CI-GIST JACQUES II, ROI DE LA GRANDE- BRETAGNE
•Ce couvent fut supprimé en- 1790; et dans ses bâtiments , devenus propciete particulière, s'est établie une filatui» de coton, au n*> 269. ,
Oratoire, communauté de prêtres située rue Saint-Honore, entre cette rue et le Louvre. Le 11 novembre 1611, M. de Bérulle, fondateur des Carmélites et depuis nommé cardinal, réunit cinq prêtres savants, -de moeurs pures, et les plaça à l'hôtel du Petit-Bourbon, rue du Faubourg-Saint-Jacques , là où fut depuis élevè'le bâtiment du Val-de-Gràce. Ils n'y restèrentpas longtemps. Le 20jauvier! 616, M. de Berulle acquit de la duchesse de Guise l'hôtel Du Bouchage, hôtel fc.meux par le séjour qu'y fit Gabrielle d'Estrées, et où Henri IViût frappéi. jpar la main, de Chastel.
Le 2*2 septembre .1621 fut posée la première pierre de l'église que l'on \uit nujourd'liui, et ,dont la construciiou fut terminée en '1630. La façade du côté de
sous LOUIS XIII ^i7
!a rue Siiint-Honoré, bâtie en 1745, fut j cette société célèbre! je ne crains pas d'arecon-truite en 177i. 1 vancer que le haut degré de leur instruc-
Cette église est vaste, et d'une foniie ■ tien, la pureté' de jt-urs mœurs, et la lonpareillo à^toute? celles que l'on l»ètissait gue lutte qu'ils ont soutenue contre une alors à Paris. On v voyait de< tableaux et ; société fameuse, diriaée par des hommes
des sépultures. La quatrième chap-Ue à gauch>-' offrait une Adoration des Maces, peinte par Vouet, et le monument funèbre, orné de figures en marbre, de Xicf.las du Harlav, sieur de Sancy. Ce fut contre lui que d'Aubigné composa une satire ingénieuse et sanglante, intitulée la Con-
corrompus et corrupteurs, ont puissamment contribué à l'épuration des mœurs, aux iTOgîès des connaissances humaiiaes et de la ^ ivili>ation.
Les oratoriens, ainsi que toutes les autres congrégations religieuses, furent supprimés en 1792. Lear église servit, pen-
fession de So/nëy, et dans laquelle, entre j dant quelques années, aux assemblées du autres reproch s, il lui fait celui d'avoir district et de la section du quartier. Eile
*■ fut, en 1802, concédée aux protestants de
la confession de Genève, qui y célèbrent leur culte.
SÉMINAIRE DFS Oratoriexs, situé rue du Faubourg-Saint -Jacques , b9^ 234 , 236. 238. J'aïdit pourquoi les bénédictins de l'abbave de S-.int-Magloire furent transfères dans la maison de Saint-Jacquesdu-Hant-Pas (1 . Ces bénédictins, qui s'y trouvaient en petit nombre, tena ent une conduire ceu régulière : c'est ce qui déter-
^han^é de' religion chaque fois que son :!térét le commandait; ce qui fit dire a lenri IV, qui n'avait pas le droit de plai- -anter sur cette matière, qu'il ne manquait i Sancv que le turban.
Dans une autre chapelle était le tombeau en marbre du cardinal de Bérulle, fondateur, mort le 20 octobre 1629 : ce tombeau et la figure à genoux du prélat étaient la production du ciseau de François Aneuier.
Le principal autel, qui séparait la nef mina, en 1618, Henri de Gondy, eveque
de Paris, aies supprimer
iu chœur, était couronné par un balda- <\mii et une gloire soutenus par quatre colonnes de marbre, avec des chapiteaux le bronze doré. Presque tous les grands lUtels des églises de Paris offraient ce même genre de décoration : les artistes ne savarent, à cet égard, rien imaginer de nouveau.
La bibLo'hèque était composée de près ietrente mille volumes.
Les oraioriens ne faisaient point de vœux; leurs règlements laissaient aux igrégés autcint de liberté qu'il en fallait
et à établir dans leurs maisons un séminaire dirigé I par les prêtres de l'Oratoire. Il fat le prej mier séminaire fondé à Paris : parla suite, il devint considérable, et s'est maintenu jusqu'en 1792, époque de sa suppression. Les bâtiments ont depuis été concédés à l'institution des Sourds-Muets. {Voyez cet article.)
Capucins DU faubourg Saint-Jacques, couvent situé place des Capucins. Déjà il existait un couvent de capucins : celui-ci fut le second; et bientôt après, il s'en éta-
jour que le bon ordre ne fût pas troublé, blit un troisième. Ce couvent doit son ori- ' ' ' ' Talon caractérise avec i gine a ia libéralité de Godefrov de La
justesse cette congrégation, en disant : C'est un corps oii tout le monde obéit, et où personne ne commande; et Bossuet, dans l'oraison funèbre du P. Bourgoiu , troisième général de cette congrégation, lit : ■ Congrégation à laquelle le fonda-
Tour, qui, par son testament du 27 avril 1613, légua une grande maison et un jardin qui lui appartenaient au faubourg j Saint-Jacques. De la grange de cette m-ii- I son on fit une chapelle qui servit aux caipucins, jusqu'à ce que le cardinal de
teur n'a \oj1u donner d'autre esprit que Gondy, évêque de Pans, fournit les tonds
V l'esprit même de l'Eglise, d'autres règles « que les saints canons, d'autres vœux ' que ceux du baptême et du sacerdoce, < d'autres liens que ceux de la charité. » Cette institution, aussi sage que nouvelle, où le règlement était le seul maître, est devenue une source de lumières et de bonnes mœurs. Aussi quels exemples ont donnés les membres et les partisans de
nécessaires a la construction d'un monastère et d'une église.
Le 13 septembre 4783, ce couvenli étant supprimé, les capucins qui l'habitaient furent transférés avec cérémonie dans lacapucinièredela Chaussée-d'Antin,
(1) Voyez ci-dessu3 Hotffi (fe Somoiw, et
148 HISTOIRE DE PAIilS
rue Sainte-Croix, dont je parlerai en son lieu.
Les bâtiments et jardin des Capucins in faubourg Saint-Jacques ont, en 1784, été consacrés à l'hôpital des vénériens. {Foyez cet article.)
Capucins du Marais, couvent situé (rues du Perche et d'Orléans, quartier du Mont-de-Piélé, dont l'église estaujourd'hui sous le vocable de ?aint-François-d' Assise.
Le P. Athanase Mole, syndic des capucins, appuyé sur le crédit de son parent Matthieu Mole, entreprit, en 1622, de fonder à Paris un troisième couvent de ces moines mendiants. Il acheta l'emplacement du jeu de paume de la rue d'Orléans , et y fit construire une capucin lère. L'église était décorée de deux tableaux de La Hire, dont l'un, placé sur le grand autel, représentait Yyidoration des bergers.
Ce < ouvent étant suppiimé en 1790, les bâtiments et les jardins devinrent propriétés particulières ; mais l'éslise a, par l'effet du concordat de l'on 1802, été érigée en seconde succursale de la jaroisse de Saint- Merri, 7« arrondissement.
Congrégation des prêtres de la DocTBiNK CHRÉTIENNE , située rue des Fossés-Saint-Victor, n» 37. César de Bus avait, en 1562, institué cette congrégation; et plusieurs établissements de atte règle existaient déjà dans les provinces, lorsque Jean François de Gondy. premier archevêque de Paris, reçut en 1628, dans cMie capitale, quelques membres de cette •ongrégation, sans doute envoyés par orires supérieurs. Antoine Vigier, chef de •es prêtres, ayant, le 16 décembre 1627, acheté de Julien Joly une vieille et spacieuse maison, appelée l'hôtel de Verberie, y fit construire le bâtiment qui existe aujourd'hui , qu'on nomme la maison de Saint-Charles, et qui devint chef-lieu de ^ congrégation. Cette congrégation avait pour objet de former des séminaires pour linètruction des jeunes gens qui se desti- Baient au sacerdoce.
L'église de cette congrégation était dédiée à saint Charles Borromée. Sur le grand autel on voyait un beau tableau peint par Vouet, représentant ce saint ofiraDl sa vie à Dieu pour le salut des pestiférés.
La bibliothèque, léguée par Jean Miron, docteur de la maison de Navarre, était belle, et ouverte au public les mardis et vendredis.
Cette maison, supprimée le 5 avril 1792, devint propriété particulière.
Les pp.êtres de la mission, établis dans la maison de Saint- Lazare, rue du Faubourg-Saint-Denis. Le projet de confier à des prêtres l'instruction du peuple fut conçu en 1617 par le comte de Joigne , qui, d'accord avec son frère de Gondx.
évêque de Paris, n commença l'exécutioii. On destina le bâtiment du collège de^ Bons-Enfants de la rue Saint-Victor, doni j'ai parlé, au premier établissement de ce^ prêtres, et Vincent de Paul en fut nommf> principal etchap.^lain. Le 6 mars 1624, ces prêtres y furent installes : mais les bâtiments se trouvaient en très mauvais état. Pour éviter les fiais de plusieurs réparations, l'archevêque de Paris, en 1632, transféra ces prêtres dans la maison de Saint- Lazare, où ils restèrent jusqu'au temps de leur suppression.
Ces prêtres furent chargés de recevoir dans leur maison de Saint-Lazare, conformément à l'ancienne institution de cette maison, les lépreux de la ville et des fanbourgs : ils étaient de plus tenus de faii-e des missions dans les villages du diocèse, d'instruire les enfants, et de préparer le» jeunes ecclésiastiques à l'ordination.
Cette maison fut le chef-leu de la congrégation. Les ecclésiastiques et les séculiers \enaient y faire des retraites, et l'on y renfermait les je nés g< ns débauchés, à la demande de leurs parents. Insenàiblement on donna de I extension à cette dernière destination : les prêtres et les stculiers d'un âge mûr y furent empr. sonnée en vertu d'ordres arbitraires. Ainsi cet établissement avait diverses destinations : Il éiait à la fois hôpital, école, prison et retraite. Chacun de ces établissements avait ses bâtiments particuliers.
A l'extrémité de l'euclos Saint-Lazare, et sur la rue du Faubourg-Saint- Denis, est un bâtiment appelé le séminaire Saint- Charles : il était de tiné aux prêtres con- Vcilescents, ou à quelques ecclésiastiques en retraite (1).
Collège des Jésuites, dit Collège de CLtBMONT , sit é rue Saint-Jacques.
J'ai déjà parle plusieurs fois de ce collège et de la conduite des jé-uites; j'ai expost^ les motifs miamant.- de leur expulsion de Paris et de la France au 29 décembre
(1) Voyez rarticle Saint- Lazare ^ t. I,
socs LOUIS XIII 149
<o9i : les motifs non moins infamants de nuit, de^ ouvriers furent employés à gra-
!"ur rappel, qui fut ordonné le ? janvier 4 604, et auquel Henri IV se détermina un quement pour détourner de son sein le^ poignards de ces pères, qu'il redoutait (lj. Mais, en les ra poêlant, ce roi ne leur permit ni de rouvrir leur collège, ni
ver sur une table de marbre noir ces mot.. en granJes lettres d'or :
COLLEGUlki LUDOVICI MAGNl.
Le lendemain matin, cette inscription
'enseigner la jeunesse. Ce ne fut qu'en j nouvelle remplaça l'ancienne. Depuis c':'tte
des collèges de
4618, sous le règne de Lo'iis XIII, règne si favorable aux institutions monacales, quec?tte permission leur fut accordée.
Délivr'^s de toutes entraves, i-^s jésuites s'ccrunèrent de la reconstruction de leur collège de Clermont. La première pierre de cet édifice fut posée le 'e'' aoit 1628 : ce \aste mais peu commode bâtiment fut élev-- sur les dessins d'Augustin GuUain, architecte de la ville. Les jésuit ^s augmentèrent, en 16S2, l'étendue des bâtiments et de leur enclos, en faisant l'acquisition d'une ruelle et Marmoutier et du Mans.
Louis XIV, qui croyait plus qu'il ne .^Savait, et qui eut toujours des jésuites pour confesseurs, exerça sa munificence on vers cette maison, et Tenrichit de ses dons. Alors, en habiles courtisans, ces pères firent éclater leur reconnaissance pour leu bienfaiteur présent et leur ingratitude pour leur bienfaiteur passé : ils donnèrent à ce collège le nom du roi qui les enrichissait, et lui ôtèrent celui du prélat qui les avait fondés.
Ce collège, depuis son origine, avait toujours porté le nom de Clermont, qui lui rappelait Guillaume Duprat, èvêque de cette ville, leur fondateur : en conséquence, sur le portiil de cette maison, on lisait l'inscription suivante :
COLLEGlUM
CLAROMOXTA-NUM JESU.