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été fondé par rillustre Franconi , dont le nom lui est resté. Vraie merveille de voir tout ce qu'on fait des chevaux au Cirque : on les fait courir sur deux pieds et polker, on les fait changer de marche vingt fois à la minute, suivant la mesure. Les écùyers, debout, sans rênes, sur les nobles bêtes, franchissent les tonneaux de papier, sautent au-dessus des écharpes et retombent à leur place en tournant sur eux-mêmes. Les écuyères, Tœil brillant, le sourire à la bouche, semblables à des danseuses de l'Opéra, voltigent et multiplient les poses plastiques sur le dos d'un cheval emporté par un galop effréné. Des enfants de dix ans luttent parfois d'agilité et d'adresse avec les écuyers les plus consommés.
Les chevaux ne forment qu'une partie du spectacle, bien qu'elle soit la plus importante, et l'on a soin d'y mêler le plaisant au séi^ère en faisant assister le public aux tours de force des clowns.
U Hippodrome est pour le Cirque un rival ou du moins un vigilant émule; nous n'en dirons pas davantage.
L'invention du Diorama est due au génie de Daguerre, qui devait plus tard s'illustrer par une autre découverte à laquelle il a attaché son nom. Bouton aussi a conquis une juste célébrité dans ce genre,*par un talent égal à sa persévérance. Deux fois dépossédé par l'incendie , il se remit deux fois à l'œuvre sans (découragement, et finit par transporter son établissement au rond-point des Champs-Elysées. C'est là qu'on a vu, entre autres, la fête des Lanternes à Canton", les funérailles de l'archevêque de Paris, l'intérieur de l'égHse Saint-Marc à Venise, effet de nuit, et c'étaient des dégradations et des décroissances de lumière, des effets de perspective et de clair-
obscur, à fasciner l'esprit et les sens. Le Diorama est resté à la même hauteur; ses tableaux sont toujours exécutés avec autant de soin et de bonheur.
On doit le Panorama au colonel Langlois. Les immenses tableaux qu'il exhibe ne sont pas des toiles peintes au simple point de vue de la curiosité, du pittoresque, du relief; de Teffet qu'il veut produire; ce sont, dans toute la rigueur du terme, de magnifiques œuvres'd'art où Ton reconnaît la touche d'un maître et où sont combinés , de la façon la plus ingénieuse et la plus puissante , tous les moyens de nature à augmenter l'illusion du spectateur.
On ne nous demandera pas de descendre de plusieurs degrés et de décrire les théâtres en plein vent , les cafésconcerts , les cirques forains, les divertissements populaires, les jeux qui font la joie des enfants; des détails de cette nature auraient peut-être un côté pittoresque qui les feraient accepter de nos lecteurs, mais ils concorderaient mal avec la gravité de l'histoire et se rattacheraient d'ailleurs à des établissements de transition , aujourd'hui populaires, demain oubliés ou remplacés.
On s'attendra encore moins à rencontrer ici la nomenclature des bals publics, triste distraction offerte à la jeunesse plus ou moins oisive, plus ou moins avide de regrettables plaisirs. Dut notre livre présenter à cet égard certaines lacunes, ceux de nos lecteurs qui ont bien voulu s'associer à notre pensée et à nos doctrines nous sauront gré de notre réserve, et nous dispenseront d'entrer dans une série d'indications qu'il faut abandonner aux Guides de V étranger à Paris, Nous n'apprendrons à personne les chemins qui conduisent au Château des Fleurs , au Château r.ouge^ au bal Mahile^ à \ Elysée Montmartre^
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à la Closerie des Lilas et au Parc (VÀsnières^ elc. Nous en passons, et nous ne dirons pas des meilleurs.
Il est une distraction empruntée à l'Angleterre par nos classes riches , et qui commence à entrer dans les habitudes parisiennes; nous voulons parler du s port ^ des courses de chevaux.
Le Jockey-Club , fondé depuis longtemps déjà , au moment où sévissait dans toute^sa fureur la maladie de l'imitation britannique, compte dans son sein les sportsmen les plus distingués. C'est un titre que d^étre membre du Jockey-Club et ne l'est pas qui veut. Le Jockey-Club est riche; le Jockey- Club est installé dans un local magnifique; le Jockey-Club se compose de jeunes gens opulents, titrés, à la mode^ passionnés pour les pur-sang, — c'est la première condition , — et prêts à risquer cent louis sur les jambes de Fra-Diavolo ou de Miss ^rabellaj à se ruiner avec grâce sur le tapis vert d'un billard ou de la table de jeu, à défaut du turf.
Depuis quelques années les courses se sont multipliées chez nous , et l'on a fait de grands efforts pour acclimater dans nos mœurs ce divertissement dont les Anglais raffolent. Nous avons des courses plates et des courses de haies, des courses oîi l'on n'admet que les chevaux non préparés, et des courses pour les chevaux entraînés. Les plus fréquentées par lé bourgeoisie et le peuple parisiens , à cause de leur proximité , sont celles du Bois de Boulogne qui se font , d'ordinaire , sous les auspices de la Société d'Encouragement,; mais encore y a-t-il fort loin de cette maigre couronne de spectateurs, garnissant à peine, en certains endroits, la corde qui sert de limite , à cette foule passionnée et frémissante qui se
presse, en Angleterre, aux courses d'Epsom et deNew- Market. La mode a pris plus particulièrement sous sa protection les courses du nouvel Hippodrome du Bois de Boulogne^ situé à peu de distance en avant de la Grande Cascade, et dont les élégantes tribunes peuvent contenir au moins cinq mille spectateurs ; celles de Vincennes, de Versailles, de Chantilly, etlessteeple-chasesde LaMarche. C'est là qu'accourent les élégants équipages, les cavaliers du grand monde, les fières amazones, les parieurs acharnés; c'est là que l'enceinte du pesage renferme la fine fleur du Jockey-Club.
Il existe à Paris deux sociétés de canotage : la société des Régates de la haute Seine , ou du Sport nautique, et celle de la basse Seine, dite simplement société des Régates parisiennes} la première a été fondée en i855 et s'est réorganisée récemment , l'autre a été autorisée au commencement de i853. Paris avait auparavant beaucoup d'habiles canotiers, mais pas d^institùtion qui les reliât. Vers i855 fut créé le Cercle nautique d'Asni^es, Boat-Cluhf ou encore Romng-Cliibj car rânglicisihe s'est^ implanté là comme ailleurs; ce cercle, où figurent les noms les plus aristocratiques, a conquis une assez grande célébrité, et il a fait faire des progrès sensibles àJa nage, aux courses aquatiques , au goût et à l'ordonnance des fêtes. Ajoutons-y la société du ca^ot-concert CVnïon, créée en i853 dans le but de donner des concerts nautiques, et qui donne aussi une régate annuelle à Bercy; enfin le cercle des Voiliers de la basse Seine, formé à Argénteuil. Toutes ces sociétés organisent des courses h la voile ou à l'aviron.
A certaines époques fixes, Paris, si brillant datas son