‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 6 sur 96 · LIVRE XIX. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE XIX. CHAPITRE I

Christ que les révolutionnaires de 1 83o en avaient écartée. Enfin, le 3i décembre, conformément à une loi rendue dans l'avant-dernière session, les maisons de jeu furent fermées à Paris et satisfaction fut donnée h la morale publique.

Le ^4 août 1 838 M°' la duchesse d'Orléans mit au inonde un prince qui, à sa naissance , reçut le titre de comte de Paris. A cette occasion la cour et la ville don- ^ nèrent de splendides fêtes dont le récit ferait double emploi avec les pompes de même nature que nous avons déjà décrites. Dans Tordre des faits étrangers à la politique qui se produisirent en cette même année nous signalerons l'ouverture de la galerie espagnole au musée du Louvre.

Une loi organisa de la manière suivante le conseil général de la Seine et le conseil municipal de Paris.

i' Le conseil général de la Seine se compose de quarante-quatre membres, dont trente-six pour la ville de Paris et huit pour les arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis.

2? Les élections de ces conseillers sont faites par les électeurs politiques, auxquels sont adjointes certaines catégories de citoyens, magistrats, professeurs, notaires, etc.

3® Trente-six membres de ce conseil général forment le conseil municipal de Paris.

4° Il y a un maire et deux adjoints pour chacun des arrondissements ; ils sont choisis par le roi sur une liste de douze candidats nommés par les électeurs de chaque arrondissement.

Au mois de février 1 839 de nouvelles élections eurent lieu à Paris et dans la plupart des départements ; elles furent défavorables au ministère.

On était dans les hésitations qui précédaient ia for**

32 HISTOIRE DE PARIS. (lUO-lStô)

madoQ d'un caUnet défiaitif lorsque , dans la journée du dinunche 1 1 mai « ufie nouvelle îi\$virrection républicaine éclata dans Paris. Elle émanait de deu?; nouvelles sociétés politique secrètçment organisées^ et qui preniaient la dénomination de Société des Familles et de So^ ciété. des Saisons. Auguste Blanqui, Ai^nuind Barbey | Martin,. Berfiar4 étaient \^ principaux chefs de fie mour veraent révolutionnaire.

Après une lutte courte et décisive les forces, royales prévalurent^ dans la journée du i3 mai^ et Tiniurrectioil fut partout comprimée.

Les che& de la révoke tombèi*ent au pouvoir de la force armée et furent, par ordonnance royale, déférés à la cour des Pliirs^ià hur tête on remarqua Barbes et Martin Bernard. L'instruction établit que^* d'accord a,vec Auguste Blanqui et. Nouguès, ils avaient organisé la So^ ciété des Saisons en vue d'une insurrection républicaine, Blanqui était en fiiite; les autres et environ quinze ou vingt de leurs affiliés plus obscurs furent condamnés à diverses peines, telles que la déportation, la détention et l'eiQpriçonnement; un petit nombre d'entre eux furent ac* quittés. Barbes seul fut condamné à mort; mais le roi Louis-Philippe, qui avait horreur de Téchafaud, corn-mua sa peine en celle d'une détention perpétuelle. Si 'gb^ve qu'eût été cet incident, l'opinion, habiliuée à se rassurer très-promptement, ne voulut y voir qu'une folle tentative, et le cours des affaires et des plaisirs ne subit à Paris qu'une très^courte 'interruption . l

Jjùi^ août fut inauguré le chemin de fer de Parb à Versailles, rive droite de la Seine; celui de iarive gaueha ne fut livré au public qu'en 1 84o; *

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