus ancien.
Le trumeau est comme une haute tour carrée, couronnée de tourelles et percée de longues ouvertures, les unes cintrées, les autres ogivales. Deux anges, en tuniques or» nées dej>ierreries,'les ailes ouvertes et les mains élevées^ sont placés en consoles sous le linteau. Sur la dernière assise de clmque montant de la porte on voit le commence* ment d'un rinceau qui devait descendre jusqu'en bas et
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(IMMim LITRE IV. CRAPiniE IV.
qui s'esi arrêté en chemin. Son feuillage un peu plat, mai» d'une exécution savante, encadré de perles, rappelle les fÎBceanx si vantés de la porte des Valois à Saint-Denis.
Comme les tympans des deux autres portes, celui de la ^ porte Sainte-Anne se partage dans sa hauteur en trois »mes. Les additions faites au tretsième siàcle pour le compléter ont introduit dans les sujets une espèce dt' surabondance , une confusion même , qui n'existaient pas dans le principe. L'histoine de sainte Anne et celle de la Vierge s'y mêlent avec un certain désordre dans la partie inférieure , qui appartient au treizième siècle , taudis que la -seulptiirentHBaiie se présente au-dessus avec une régularité parfkSteihent claire. Ainsi qu'à la porte centrale , il faut rattacher ici au tympan le premier personnage ou le premier groupe de chacun des <)uatre cordons de la Yonssure.
A droite, quatre personnages debout dans cette voussure, jeunes, imberbes, coiffés de chapeaux en pointe ^ tenant à la main des restes de baguettes, sont les descendants de David , que le grand-prètre avait convoqués pour duHsir parmi eux un époux à Marie.
A la gauche de la porte centrale , sous la tour du Nord , estplacéela/^/ê^e/a Fierge ; elle était aussi remarquable par le génie du sculpteur que' par la compoâtion ; mais les iconoclastes de 1793 Font presque entièrement mutilée et détruite. De nos joui"S on s'est efforcé de lui restituer ses ornements et son caractère. Sur les linteaux, au milieu des rois et des prophètes de PAnden TesUment, dont les artistes du moyeu âge prodiguaient volontiers l'effigie, on remarque des groupes figurant l'ensevelissement de la Vierge. !-« tympan représente le . couronnement de
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Marie; la Mère de Dieu est assise à la clroite de son Fils; un ange pose une couronne sur sa^tiète^ deux anges s'agenouillent devant elle ; sur quatre rang» apparaisient «les anges, des patriarches, des rois de la tribu de Xuda et des prophètes inspirés de TEsprit-Saint.
Le fond du cadre ogival offre trois divisions; dans la première six figures assises, i^epr^sentant des prophètes, portent des phylactères sur leurs genoux ; dans la seconde la Vierge est ensevelie par les apôtres; dans la troisième elle est couronnée par un ange. Sur les deux faces latérales du portail étaient huit grandes statues représentant Aaron avec sa tiare de grand^prétre, Moïse armé des Tables de la loi, saint Jean-Baptiste portant Tagneausur son disque, saint Bernard, PhiUppe-Auguste et deux anges. Au-dessus des niches 9 de chaque côté, sont plusieurs sculptures qui , quoique mutilées, méritent de fixer l'attention. On y remarque, à droite, le démon tentant un jeune homme , à gauche les symboles des quatre évangéiistes. Au fond des niches de petits bas-relie& représentent, entre autres su» jets, le martyre de saint Etienne, saint Pierre, vêtu en évêque , tenant les clefs du Paradis, le martyre de saint Denis, saint Michel terrassant le dragon.
Dans le haut du tympan Marie glorifiée paraît comme reine des anges et des hommes. Assise à la droite de son FilS| qui la bénit, elle vient de recevoir sa couronne des mains d'un ange sortant d*une nuée au sommet de Togi ve. La ttte du Christ est également couronnée. Deux anges , un genou en terre, portent chacun à deux mains un chandelier, Tunbien complet, avec son derge, Tautre en partie brisé.
La scène se complète par la voussure tout historiée de