‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (volume 4)Chapitre 55 sur 82 · HISTOIRE DE PARIS. (13804W · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE PARIS. (13804W

établit dans ce collège un principal, un chapelain, et trouva le moyen ë'y réunir huit boursiers dans les lieux désignés par les fondateurs. En 17 4^ on eu reconstruisit la façade, et en 1763 il fut réuni à celui de l'Université.

Rappelons en passant le collège Cocquerel , fondé par Nicole Cocquerel, de Montreuil-sur-Mer, et qui n'eut jamais une grande renommée ; constatons également l'existence du collège fieSéez. « Ce collège , dit Hurtaut, est situé dans la rue de la Harpe, du même coté que ceux de Narbonne et de Bayeux , et comme eux de la paroisse de Saint-Sé vérin, dans la censive de Saint-Jeaii de T^tran. Grégoire I^anglois, évêque de Séez, ordonna, par son testament, la fondation de deux collèges, Tun à Paris et l'autre à Angers. Jean Langlois, prêtre, né à Lonlay, dans le diocèse du Mans, curé de Saint-Séréné, près de Monseur, dans le même diocèse, et exécuteur du testament de Grégoire Langlois , son oncle, fondace collège le 24 fé* vrier 145^7» en &veur de huit boursiers, dont quatre doivent être du diocèse de Séez et les quatre autres de l'archidiaconède Pàssaye, dans le diocèse du Mans. Dans ce nombre de huit étoient compris le principal et le chapelain, tous deux perpétuels et à double bourse. L*évêque de Séez devoit conférer trois de ces bourses, et celle du principal, quiétoit double, et l'archidiacre de Passaye, les trois autres bourses et Y office de chapdiain, dont la bourse étoit pareillement double. Par les statuts que Jean Langlois fit, le a4 février 1427 ( vieux style ), le maître aura 7 francs par semaine, le chapelain 6 flancs, le procureur 6 francs, et chacun des boursiers 5 francs de bonne monnoie, le marc d'argent valant 8 livres ou environ. »

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Le collège de la Marche^ fonde sous la domination an« glaise par Guillaume de la Marche et Beuve de Winville, était situé rue de la Montagne Sainte-Creneviève. I-ie nombre total des bourses qui y furent successivement instituées s'élevait à vingt et une ; elles étaient toutes à la collation de Tévéque, qui exerçait en même temps sur cette maison l'autorité de proviseur. Le collège de la Marche était l'un des plus renommés de l'ancienne université de Paris.

Sous le règne de Charles VI florissait la confrérie ^es Arbalétriers. L'origine de cette compagnie ne laissait pas d'être ancienne, c En 1379 et auparavant, dit Sauvai, les arbalétriers s'exerçoient aussi hors de la ville , dans un vaste espace nommé le champ des Arbalétriers, où conduisoit une ruelle qu'on appeloit Vallée des Arbalé" triers^ et ce champ étoit situé le long des murailles de Paris, entre la vieille rue du Temple et la culture Sainte- Catherine , au lieu même où est aujourd'hui la rue des Francs*Bourgeois. Depuis, en 1890, le roi leur bailla à héritage, pour la deniers parisis de cens et 10 sols parisift de rente, une place de deux cent quatre-vingt-huit toises de surface, qui tenoit encore aux murailles de la ville, où conduisoit pareillement une rue nommée la rue des Arbalétriers^ et qui étoit assise entre la rue Saint- Denis et celle de Mont*Orgueil, à l'endroit même où sont bâties les rues Pavée, du Lion et Tireboudin. En t4io, c'est-à-dire vingt ans après, le roi leur donna une tour des anciens murs tout joignant la même place, et cela du consentement du prévôt des marchands «t échevins; et, moyennant 4 sols parisis de rente, payables tous les ans à la recette du Parloir aux Bourgeois , ils l'agrandirent

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de plusieurs toises, et cet emplacemeats'appeloit, ea 1 4 1 3, \e jardin des Arbalétriers et jardin du trait des Arba-létriers^ en i4i6 (i), »

Par les lettres patentes de Charles Yl, « il est ordonné qu'il sera fait un choix de soixante des plus habiles arbalétriersy qu'ils s'habilleront et s'armeront à leurs frais, qu'ils jouiront de plusieurs privilèges, seront exempts de payer le quatrième du vin^ les impositions et aides mises pour la guerre j les tailles ^ subsides^ gabelles y guet et arrière^ guetf excepté ce qui se lève pour les réparations et fortifications de la ville, pour l'arrière-ban, et pour la rançon du roi. Us seront présentés aux deux prévôts, celui de Paris et le prévôt des marchands, et leur prêteront serment d'obéissance et de fidélité... Ils marcheront aux frais de la ville. Le capitaine aura cinq sous par jour, et chaque arbalétrier trois sous, sans compter la dépense de bouche pour l'homme et pour le cheval (a). »

IjCS confrères arbalétriers eurent soin de faire confirmer leur institution et leurs privilèges par les successeurs de Charles VI. Plus tard, cependant, leur chef renonça à son titre de roi pour prendre celui de grand-^maître. Durant le quinzième et le seizième siècles il habitait un hôtel situé rue de Grenelle , à peu près en face des bâtiments appelés hôtel des Fermes.

L'usage des armes à feu, devenu plus fréquent, fit tomber en désuétude les arbalétriers et leur institution. Cependant ce corps se maintint jusque sous Louis XIY .

1j^ archers de Paris étaient, comme les arbalétriers, commandés par un roi et un connétable ; ils demandèrent

(i) Sauvai, t. U, p. 693.

(a) Félibien, t . II, p. 75o.

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à Charles Yl, en i4^ 'y 1^ permission de se constituer en confrérie, eu Thonneur de Dieu, de la Vierge et de saint Sébastien. Ce roi leur accorda leur demande, ainsi que les privilèges et exemptions donnés aux arbalétriers, avec cette différence qu'au lieu d'avoir trois sous par jour ils n'eurent que deux sous. Soumis aux mêmes règles, ils avaient à peu près les privilèges des arbalétriers. Us étaient au nombre de cent vingt.

Quant aux arquebusiers de Paris, leur compagnie était également fort ancienne; on la fait remonter jusqu'au règne de Louis le Gros. Saint Louis fixa le nombre des chevaliers de l'arquebuse à cent quatre-vingts ; par lettres patentes d'avril 1869 ce nombre fut porté à deux cents. Charles VIII, en 1490^ confirma les privilèges de cette compagnie et en ajouta d*autres. Les arquebusiers remplissaient des fonctions semblables à celles des arbalétriers et jouissaient des mêmes privilèges. Dans l'origine ils se réunissaient dans un emplacement situé rue des Francs- Bourgeois, au Marais. En 1490 ils s'établirent entre les rues Saint-Denis et Mauconseii (i).

(i) « Les arquebusiers y dit le compilateur Hurtaut, sont ceux qui fabriquent toutes les petites armes à feu, telles que \es arquebuses^ cara^ bines, fusib, mousquets^ mousquetons^ etc. Ils en forgent les canons, en font les platines et les montent sur fûts de bois.

« Tontes marchandises- foraines ^arquebuse ne peuvent être exposées en vente sans avoir été préalablement visitées et marquées du poinçon de la communauté de Paris, à peine d'être lesdites marchandises saisies et confisquées, même chez les maîtres de cette capitale qui s^y seraient souS' traita et ce, pour obvier, autant qu'il est possible, aux funestes accidents qui peuvent résulter d'un canon brazé , pailleux , \boursouflé, ou vicié de quelques autres défauts que les gens de l'art peuvent seuls connoitre.

« L'apprentissage est de quatre années ; le brevet coûte . 55 livres, la

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