M6) LIVRE' XXI, CHAPITRE. IV
maine , donner des leçons anx aliénés. Des fêtes , des bals sont organisés à certaines époques de Tannée, et ces distractions agréables , si elles ne peuvent être considérées comme un moyen certain de guérison, font au moins diversion aux idées délirantes ou sombres de ces infortunés. Enfin l'aspect des cérémonies religieuses ne produit pas un effet ^oins puissant sur ces* organisations maladives, et il esttotichant de voir le recueillement, le silence ^vec lequel près de 3oo aliénés entendent, chaque dimanche, à Bicêire , le service divin. Parlerons-nous maintenant des améliorations apportées dans les autres maisons de retraite ? Dirons-» nous aussi que les asiles ouverts aux^iveugles et aux &ourds-muets ont été multipliés; qu'une société générale d'assistance, de prévoyance et de patronage, a été fondée pour donner aux sourds-muets , quels que soient leur âge , leur croyance ou leur position , l'assistance religieuse, morale^ intellectuelle, médicale, judiciaire et professionnelle ; pour établir entre eux et les parlants des relations abaissant les barrières qui les tiennent depuis trop longtemps éloignés les uns. des autres ? Ajouterons^ nous, enfin qu'on a entrepris les mêmes améliorations pour les jeunes aveugles ? On le voit assez, de tous côtés la charité publique et privée ne cesse de multiplier .à Paris les asiles pour les.maUdes et 'les pauvres, pour l'enfaiice et la vieillesse délaissées, » . ^
Nous ne donnerons pas ici la description de l'Hôtel- Dien, bâtiment dont il ne restera bientôt plus que le souvenir, et qui ne tardera pas à être remplacé, selon l'ordre de l'empereur, par un édifice plus vaste, ^mieux aéré, mieux aménagé, et en harmonie avec sa destination. Le monument actuel est une maison ou pour mieux dire une
agglomération de maisons informes qui contristent le
regard et n'onl: rien de grand ni d'artistique. Quant aux
i principaux hospices déjà existant à Paris, nous en avons
I parlé à la date de leur établissement y et nous ne pouvons
i en ce moment décrire que ceux dont la fondation est
toute récente.
Le 26 janvier i853 la commission municipale de la ville de Paris votait une somme de 600,000 fr. pour l'acquisition d'un collier de diamants, présent qui devait être offert à l'Impératrice à l'occasion de son mariage.
Dès le surlendemain du vote de la commission municipale, le 28 janvier, l'Impératrice exprimait le désir que les 600,000 fr. ne fussent dépensés que pour une œuvre de bienfaisance.
Sa Majesté décida la fondation d'une maison d'éducation pour les jeunes filles pauvres, et sa volonté fut réalisée.
La maison Eugène- Napoléon est reconnue établissement d'utilité publique, et la ville de Paris est autorisée à concéder à perpétuité, au profit de cet établissement, la jouissance des terrains de l'ancien marché à fourrages, des constructions qu'on y avait déjà élevées et de tout le mobilier qui en garnissait les divers logements. Constructions^ mobilier avaient été payés sur plusjieurs crédits alloués par la ville.
Le 19 février ï858 Louis Desfontaines-Laloy , à son lit de mort, laissait par testament à la maison Eugène- Napoléon un legs universel.
Le legs du sieur Laloy témoignait d'une intention charitable y d'une pensée chrétienne; mais l'inventaire