‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 46 sur 96 · CI852-1M) LIVRE XXI. CHAPITRE II. JS^J · texte numérisé non relu

CI852-1M) LIVRE XXI. CHAPITRE II. JS^J

1817, transportés à Saltit-Denb pour y côîhplëter la série chronologique des rdis mérovingiens. Parmi ces pét^images historiques^ dont les sépultures royales avaient été brisées par les Normands , et mille ans plus tard par les acolytes d'Hâ!)ert, nous mentionnerons Ghildebet^t P% la reine Ûltrogothe, Chilpéric P% Frédéî gonde, Ciofeiirell, Bilihilde, Childebert II, Dagobert en- §àùt et Bertrude. Durant les siècles les plus tourmentés du moyenâge l'abbaye cle §aint-G«rmain des Prés, bien souvent assiégée par l'ennemi^ eut à subir des vicissitudes diverses^ qu'il serait sans objet de rappeler ici. Sous la Ligue elle résisrta au roi calviniste. En i644> l'église reçut des dispositions tiouvelles. La nef ^ jusqu'alors couverte en charpente, fut voûtée eu pierre, les fenêtres forent agrandies, lei hauts piliers intérieurs ornés de chapiteaux composites. Là chapelle de Sainte*Marguerite fut rendue plus vaste; on construisit à neuf le portail méridional, qui ouvre sur la rue d'Erfurth. L'ancienne disposition du chuerur fut changée par le déplacement du maître*autel et dès tombeauiË de Childebert P-'et de la reine XJltrogothe.

 cette épc^ue l'abbé de Saint^Qermain dés Prés était Henri de Bourbon, fils de Henri IV et de Henriette de Balzac i En 1669 il fut remplacé par Casimir, roi de Pologne et de Suède, qui venait d'abdiquer. Cet abbé-roi étÉint' mort en 1672, on éleva à sa mémoire, dans le transept du nord, le magnifique mausolée qu'on y stdmire ^]H?ore de nos jours; trois ans plus tard, au mois de mai 1675, le corps de ce prince fut transporté à Cracovie par les soins du palatia Opalski, mais le cœur de Jean-Casimir demeura déposé à Saint-Gîermain des Prés. Avant de mon-

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ter sur. le trône de Pologne Jean-Casimir avait embrassé la carrière ecclésiastique et avait été d'abord Jésuite, puis cardinal. En 1648, à la mort de son frère Ladislas-Sigismond , les Polonais l'avaient sollicité de régner sur eux, et le pape, cédant aux sollicitations de ce peuple , avait sftcordé au cardinal Jean-Casimir les dispenses nécessaires. Devenu roi, Jean-Casimir s'était distingué héroïquement et avait assisté à dix-sept batailles, dont seize victoires. Après tant de services rendus à son pays il était de nouveau rentré dans les Ordres et avait obtenu le titre d'abbé de Saint- Germain. Le tombeau qui lui fut élevé le représente à genoux, offrant à saint Casimir, son patron, le sceptre et la couronne de Pologne. La statue est de marbre blanc , du plus beau travail ; sur la base du monument est un fort remarquable bas-relief en bronze , œuvre d'un frère conversde l'abbaye, et dont le sujet rappelle une victoire célèbre remportée par Jean-Casimir. Aux angles sont des captifs enchaînés à des trophées d'armes. Ce tombeau est de Gaspard de Marsy, l'un des plus illustres sculpteurs du dix-septième siècle. En face du tombeau, à l'autre extrémité du transept, a été élevée, vers la fin du même siècle, la chapelle Sainte-Maguerite, œuvre éminente qui n'est point d'accord avec le style de l'église. La statue de la sainte, sculptée par Jacques Bourlet, autre frère convers de l'abbaye , a été placée sur l'autel de la chapelle au commencement du dix-huitième siècle. Sur la droite on remarque le splendide tombeau de la famille des Castellans , qui s'est éteinte en i683; ce mausolée, œuvre de Girardon, est de marbre blanc. Non loin on remarque la sépulture des Douglas ; le tombeau est de marbre noir, et la statue de marbre blanc qui le surmonte représente

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Jacques Douglas, couché sur le côté et le visage tourné vers l'autel. En 1696 le cardinal de Furstemberg avait fait ériger dans la même église une tombe monumentale à son neveu, le comte Ferdinand Égon, landgrave de Furstemberg; il y fut lui-même enterré, peu d'années après, et la même tombe reçut les restes mortels des cardinaux d^Estrées et de Bissy. On se lasserait à énumérer les personnages illustres qui furent (ensevelis , depuis l'ère mérovingienne, sous les voûtes de cette église abbatiale. A côté des fils et des petits-fîls de Clovis on inhuma, à diverses époques, des évêques , des abbés, des rois et des enfants naturels de Henri IV et de Louis XIV. La curiosité, l'avarice, l'esprit révolutionnaire se sont parfois mis d'accord, avec le génie des architectes, pour déplacer ou profaner leurs tombes. De nos jours on a pieusement transféré dans cette église les restes de Montfaucon, de Mabillon, de René Descartes et de Boileau-Despréaux.

Au commencement du dix-neuvième siècle, la Révolution ayant détruit les abbayes et passé la charrue sur beaucoup de monastères historiques, l'église abbatiale de Saint-Germain des Prés fut déclarée paroissiale, et l'on confia bientôt après à M. Godde, architecte, le soin de la restaurer ou de l'étayer. De grands travaux de consolidation furent entrepris ; mais les artistes regretteront toujours qu'au lieu de réparer et de reconstruire, au moins en partie, les deux belles tours qui avoisinaient le sanctuaire^ on ait jugé indispensable de les démolir et de les faire disparaître. A l'intérieur, les principales constructions ayant été reprises en sous-œuvre, tous les chapiteaux de la nef disparurent. Vers la même époque (iSaS) une nouvelle chapelle de la Vierge fut construite pour remplacer

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