‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 54 sur 96 · MM5) LIVRE XXI. CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

MM5) LIVRE XXI. CHAPITRE IV

de Fontainebleau, en i8i4> au moment solennel des adieux de l'empereur. Mentionnons encore un portrait de Napoléon I** dessiné en 1784; un très-beau poignard que le roi d'Espagne, Pliilippe II, envoya, en i565, après la levée du siège de Malte, au grand-maître Parisot de Lavalette, et qui fut donné à Napoléon au moment de la dissolution de l'ordre.

Au second étage du palais quatorze salles seulement sont ouvertes au public; elles font partie de l'aile du Nord. Le musée de la Marine en remplit douze; une collection ethnographique est installée dans les deux autres. Modèles de machines et d'apparaux:; bustes des marins les plus fameux et des hommes qui ont rendu le plus de services à l'art de la navigation ; représentation des procédés qui furent employés pour l'abattage et l'embarquement de l'obélisque de Louqsor ; plans en relief des ports de Brest, de Lorient, de Rocliefort et de Toulon ; débris du naufrage de Lapérouse ; modèles très-bien exécutés de vaisseaux de l'ancienne marine et de la nouvelle ; les basreliefs , figures et décorations, en bois doré , que Puget sculpta pour la galère de Louis XIY ; des armes, des ustensiles, des meublés, des étoffes, des vêtements, des idoles qui ont été apportés à Paris de tous les points du globe (i).

Le musée du Luxembourg , qui occupe plusieurs galeries et salles de ce palais, est réservé aux chefs-d'œuvre de l'art contemporain. Au fur et à mesure que meurent les artistes et les maîtres dont les tableaux et les statues décorent ce musée , on transporte au Louvre

(1) M. F. de Guilhermy, Description archéologique des Monuments de Paris,

ces vestiges de leur talent el de le^r gloire. Cetie collection étant essentiellement mobile et se transforoitaqt ch^r que année,, nous en mentionnons rexistence, mais nous Qous abstenons de la décrire et d'en énumérer les richesses, qui n'y sont que momeatanémeut déposées.

Près de l'église Saint-Thomas d'Âquin existe le Musée d* artillerie. Ce musée a été fondé en 1794 danslancieû couvent des Jacobins réformés pour y rassembler les armes rares et .curieuses provenant, de différentes personnes émigrées et de dépôts établis pendant la Révolution,

Les conquêtes des armées françaises augmentèrent successivement cette collection d'armes remarquables soit par Ja richesse de l'art, soit par. leur importance historique. Plus tard on y ajouta la série des armes modernes de tous genres, et qui s'augmente chaque jour^ pour servir de renseignements à la direction générale des armes de guerre, dont le siège occupe une partie des bâtimeotsda couvent.

Depuis l'année 18a 5 le Musée d'Artillerie a pris un accroissement considérable par de nombreuses acquisitions et; par les nouvelles conquêtes faites à l'étranger, et aujourd'hui il présente à l'étildedes fabricants, des artistes et des historiens, la collection la plus riche, la plus curieuse, des armes offensives de tous les peuples et de toutes les époquefe.'La saHedite des Armures est une des ^ plue intéressantes de rétablisseraenl;; elle renferme les anciennes atomes défensives, telles que ' cottes' de mailles, cuirasses ,^ casques , boucliers , dont plusieurs sont d'un travail admirable et ont été portés par des personnages célèbres.

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