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plus cointeoient beaucoup qu'elles n'avoietit accoutumé , et de diverses façons. »
Les robes des Cmiines nobles étaient, en été comme en hiver, toujours fourrées d'hermine, detpenuvairou petit-gris. On a vu qu'à l'entrée de Louis XI à Paris les magis* trats de cette ville et les seigneurs qui formaient le cortège du roi, étaient, au mois d'août, vêtus de robes fourrées. T^a mode ou l'étiquette commandait tyranniqueinent et faisait taire la voix de la commodité et du besoin.
Jouvenel des Ursins, à propos des désordres en usage dans Thôtel de la reine Isabeau de Bavière , dit, sous Tan j 4 1 7, que, malgré lesguerres et les tempêtes politiques, les dames et demoiselles menaient un excessif estât ^ que leur coiffure se composait de cornes me/veilleuses^ hautes et larges; qu'elles avaient de chaque côtés au lieu de bourrelets, deux grandes oreilles si larges que, quand elles voulaient passer par la porte d'une chambre, elles étaient obligées de se baisser et de se tourner de côté.
Sous Louis XI de nouvelles poiffures avaient remplacé ces cornes. Monstrelet nous apprend que les dames et demoiselles, vers l'an 1467, « mirent sur leurs testes bourrelets à manière de bonnets ronds, qui s'amenuisoieut par-dessus de la hauteur de demi-aulne ou de trois quartiers de long. »
Sur la cime de ces bonnets en forme de pain de sucre était Sitiàché un coui^re-chief délié, ou voile qui, par derrière, pendait jusqu'à terre.
L'usage des perruques prit aussi naissance pendant cette période. La mode de faire retomber abondamment la chevelure sur 'le visage ne pouvait être suivie par ceux qui manquaient de cheveux; de plus, les acteurs des
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théâtres, pour certains rôles, avaient adopté les chevelures postiches ; ce défaut et oet exemple induisirent les personnes dont la tête était chauve à la couvrir de chevelures artificielles. On donnait à ces perruques ainsi qu'aux cheveux naturels la couleur blonde, alors fort à la mode.
L'université de Paris exerçait toujours une haute influence, et cependant, vers la fin du quinzième siècle, ses privilèges semblaient décroître. Elle avait adulé la domination anglaise et s'était rangée au nombre des ennemis de Jeanne d'Arc; ces manifestations antinationales ne lui avaient guère porté bonheur. Dès le règne de Charles VU on n'avait plus pour ses franchises le même respect et on leur portait de fréquentes atteintes. En 1460 des huissiers avaient arraché du couvent des Augustins un maître de théologie et tué l'un des religieux, qui résistait. L'Université obtint justice pourtant de cette entreprise contre les Augustins, membres de la compagnie, et un bas-relief de l'église des Grands-Augustins attesta la réparation qu'elle avait reçue. Mais elle n'obtenait pas ainsi toujours satisfaction. On voulut la soumettre à un impôt ordonné en 1445, elle s'y refusa; elle ne voulut pas reconnaître la juridiction des commissaires nommés pour le prélèvement, prétendant ne pouvoir être jugée que par le roi, comme dans les affaires de Tignonville et de Savoisy, et aussitôt elle fit cesser généralement ses leçons. Le roi lui ordonna de les reprendre, refusa de connaître de ses affaires, et lui donna pour juge dans toutes ses contestations le Parlement, qui, porte l'ordonnance du 27 mars i446? « connois, décide et détermine tous les jours de moult plus grandes choses que celles de ladite Université. » Les nombreux abus
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que nous avons déjà signalés^ en ristra^ant les annales universitaires, appelaient évidemment unQ réforme. Ce soin fiit confié au cardinal d'Estouville, l^t -du pape. Pour la première fois le gouvernement ^^attrifoua le droit d'intervenir dans Tadministr^tion intérieure d/d l'^Université; jusqu'alors ce privilège était réservé à la puissance ecclésiastique, et les^papes seuls avaient coutuDae dé€k>iiper des lois aux écoles. Charles YII, le premier, adjoignit aU cardinal des commissaires presque tous membres du Parlement (i). Le statut qu'ils arrêtèrent contenait des règles pour les quatre acuités. On remit les anciennes dispositions en vigueur^ en les modifiant selon les besoins de la circonstance. Dans la faculDé de théologie le ten^ d'étude pour pouvoir enseigner fut réduit à cinq ans au lieu de sept; les droits excessifs de la faculté de droit furent réduits à la somme, eïicore considérable pourtant , de 7 écus d'or pour la licence et de 1 2 pour le doctorat (2)» On concéda aux médecins la permission de se marier sans perdre les droits de régence (3). Plusieurs articles portèrent sur le choix des maîtres de la faculté des arts qui présidaient à l'instruction première de la jeunesse. Les commissaires reprochèrent aux maîtres de pensions « d'exiger de trop fortes pensions et d'épargner sur la nourriture des élèves (4). » Le statut s'étendit aus^ auï études, aux livres ; il modéra la conces^on du privilège de scolarité qu'on avait multiplié au point de le rendre méprisable. Enfin les commissaire^, afita de faire maintenir
(i) Dabreuil» t. V, p. 677.
(a)Crévier, t. IV, p. 178;
(3) Voir Pasquier, Recherches ^ lîv. IX, ch. 25.
(4) Crévitr, t, IV, p. 186.