‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 59 sur 96 · MW5J LIVRE XXI. CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

MW5J LIVRE XXI. CHAPITRE IV

dresse après le décès du testateur vint montre^ tout ce que contenait de déceptions ce legs universel ; il fut bientôt constaté que la fortune du sieur Laloy était grevée d'un passif de plus de 148,000 fr., notamment d'une dette hypothécaire de 118,000 fr. et d'un legs particulier de 3o,ooo fr.

Pour faire face à ces dettes exigibles aucune valeur mobilière disponible. M. T^loy ne possédait que deux maisons : Tune située à Paris, rue Coq-Héron, n* i , estimée i5o,ooo fr. d'après le rapport de M. Lefuel, architecte; l'autre sise à la Chapelle-Saint-Denis, rue Léon , n® 7, évaluée 200,000 fr. On fut donc contraint de vendre ces deux propriétés par adjudication, même sur une seule enchère ; elles furent adjugées bien au-dessous de leur valeur.

En fin de compte le legs Laloy ne se solda guère que par des embarras financiers , et la maison d'éducation des filles pauvres n'a recueilli jusqu'ici de cet héritage qu'un procès encore aujourd'hui en instance.

A la maison Eugène-Napoléon une main puissante et généreuse pourvoit et suffit à tout.

Placée sous le patronage de S. M. l'Impératrice, jcette maison doit admettre 3oo jeunes filles, 100 la première année, 5o les années suivantes , jusqu'à complément.

Tout d'abord on se demanda à qui confier la haute direction, la surveillance, l'éducation des jeunes filles pauvres.

De hauts dignitaires de l'armée proposaient des veuves de généraux, de colonels; de hauts dignitaires de la magistrature proposaient des veuves de magistrats ; les demandes les mieux justifiées, les plus sérieuses, les sol-

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licitations les plus appuy<^*es , les plus inciessantés ne firent pas défaut ; mais ^ès le premier examen on fut convaincu qu'on ne pouvait confier à des laïques Téducatioa déjeunes filles pauvres/ abandonnées , et la plupart orplielin'es.

La maison Eugene-Napoléon fut donc confiée à des Sœurs de lacommunauté des Filles de la Charité de Saintrincent de Paulj pour être administrée par elles selon les instructions de l'Impératrice, qui en conserva la haute direction* ■ • - ^

. Dix Sceurs sont chargées des cent enfants admises la premi^ année ; deux Sœurs leur sont adjointes pat an , au fur et à mesura de l'admission de cinquante nouvelles jeunes filles.

Les jeunes filles ne peuvent être admises avant T^ge de huit ans ou que très-peu d'années après (ietâge, de peur qu'elles n'apportent déjà de fâcheuses iiabitudes et de pernicieux exemples; elles- restent dans l'établissement jusqu'à l'âge de vingt. et un ans* Jamais de vacances; celles qui ont en£0i*e des parents ?ne sortent même qu'une seule £ois pav année et ne peuvent rester que vingt-quatre heures dans leur famille. Il est bien entendu qu'à l'âge de vingt et un. ans, à leur sortie, le patronage de rimpéiutrice et celui dc' ht supérieure générale ne leur feront pas défaut. <

:. Le prixr ^ la pension annuelle de chaque élève, payé par Sa Majesté, est >6xé:à 3oo fr.

Moyennant celte pension individuelle, frais de. nourriture, .d'entretien,. de vestiaire,- renouvellement de ^6Q|urnitures de classe des ^élèves^ en< un mot tous- les- soins à leur -donnei^ tant* en santé, qu'en 'ina)la<diei, incombent à la charge des fi«ur$.. - • -

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