HISTOIRE D£ PARIS
de SaiiUe-Agiièset iu^igée eu paï uisse sous l^invocaûou de SainUËustaclie, apparemaient à [occasion de quelque re* lique de ce saint (juelle obtint de tabbaje de Saint-Denjs^ oh son corps avoit é(é déposé (i). Plus d'une difficulté s'éleva entre le clergé de Saint-Eustache et celui de Saint- Germain sur le partage des droits curiaux. Deux, sentences arbitrales, de 1228 et 1224, mirent fin au débat. Elles statuèrent, eu premier.. lieu, que la collation au nouveau bénéfice appartiendrait d'abord à révêqiîe de Paris, puis au doyen et au chapitre de.Saint-Çrermaia.rAuxei rois, et, après eux, alternativement et de même manière, à leurs successeurs. Au doyen devaient. revenir les offrandes faites à Saint-Eustache ainsi que les profits des messes qui se disaientà Saint-Eustache «à la Toussaint, à Noël, àPà(|ut'setà la Pentecôte ; au curé revenaient les profits deà messes des moi Ls et les oiïrandes des cérémonies funèbres, lorsque le corps était, présent. Les autres émoluments de la paroisse devaient c tre partagés. Toutefois, si le curé était réveillé la nuit pour les fonctions de son numstère, lui seul avait droit à rétribution, à moins que la somme ne dépassât huit deniers, car alors le doyen pouvait réclamer la moitié du su rplus . Les marguilliers et le fossoyeur étaient nommés par le doyen de Saint-Germain, lequel devaiL néanmoins les dianger lorsqu*il recevait à leur égard du curé de Saint- Eustache des plaintes graves. Il était permis au curé d'avoir ses livres et ornements propres, de les porter à son église, de s'en servir pour célébrer, etdelcs garder lui-même, etc. (^t état d'assujettissement dans lequel le curé se trouva placé donna naissance, selon Dulaure, à ce dicton prover-
( i) JaiUot.
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bial : « Il faut être fou pour être curë de Saint- Eustaclie. » La cure de Saint-Ëustache n'en devint pas moios, en peu de temps, une des plus lucratives de Paris, et son revenu ^ au témoignage de Sauvai^ dépassait celui de plusieurs évéchés.
Sous le règne de saint Louis l'église de Saint-Enstache eut beaucoup à soulfrir des ravages des Pastoureaux. Vers le milieu du seizième siècle elle fut reconstruite et consi-. dérableinent agrandie; la gravure ci-contre donnera une idée exacte de ce monument^ dans ses conditions actuelles. Nous en donnerons plus tard la description.
L'ordre du Yal-des-£coliers^ institué en lîàoi, dans le diocèse de Langres, par quatre célèbres professeurs de l'université de Paris, s'était déjà étendu dans une grande partie du royaume ; ses fondateurs voulurent avoir une maison à Paris, poi^r que leurs jeunes novices pussent y recevoir les leçons des maîtres illustres dont s'enorgueillissait la France. A cet effet ils obtinrent d'un bourgeois , nommé Nicolas Giboin, trois arpents de terrain situés près de la porte Baudets ou Baudoycr, hors du mur d'enceinte, ainsi qu'un ciiamp contigu d'un autre bourgeois, appelé Pierre de Braîne. Vers le même temps les gens d'armes ou archers de la garde du roi cherchaient l'occasion de construire une église en Phonneur de sainte Catherine, selon le vœu qu'ils avaient fait à Bouviues; ils s'entendirent avec les religieux de l'ordre du Val-des»Écoliers pour butir le pieux édifice, et, désireux d^ s'associer à cette œuvre, Louis IX, sa mère, plusieurs princes et seigneurs de la cour s'empressèrent de doter l'église et le prieuré. La plupart des successeurs de saint Louis devaient à cet égard l'imiter, et la nouvelle communauté se trouva bientôt dans un état fort prospère. On la désigna, dès Torigine, sous le