‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 76 sur 96 · LIV1L£ XXI. CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIV1L£ XXI. CHAPITRE VI

pas assez, et il est fâcheux que , parmi les membres fort honorables-deiii: elle' se compose, on n'ait point songé à donner plaee, à coté des savants, des administrateurs, des artistes, à. quelque archéologue qui eût étudié cette his* toircy qui la comprit, l'aimât, et eut pu en enseigner le respect à ses confrères. Assurément un avpué ni un tn* génieur ne sont à dédaigner, dans le conseil souverain de laville^ je ne trouve même pas du tout qu^'un peintre comme Delacroix et un écrivain comme Scribe y fussent déplacés; mais ce qu'il faudrait surtout, puisqu'il s'agit d'un lieu universel, qui est la propriété de l'histoire, et non d'un domaine priyé qu'on^ puisse tailler à sa guise comme le potager d'un bourgeois , c'est- un homme qui Gopnût vraiment Parb-, etc'-estljfi justement, si j'en juge par/les apparences^ ce à quoii'onn'a point songé. . iocQue J'oniaitoonsidérdcommeunxïas' de nécessité absolue, ^e riemplacer^ par de nouveaux noms, dans la listé des ruée, iceuxquifaisaient^ double emploi, je n'ai nulle intention d'aller à. l'encootre. En principe on ne peut blânler cette, idée;, surtout a^ès l'annexion de la banlieue , qui a oonsidérablmnent accru le nombre deces répétitions.. Mais s'iast^on/ ^strictement >tem;i daos ces «limites, et tous les Bomasopprimés^iaisaienl-^ils bion tellement double emploi?.., *j;;^:. -, > ^^ , ^^

. :k( Il n'y vivait ni deux rues ^e Cluny, ni deux rues Pftirciery et lilest impossible de comprendre ^par quel motif ^on. a débaptisé les seules qui existassent; Il était si facile de placercM. Cousin ailleurs que dans la.pPi^mière^le ces. rues,. dont la^ dénomination exhalait un parfum go- Uûque à^réJQuirJejcœar desoantiquaires.. M. Cousin, qui est éclectique, se fût:Conlenté de celle qu'on ^ lui eût of-

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ferte, et, en sa qualité d'archéologue passionné , il a dû souffi'ir de raturer avec son nom celui d'une rue du treizième siècle. Je le. préviens que les amateurs du vieux Paris ne le lui pardonneront pas sans peine. Si Ton tenait à le placer dans le voisinage de la Sorbonne^ pour ne point dératiger ses habitudes, il y avait la rue des Poirées, qui n'est pas fort jolie sans doute , mais dont un philosophe se fût probablement accommodé aussi bien que le chancelier Gerson , — ou la place Louis-le- Grand, que, par une contradiction singulière avec le principe même de la nouvelle nomenclature, la commission a mis encore sous le patronage du même chancelier. a Si c'est une règle élémentaire de ne toucher aux noms des rues de Paris qu'en cas de nécessité absolue , il n'est pas moins évident que les changements doivent porter de préférence sur les voies les moins anciennes, les moins historiques, les moins consacrées par le temps et les souvenirs, sur celles aussi qui font partie des obscurs et lointains parages de la banlieue et ne sont pas couvertes par cette longue possession du droit de cité qui était jadis une protection efficace. La commission, j'aime à lui rendre cette justice, a généralement suivi cette marche , sauf toutefois une demi-douzaine d'exceptions que j'ai peine à comprendre. Une plume plus autorisée a déjà fait observer ailleurs que, si l'on voulait absolument effacer quelque part le nom de Rossini et celui du Ranelagh, portés à la fois par une rue et une avenue, les convenances populaires comme les souvenirs historiques commandaient de faire porter cette suppression plutôt sur des rues subalternes , ou destinées à disparaître prochainement, que sur d'importantes avenues.

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