‹ Histoire de Paris et de ses monumentsChapitre 4 sur 96 · V, STATISTIQUE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

V, STATISTIQUE PHYSIQUE

.) L'escarpement du cap qui s'avance entre Montreuil et Bagnolet n'est pris (jue dans » les glaises, les bancs de plâtres de la première masse s'enfonçani sous le niveau de la .) part'ie adjacente de la plaine, qui , dans cet endroit, est un peu relevée vers la colline, .) et qui s'al)aisse veis le bois de Vincenncs La première masse est recouverte par des », marnes. On y compte quatie lits de sulfate de strontiane ; on voit un cinquième lit de « ce sel pierreux dans les marnes d'un blanc jaunâtre qui sont au dessous des vertes; » et, peu après ce cinquième lit, se rencontre la petite coucbe des cilbérées; elles sont ici » plus rares qu'ailleurs, et mêlées de petites coquilles à spires qui paraissent appartenir » au genre spirorbe. En suivant la pente méridionale de la colline dont nous nous » occupons, on trouve les carrières de Ménilmontant, célèbres par les cristaux sélénites ») que renferment ses marnes vertes, et par les silex mélinites des marnes argileuses » feuilletées. Lnlin, à l'extrémité occidentale de ces collines, sont les carrières de la » butte Chaumont... Cette butte, qui est le cap occidental de la colline de Bellevllle, n'est » point assez élevée pour offrir les bancs d'huîtres , de sables argileux et de grès marin » qu'on oliseiTe à Montmartre. Nous avons dit qu'on trouvait le grès marin près de » Romainville; nous ne connaissons les huîtres que dans la partie de la colline qui est h la plus voisine de Pantin, presque en face de l'ancienne seigneurie de ce village; on les » trouve a (i ou 7 mètres au-dessous du sable, et un peu au-dessus des marnes vertes : » c'est leur position ordinaire. »

Messieurs Cuvier et tirongniart décrivent ensuite les divers lits ou lianes qui forment la butte Chaumont, bancs de marne blanche d'eau douce. Ils parlent ensuite de la plaine de Pantin , dont le fond présente de bancs de gypse, ondulés et en désordre par l'effet des sources nombreuses qui les ont minés en dessous; enfin , ils décrivent la formation de la montagne de Montmartre.

Sa partie supérieure présente un banc de sables et de grès quartzeux, contenant des coquilles maiines dont on a leconnu 14 espèces, et un banc de sable argileux. Audessous sont les bancs de marne calcaire et de marne aigileuse de diverses couleurs. Les premiers contiennent un grand nombre de petUcs huîtres. Le sixième banc de marne calcaire renferme des coquilles cVhuîtres très grandes. On a observé dans ces bancs des débris de crabes et de baleines. Les autres bancs présentent des cocjuilles marines de diverses espèces. Après divers bancs, dont le nombre s'élève a 32, se trouve la premièie masse de gypse marneu\ entremêlée de couches de marne calcaire. C'est dans une de ces couches qu'on a trouvé un énorme tronc de palmier, pétrifié eu silex.

La seconde masse gypseuse so compose de trente bancs de gypse et de marne calcaire de diverses espèces. La huitième est formée d'une marne argileuse verdâtre d'eau douce, qui se vend à Paris sous le nom de pierre à détacher. La troisième masse gypseuse , divisée en 31 bancs, présente , à son dix-huitième banc, le témoignage authentique de la présence des eaux de la mer dans ces parages à une époque bien plus reculée que celle dont on a p:uié. Ce banc de marne calcaire jaunâtre renferme un grand nombre d'empreintes de coquilles; de plus, des oursins, des débris de crabes, des dents de squales, des nrétes de poissons, et des parties assez considérables d'un polypier rameux, toutes productions marilimes. Llle se termine par| une couche de craie argileuse qui, à sa partie supérieure, offre des empreintes de coquillages et des espèces de crustacés. ^ A la suite de la butte Montmartre, la chaîne des collines calcau^es se continue en s'abaissant jus(|u'a Passy. Une petite bande calcaire borde la Seine à l'ouest, et paraît s'enfoncer sous le terrain de transport ancien i\\\\ forme le sol du bois de Boulogne et de la [daine de.s Sablons.

Pa.ssons à la rive (janche de la Seive. Le plateau qui domine cette rive est un des

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mit'n\ «(tiiiiiis : « Il lomiiil le plus grand nombre de pierres employées dans la con- » striiclion de Paris; il est percé de eiirrières dans une mullilude de points, et s'étend » do Test à l'ouc^st , depuis Clioisy jus(|u'à Meudon. La riviènMio Hièvre le sépare en » deu\ parties : celle de l'est comprend la plaine d'Ivry, et celle de l'ouest la plaine de » Montrouge et les collines de Meudon. Le [)lateau de la pliiine d'Ivry se prolonge au » nord dans Paiis jusqu'à l'extrémité orientale de la lue Poliveau. »

Le plateau de Montrouge , séparé du précédent par le vallon qu'a creusé le cours de la rivière de Bièvre, s'avance dans la partie méridionale de Paris, et ses bancs Cormeiit une ligne qui passe sous l'extrémité du Muséum (r/iisluire naturelle, et gagne Vaugiiard. Sur celle limite, les bancs calcaires marins n'ont plus aucune solidité, ils sont minces. friables et marneux. C'est sous celte partie de la ville que sont creusées les fameuses catacombes dont on parlera plus tard.

Après une masse épaisse de marnes calcaire et argileuse, on trouve dans les carrières situées entre Vaugirard et ^lontrouge, des bancs considérables de formation marine, abondant en coquilles de diverses espèces. Iintre deux de ces bancs se voit une couche de calcaire marneux qui présente de nombreuses empreintes de feuilles. Cette couche de feudles est très-mince et très-remarquable, se trouvant placée entre des bancs de calcaiie marin. La même singularité existe dans les carrières de Clamart.

Lnfm, disons que les cariières à plâtre des environs de Paris recèlent aussi, dans des profondeurs qui sont au-dessous des couches maiitimes, des témoignages incontestables de l'existence d'un sol habité très-anciennement par des quadrupèdes de diverses espèces, par des reptiles, des oiseaux et des poissons d'eau douce.

Température de pahis. Depuis que l'élargissement de certaines rues, la démolition de certains édifices, ont éclairé et assaini des quartiers obscurs et humides; qu'un plus grand nombre de fontaines renouvelle l'eau des ruisseaux; que les cimetières sont placés hors de Paris; depuis, enfin, qu'il existe une commission de salubrité dans cette ville, on y respire un air aussi pur que dans la plupart des autres grandes villes de Fran(îe. Les collines qui , au nord de Paris , s'élèvent à une plus grande hauteur que celles du sud, abritent cette ville contre les vents froids, laissent un accès plus facile à ceux du midi, et lui procurent une température assez douce pour sa latitude.

Il s'est écoulé environ quinze cents ans sans que le climat de Paris ait éprouvé de changements notables. Le césar Julien , qui, en l'an 358, passa un de ses quartiers d'hiver dans cette ville, dit que le froid y était plus rigoureux qu'à l'ordinaire, parce que la Seine charriait des glaçons qui, réunis et consolidés, formaient un pont sur cette rivière. Aujourd'hui, lorsque le froid produit le même effet, nous disons pareillement que le froid est plus rigoureux qu'à l'ordinaire. Il résulte de seize années d'observations, qu'il existe en hiver une différence tr^s-sensible entre la température de l'intérieur de Paris et celle des campagnes environnantes; et cette différence, causée par le grand nombre de bâtiments qui arrêtent le cours des vents froids, par la fumée des nombreuses cheminées et par l'accumulation des habitants, est à peu près de deux degrés. Souvent il gèle dans les campagnes quand il dégèle dans les rues de Paris. La tempéiature moyenne de Paris est de 10 degrés au-dessus de zéro.

OKltJJNE DE LA NATION PARISIENNE. ETENDUE DE SON TERRITOIRE. — ETYMOLOGIE

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