CHAPITRE li
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Rome, qui a subjugué le monde, fut dans l'origine uu amas de cabanes où s'abritaient des pâtres obscurs, où des esclaves fugitifs clierchaient un asile contre la loi. Paris, après Rome la ville par excellence, a commencé par ('ti c une bourgade, située dans une île de la Seine, et formée de huttes grossièrement construites.
Combien de fois les grandes choses n'ont^ pas eu uu pauvre berceau!
Aucune notion historique ne nous révèle vers quelle époque s'éleva Lutèce (^Lutetia)^ principale ville des Parises {Parisii^ Parisiens ).
La Gaule était déjà une contrée couverte de vil h s fortes et habitée par des peuples nombreux lorsque César fit pour la première fois mention de cette petite cité, peu connue des Romains. Nous lisons au livre YI des Commentaires que, vers l'an 700 de la fondation de Rome (l'an 53 avant J .-C.),« l'assemblée des Gaulois ayant été convoquée à Samarobrive (Amiens), pour le commencement du printemps, selon la règle établie, tous les p( ii[j]es s'y trouvèrent, excepté lesSënones, les Caruute^ et les Trévires.» Le conquérant delà Gaule lyoute: aCésar, pensant que c'était là un symptôme de défection ou de guei-re, pouf montrer boute l'importance qu il y attachait, transféra
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l'assemblée à Lutèce^ ville des Parises ; ceux-ci étaient
limitroplies des Séiioiies, avec lesquels ils avaient autrefois fait ailiauccy suivant la tradition, uiais ils n'avaient point approuvé la résolution que les Sénones venaient de
prendre. »
Ptolémée) qui écrivait plus d'un siècle après César^ désigne la capitale des Parises sous le nom de Lucolèce
(Aou3toT£xia). liCS Parises (i) appartenaient à la région celtique ; leur territoire, dont les limites ne peuvent être exactement déterminées, était de peu d'étendue. Ils confinaient au nord avecles Silvauectes , ài'est avec les Sénones, au sud et à Touest avec les Camutes. Tout indique, d'après la faiblesse numérique de leur population, qu'ils étaient rattachés à la grànde confédération des Sénones par les liens de la clientèle et du patronage . Quoi qu'il en soit, César vînt lui-même à Lutèce présider l'assemblée nationale des Gaules, et les Sénones, intimidés par sa présence, se résignèrent à y envoyer des députés.
L'année suivante (52 av. J.-C), tandis que César était retenu en Italie par la prévision d'une guerre civile, les nations et les cités gauloises se soulevèrent contre le joug romain et placèrent à la téte de leur confédération le cé-
(i) Il existait dans la Gaule et dans la Grande-Bretagne plusieurs autres j)Osilions géographiques appelées Pari.ni, Barisii. Les radicaux Par et Bar sont identiques, les lettres P cl B étant prises très-souvent l'uoe pour Tautre. Les habitants du Barrois sont nommés Barisienses, comme ceux de Paris ParisUnses, Le Barrois était la frontière qui s^ptf rait la Lorraine de la Champagne. Le territoire des Parisiens était aussi nne (rontière qai séparait les Sénones et les Cnmutes des SUvanectes, h Gaule celtique de la Gaule belgique. Toutes les positions géographiques dont les noms se composent du radical Bar ou Par sont situées sur des frontières. On en a conclu justement que Parisii et Barisii signifiaient habitants des frontières.
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lèbre Yercingétorix, d'origine arvern.». Durant le cours de cette guerre, dont nous n'avons point à raconter les incidents, Labiénus, l'un des princi|)aux lieutenants de César, se porta sur Lutèce avec quatre légions, après avoir laissé dans Jgerulicum (Sens ou Provins), pour la garde de SCS ba^jages, un j)etit nombre de soldats réceninient arrivés dltalie. Le Gaulois Camulogène , vieillard énergique et dévoué, fut chargé de barrer leclieinin a Labiénus, au moyen des contingents fournis par les cités voisines de Lutèce ; il prit position sur la rive gauche de la Seine, alors couverte par un large marais, vraisemblablement formépar la fiièvre. Labiénus essaya vainement de forcer le passage; après d'inutiles tentatives il rétrograda et se porta sur Melodunum (Melun), dont il se rendit maître. lA il fit passer ses troupes sur la rive droite de la Seine et les dirigea de nouveau sur liutèce. Camulogène, craignant que les Romains n enlevassent la cité des Parises et ne s y fortifiassent, livra aux flammes Lutèce et se maintint dans ses positions de la rive gauche, sous la protection des marais que l'armée ennemie ne pouvait franchir.
Labiénus déroba sa marche aux Parises; ses barques, chargées de troupes, descendirent laSeine pendant la nuit jusques au point oii se trouve aujourd'hui le pont de Sèvres, et lui-même ne tarda j)asà les rejoindre avec trois légions. Les Parises, ne se rendant pas un compte exîict de ce mouvement, partagèrent leur armée en trois corps, destinés à contenir les Romains sur trois points difFéreats. L'un de ces corps occupait les hauteurs qui s'élèvent entre Issy et Meudon. Là se trouvait Camulogène. La septième légion, eonunandee par Labiénus, commen^M l'attaque. I^a lutte fut opiniâtre et meurtrièi*e, et Camu-
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logène périt avec Fëlitc de ses Gaulois. Sa morl fut sigoal de la défaite, et Labiémis, après avoir taillé en pièces les Panses, vint rejoindre César, qui campait alors auprès à' Jgendiciim. Cette journée fut glorieuse pour les vainqueurs et pour les vaincus. Peu de temps après^ lors de la mémorable lutte qui eut lieu sous les murs SAlesia^ le conlingcnt fourni par les Panses à l'armée nationale de la Gaule ne s'éleva pas à moins de huit mille combattants; ils continuèrent par leur courage à retarder la déchéance de la commune patrie.
Nous serons sobres de détails sur les mœurs et les coutumes (les Pai ises durant la période qui précéda la conquête de la Gaule par les armes romaines ; c'est dans les histoires générales de la Gaule qu'il faut chercher ces renseignements, applicables^ à toutes les grandes races kimri-gaêliques aussi bien qu'à la peuplade assez obscure dont Lutèce était la principale bourgade.
En creusant le sol sur lequel vécurent les Parises on découvre, comme dans le reste de la Gaule , les traces premières de la condition de nos ancêtres : des haclies et des massues de pierre , des flèches armées d'une pointe de silex, les ornements ou les instruments vulgaires d'une société à demi sauvage. Aussi bien que lesautres nations gauloises celle des Parises avait évidemment perdu peu à peu de sa barbarie et s'était laissée initier aux usages et aux habitudes des peuples déjà civilises avec lesquels les événements et le commerce l'avaient mise en contact. C'est l'histoire de toutes les familles humaines. Les Parises , comme les autres Kimris-Gaèls, étaient hospitaliers, liardis à la guerre, pleins d'intelligence, doués d'une imagination vive, d'un gout prononcé pour les aventures extraordi-
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naires, nobles penchants auxquels se mêlaient la frivolité, l'orgueil et les vices des sociétés que n'avait point éclairées la lumière de la vérité religieuse.
Ne se distinguant en rien des Gaulois de la race sé- Donaise et des autres Celtes septentrionaux, les Parises étaient des hommes de haute taille, a^ ant la peau blanche, les yeux bleus, les cheveux blonds , le regard méchant et farouche. Les riches donnaient à leur chevelure une cou* leur d'un rouge très-prononcé eu ia la vaut avec de Teau de chaux, ou en Tenduisant d*un cosmétique composé d'huile et des* cendres de certaines plantes. Le peuple portait les cheveux longs et flottants; les guerriers les relevaient en toufFe sur le haut de la tête. La coutume était de laisser croître la barbe, mais les hommes d'une haute origine se rasaient le visage et se bornaient à porter de longues moustaches. Leur vêtement national était un pantalon appelé ùraie, assez étroit. La blouse, encore populaire dans nos ateliers et dans nos campagnes, faisait essentiellement partie de leur costume. Par dessus ce vêtement les riches et les nobles portaient une casaque ou saie tantôt simplement rayée, tantôt revêtue de broderies ou de peintures, selon la condition sociale du personnage, qui la jetait sur ses épaules ou Tagrafait autour de son cou. Cette espèce de manteau court était remplacé , dans le peuple, par des peaux de mouton ou de bêtes fauves. Les hommes riclies et les chefs militaires aimaient à se parer d'anneaux, de bracelets et de colliers . Leurs armés défensives étaient le casque , le bouclier et, plus tard, des eottes de mailles; leurs armes offensives, le gais , sorte de pieu durci aux flammes , le niatras , la lance , le sabre de cuivre, et une sorte de faux au fer large et recourbé eu
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croissant, et dont l'emploi était terrible. Tantôt ils ornaient leurs casques de cimiers et de panaches, et tantôt
ils les sui^iiioii talent de cornes d'élan ou de buffle. Sur leurs boucliers on peignait des figures bizarres, quelquefois d'un aspect horrible, et c'était là le blason de nos barbares ancêtres. Les maisons étaient rondes j peu spacieuses , meublées avec simplicité. Chaque guerrier suspendait à la porte ou rangeait dans des coffres les tttes et les crânes desséchés des ennemis qu'il avait tués ou qui étaient morts sous les coups de ses ancêtres. Leurs repas étaient plus co* pieux qu'élégants, mais l'étranger et l'iiùte y avaient toujours une place d'honneur. L'usage voulait que la cuisse de l'animal servi sur la table fût le mets réservé au plus brave, et c'était là une source de contestations sanglantes. ' Us méprisaient la vie, ou du moins ils bravaient la mort avec une folle témérité. Le mari avait droit de mort sur sa femme , le père sur ses en^nts, et, lorsqu'il y avait présomption qu'un homme avait péri victime d'un empoisonnement ou d'un crime , sur ce simple soupçon on livrait sa veuve à d'effroyables tortures. La polygamie était autorisée par la loi ; mais cet abus était restreint , parce que la communauté des biens existait entre les époux et que le mari devait apporter une part égale à celle de sa femme.
Chez les Parises , comme dans le reste de la Gaule , le premier apprentissage de la jeunesse noble était celui des arme s. Ceux qui, dans le combat , prenaient la fuite ou perdaient leurs boucliers, étaient notés d'infamie. La barbare coutume du duel était chez eux en honneur ; c'était j)our eux un moyen de vider tous les différends et d'établir la justice des causes. Comme les autres Gaulois, les
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jeunes Pariscs s'cxorraieiit à la nage; de bonne heure on leur apprenait 1 art de monter à cheval ; on les formait aux évolutions militaires. lia chasse dans les forêts était ruii de leurs délassements favoris ; ils l'aimaient jusqu^a la passion, et ce jeu endurcissait leurs corps et tenait en haleine leur courage. Ils empoisonnaient quelquefois leurs flèches. Le reste du temps était consacré aux. festins; Fusage des Gaulois était de manger assis, selon la coutume moderne, et non d'après Tliabitude d(s Romains. Les repas se terminaient souvent par des combats singuliers, amenés par l'ivresse, et "quelquefois par le chant des hymnes nationaux qu entonnaient les bardes et qui célébraient la gloire des ancêtres.
Le vol était puni de mort lorsqu'il avait été commis dans r enceinte de la ville; dans le cas contraire on Texcusait comme une industrie propre à former le courage ou à entretenir le mépris du danger. L'homicide de l'étranger était châtié plus rigoureusement que le meurtre duooncitoyen. Le maître était juge de ses esclaves, mais il ne pouvait leur appliquer que les lois ordinaires du pays. Il était défendu de s'entretenir des affaires publiques hors du conseil et des assemblées dé la nation ; on devait se borner à informer confidentiellement le magistrat de tous les événements graves dont on avait le premier connaissance. Les tribunaux étaient présidés par les druides, qui semblaient ainsi s'être réservé le monopole de la justice. Les druides excluaient des sacrifices ceux qui ne s'en tenaient pas à leurs décisions, et cette excommunication plaçait les interdits au rang des scélérats et des impies que chacun (îiyait avec horreur. Quant aux esclaves, ainsi qu'on vient de le voir, leur condition était loin d'être
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odieuse et intolérable comme à Rome j ils étaieiU pluluL des valets de ferme ou des serfs tributaires que de véritables esclaves. On payait un droit pour les marchandises que transportait le commerce, et c'était une source importante de revenus pour les habitants de Lutèce.
La iio])lesse était héréditaire et formait un ordre à party au-dessous des prêtres et au-dessus du peuple. Soit qu'elle (ut un patrîciat basé sur des traditions religieuses, soit qu'elle ne résidât que chez les descendants des anciens chefs y elle ne conférait aucune prépondérance légale dans le gouvernement ni dans l'administra*» tion de la cité. « Tous les clievaliers, (lit César, devaient prendi'e les armes dès que la «guerre était déclarée. Us avaient toujours autour d*eux un nombre d*ambacfes et de clients proportionné à T éclat de leur naissance et aux ressources de leur patrimoine. C'était là , pour eux , la seule marque de crédit et de puissance (i). » Chaque noble parise commandait à un certain nombre de familles ; de là une hiérarchie de prescriptions et d'obéissance , un lien permanent et sacré, qui n'était, au demeurant, sous des appellations différentes^ que la féodalité avant le christianisme. « Chez les Gaulois, dit encore César, ce n'est pas seulement dans cliaque ville, dans chaque canton et dans cliaque campagne qu'il existe des Êictionsy mais aussi dans chaque maison... La raison de cet antique usage palpait être d'assurer à cliacun, dans le peuple, une protection contre des hommes plus puissants, car nul ne souifre que Ton opprime ou que l'on circonvienne ceux qui sont sous sa tutelle (a). »
(i) Ca?s., (/c ficll. (,al/„ lib. VI, c. i5. (a) Id., iô, Yl, c a . .
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Le peuple, chez les Parises comme dans toute la Gaule, comprenait ceux, de la nation qui n'appartenaient ni à la caste des druifles, ai à Tordre des équités ou nobles; il embrassait donc dans sa généralité les hommes libres et les colons.
La langue des Parises, comme les autres idiomes gaulois, n'a point survécu aux siècles ; mais quelques débris de ce langage, qui fut celui des peuples du Nord, subsistent encore dans la Grande-Bretagne et dans nos départements armoricains. L'art de l'écriture ne leur était point étranger ; ils s'en servaient dans leurs actes publics et dans les transactions civiles. Il paraît qu'ils employaient des caractères à peu près semblables à ceux qui étaient en usage chez les Grecs, mais ils leur donnaient une signification différente. Il est probable que les caractères dont ils se serinaient pour écrire avaient été introduits dans la Gaule pai^ les navigateurs phéniciens. Les druides s'abstenaient de se servir de ces caractères pour transmettre aux peuples leurs maximes et leurs doctrines; ils usaient d'un langage hiéroglyphique, dont les éléments étaient empruntés au règne végétal : c'était la langue des Rhin ou Run^ c'est* à-dire des mystères, a Je connais, dit un chant des bardes, la signification des arbres dans l'inscription des choses convenues. Les pointes des arbres imitateurs, que murmurent-elles si puissamment, ou quels sont les divers souffles qui murmurent dans les troncs? Lorsque les rameaux furent marqués sur la table des sentences, les rameaux élevèrent la voix, d
La religion des Parises était évidemment celle des Kimris-Gaëls qui peuplaient la Gaule centrale et la Gaule armoricaine. Césaret les Romains qui combattirent sous ses ordres
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crurent reconnaîti*e y parmi les divinités de la Gaule , la
plupart des dieux de rOlyrnpe grec et latin ; 01% en dépit de cette croyance du guerrier qui conquit la Gaule, il est aujourd'hui bien avéré que les dieux adorés par nos ancêtres n'avaient aucune similitude avec ceux de rolympe homérique ; on ne leur attribuait ni les passions ni la forme de l*homnie ; on ne les associait point aux querelles des rois et des chefs, et on avait une idée assez élevée de leur nature pour ne leur attribuer aucune des aventures étranges que les Grecs et les Romains prêtaient si CD ni plaisamment à leurs dieux suprêmes. I^es divinités de la Gaule , en rapport avec les mœui*s farouches et sauvages de leurs sectateurs , se plaisaient au sang et au carnage ; elles étaient insatiables de larmes et d'hécatombes humaines , mais elles n'empruntaient ni le corps des mortels ni celui des animaux pour satisfaire leurs amours et dégrader leur essence.
Les origines du paganisme gaulois paraissent se rattacher aux théogonies de l'Orient , même à celles de l'Inde. Le nom de Teutatès, qu'ils donnaient au plus formidable de leurs dieux, rappelle le dieu Thcut des Pliéniciens, L'adoration ou la personnification des forces de la nature , l'une des formes essentielles de leur polythéisme, semble empruntée aux idolâtries des Perses et des Scytlies, tandis que leurs mystères , inaccessibles autant que redoutés , rappellent les orgies de Samothrace, trop fameuses dans i'iii&loire des aberrations de T homme.
Les druides, comme les prêtres païens de l'Inde et de l'Egypte, enseignaient l'éternité de l'esprit et de la matière; ils croyaient à la transmigration des âmesy à un Olympe Walhalla moitié mystique, moitié sensuel , où le^
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guerriers retrouvaient leurs armes, leurs chars, leut*$
chevaux, se livraient de joyeux conil)als, et buvaient un céleste hydromel dans le crâne de leurs ennemis.
Les druides étudiaient avec soin le cours des astres et les phénomènes de la nature; habiles dans l'art de connaître les plantes médicinales, ils guérissaient les malades et acquéraient sur l'imagination des peuplesune puissance très-étendue ; ils avaient la prétention de ne rien ignorer de ce qui concernait Tordre des choses, la magie, Tessence des dieux et de l'anie, et les forces qui prêtent une sorte de vie à la matière.
Le chêne était Tarbre sacré du druidisme; tous les ans, et probablement le premier jour de l'année, qui correspondait, dit-on, au sixièmede la lune de mars, les diiiides et le peuple se rendaient dans les forêts, et coupaient avec une faucille d'or un rameau de gui que des prêtresses recueillaient religieusement dans un drap, avant qu'il fût tombé à terre.
A la mort d*un guerrier ou d*un grand on égorgeait sur son tombeau ou Ton jetait dans les flammes qui dévoraient ses restes un cheval de guerre, des esclaves, sa femme elle-même. Quelquefois ces sacrifices étaient volontaires.
HISTOIBE 0E PARIS. (Av.J.-C.S>.