‹ Histoire de Paris, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 61 sur 91 · UM-1»0) LIVRE VI. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

UM-1»0) LIVRE VI. CHAPITRE I

Grâce aux soins et à la sagesse du saint roi , tous les préparatifs de l'ez.pédition étant à peu près terminés, l'on n'attendait plus que Tépoque fixée pour le départ. Les seigneurs et les vassaux étaient animés d'un grand zèle. Des processions parcouraient sans cesse les rues et fiûsaient retentir Taîr des hjrmnes d'une sainte allégresse. Louis IX se rendit enfin à l'abbaye de Saint-Denis pour y recevoir Toriflainme des mains du légat du pape, et vint ensuite ^ portant le bourdon et la panetière, entendre la messe dans Téglise de Notre-Dame. La cérémonie qui eut lieu à cet occasion fiit pieuse et touchante. Lorsque le légat du pape eut pris en ses mains le drapeau national de la France, dévotement placé sur le tombeau de saint Denis, Louis IX fit signe au porte-étendard , et celui-ci , que les historiens proven^ux nomment Guillaume III de Gueidan, vint sV . geuouiller devant l'autel. « Vous jurez, lui dit l'abbé de

< Saint-Denis , vous promettez sur le précieux sang de « Notre-Seigneur Jésus-(3irist, cy présent, et sur le corps a de mon seigneur saine tDenys et de ses compaignons, qui « y sont y que vous, loyalement en votre personne, tienct drez et gouvernerez l'oriflamme du roi mon seigneur, « qui cy est, à l'honneur et proûct du royaulme , et pour « doubte de mort, ou aultre avanture qui puisse venir, ne « la laisserez, et ferez partout vostre debvoir comme bon c et loyal chevalier doibt faire envers son souverain et

< droicturier seigneur ? • Guillaume jura^ la main levée, et reçut la bannière que la France considérait comme un religieux talisman. Cependant, tandis que les croisés montraient un visage serein et une contenance assurée , tout le reste des nombreux assistants , clercs , moines, bourgeois , peuple , « en larmes et plours, » manifestaient la plus vive

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