‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 13 sur 96 · WM8I8) LIYAE XIX. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

WM8I8) LIYAE XIX. CHAPITRE III

Ota nesaurait trop louer rhabiletëayec laquelle Tartiste tAt parvenu à' diversifier «ces têtes, presque toutes de profil, exprimant un sentiment unique , le dédain de la terre et l'aspiration au ciel, li a su profiter des différences d'âge, de caractère, depays^ et garder l'imité sans tomber dans la monotonie. Il a varié aussi avec un grand art le jet ,des draperies , les tournures et les attitudes, et tiré parti dès ressources que présentaient un détail^ un accessoire, une ombre portée, pour rompre cette ligne impitojable- ,me]Ét hoirizontale imposée par la forme de la frise.

La marche est fermée par les saints confesseurs, ayant

.à leur tête' saint Jpsepby- tenant d'une main une tige de lis

et de l'autre une règle de charpentier. Ce sont d'abord

saint ÂiitoiiK, lïépandaQt sur sa poitrine un flot de barbe

blanche et portant un bâton en forme de tau; saint Be-

noît, ayeoson pédum recourbé ^isaint'Clodoald, penchant

son jeune front tonsuré ; saint Léonard, reconnaissable à

ses fers brisés; saint Fiacre, en froc de moine, appuyé' sur

•sa bêche de jardinier ç saint Hubert le chassetir, artiîé de

.ses deux javeiots ; saint Ghàrieniagn^», <en grand Costume

impérial, manteau, couronne, glaive et globe; saint 'JEgide

etisakit Lazare, sa palette au pouce; saint Etienne de

Hdiigrie et saint Henri , l'un soutenait une' crcdx. Tau*

tte une flamée batixare à la hampe hériséée de clous.

Pais apparaissent saint Marin , une colonnette sur l'épaKile,'<un marteau à la main etunegaine d'outils au côté, Immbles armes du travailleur; saint Bruno et saint Bernard, drapés daùs leurs longS'froicscomme dans dés suaires : les mains cadiées sous leurs ampUs manches indiquent la vie contemplative du cloître. Saint Domiliqu'e montre son lis; saint François d'Assise les stigmates de la Passion

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répercutés sur la paume de ses mains et sur son flanc, d'où jaillissent des effluves lumineuses. Au glaive qui vainquît les Maures de Grenade on distingue saint Ferdinand, roi d'Espagne ; à la couronne d'épines qu'il élève pieusement , le héros des croisades , saint Louis^ roi de France. Saint Antoine de Padoue berce entre ses bras l'Enfant Jésus appelé du ciel par une ardente prière, tandis que près de lui saint Pierre Nolasque joint les mains et lève en haut sa tête noyée d'extase.

Immédiatement après ce groupe se présente saint Roch, le pèlerin au collet étoile, la gourde du voyageur à la ceinture, et suivi de son chien, compagnon inséparable. De sa silhouette il cache saint Vincent Ferrier.

Le roi Casimir ; saint Ignace, portant un volume historié du monogramme de la Compagnie de Jésus ; saint François de Paule; saint Xavier, l'apôtre des Indes, et saint François Régis terminent de ce côté la procession mystique.

Sur la frise qui fait face à celle que nous venons de décrire se déroule la procession des saintes , des vierges, des martyres. Sainte Ursule se présente la première ; elle est couronnée de roses ; trois flèches symboliques se croisent dans sa* main, et elle a devant elle deux jeunes filles agenouillées et tenant des palmes, qui symbolisent sans doute les vierges martyrisées par les Huns à Cologne. Sainte Dorothée, sainte Blandine et sainte Lucie forment un groupe d'une beauté sévère; sainte Cécile touche son orgue, les yeux illuminés d'inspiration; sainte Marguerite traîne son dragon par le licou; sainte Catherine s'appuie sur sa roue armée de crocs; sainteAgathe porte sur un plat, ses seins coupés ; sainte Barbe, la tour où elle fut re-

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