‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 3)Chapitre 35 sur 64 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

AgmndiMenMnt et emlMllbMaieiit de Paris souc PliiUpe-Angnste.

Philippe-Auguste avait le sentimeat du grand et du beau, et la ville de Paris, bien que célébrée par les chroniques et cliaiilée par les poètes, lui semblait indigne du rôle que lui assignait Tadmiration des peuples tant qu'elle serait dépourvue trëdilité, de règlements de police et de monuments publics. Sous s6n règne cette capitale fit plus de progrès vers la propreté et Télégance qu'elle n'eu avait fait depuis quatre siècles, k Tavénement des Capétiens la ville était rônfermée dans les étroites limites de l'île qu'on appelle encore du nom de Cité, et c'est à peine si, sur les deux bords opposés de la Seine, elle comptait des faubourgs^ des villages agglomérés et un certain nombre d*abbayes ou d'églises toujours exposées aux ravages et aux incendies des barbares. Louis le Gros fut le premier qui protégea ces faubourgs par une muraille fortifiée. Sur la rive droite cette enceinte commençait dans le voisinage de Saint-Germain l'AuxerroiSi comme Tatteste encore le nom d'une rue (i) ; elle formait ensuite une sorte dedemicercie dontlacirconféi^nce embrassait les rues defiétbisi et desDeux-Boules, la rùe et la place du chevalier du Guet, et traversait, au nord de la Seine, le sol où s'éleva plus tard la partie méridionale de la rue Saint-Denis, à peu de dis*

(i) Rue des Fossés Sami'Gennain VAuxemis,

tance d'une forteresse qui occupait alors l'espace qu'on

appelle de nos joursla place du Cliatdet. Là était uae porte solidement défendue. Au delà de cette porte, l'enceinte se prolongeait, enserrant Saint.- Jt4<-4ties de la Boucherie et aboutissant à la rue d^ Ârcis, où s'élevs^t une autre porte Yuibinc du lieu ou fut construite plus laid T église, de Saint-Merri, La muraille se terminait au bord de la Seine, là où enste encore de nos jours la place de Grève. Sous Louis^ le Jeune on continua cette euceiute autour de^ faubourgs de la rive giauche ; de ce coté la muraille avait son point de départ au lieu qu'on appelle aujourd'hui la Vallée (i); elle suivait une ligne que nous indique la rue Saint- Audi e des Arcs, traversait la rue de la Barre (2), la rue Pierre-Sarrazin,. la rue de la Harpe, et aboutissait mx: ]e bord de la Seine à remplacement qui ayoisine le pont ,Saint»Michel.

Moins d'un demi-siècle après l'achèvement de ces travaux, Paris ét9uifait en quelque, sorte dans ses limites étroites, et Philippe-^Auguste ordonna aux bourgeois . d,e travaiUer.à la constructiond'une trcjjsi^me enceinte formée d'une, muraille épaisse, garnie; dé portes et de tourelles. Ce mur partait de I4. rive droite de la Seine, à quelques mètres au-dessous, du pont des AxtSf et à ce point, de dé* part s'élevait une grosse tour ronde destinée à la garde du fleuve. La inuraille traversait, ensuite remplacement actuel de la cour du Louvre ; elle suivait la direction de la rue de l'Oratoire jusqu'à la rue de la Giarronnerie (3). Là on avak pratiqué une entrée fortifié^ qu'on appelait la .

(i) Qoi^dà'âTaDds^Àiigijiitiiis, fAknmé'i la ▼olaiHe* (î) Aujourd'hui rue Hautefeuille.

Ci] Auiuurd hui rue Saiul-iiuuure.

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