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C6 HISTOIRE

ki rue oe Richeiioti serait coiUiiiuée jusqu'à la maison dite Grange-Eatelière; et qu'en retour et en longeant le mur de clôture de celte maison, "où les eaux étaient stagna r.tes. il serait ouvert, pour faciliter leur écoulement, une rue nommée des Marais. Mais cette rue, malgré l'ordonnance du roi, fut appelée rue Neuve de la Grange-Batelière.

A chaque rue ouverte ou élargie sous le règne de Louis XIV, on ne manquait pas de placer, dans le lieu le plus évident, le buste en pierre de ce roi, coiffé de son exorbitante perruque.

Quais. On s'occupa aussi à construire, à élargir quelques quais, à y établir des ports et (lei^ abreuvoirs.

La plupart des quais étaient sans murs de terrasse. Lequai de NesIe,qu'Gna nommé dépuis quai Coiiti et quai de la Monnaie, dépourvu,. en i646, de trottoir etde parapet, ne s'étendait, en |:ariant du Pont- Neuf, qu'un peu au-delà de la partie occidentale de l'hôtel actuel des Monnaies.

Ce quai était, du côiédu faubourg Saint- Germain, bordé par le grand hôtel de Nesle et par le mur de clôture de ses jardins : cet hôtel très vaste fut, sous Louis XIV, nom.mé hôtel de Nevers, puis hôtel de Conti, sur l'emplacement duquel fut construit, en 1774, l'hôtel des Monnaies.

Le 4 er juillet 1669, on ordonna la continuation de ce quai jusqu'à la <rue du Bac.

En l'aimée 1670, on construisit le mur de terrasse du quai des. Quatre-Nations, mur décoré de sculptures et des emblèmes et armoiries du cardinal Mazarin.

Les quais des Orfèvres et de l'Horloge n'existaient point en 1666. On voit dans la gravure de Délia Bella, publiée en cette année, que les parapets du Pont-Neuf sont interrompus aux endroits où les. trottoirs du Pont-Neuf tournent pour se raccorder avec la ligne de ces deux quais. Ils ne furent construits que vers l'an 1669.

Le quai Pelletier, qui du pont Notre- Dame conduit à la place de Grève, était, avant sa construction, occupé pardes teinturiers et des tanneurs, qui furent obligés, par un arrêt du 24 'février 1673, d'aller s'établir au faubourg Saint-Marcel et à Chaillot. Un autre arrêt, du 17 mars suivant, porte qu'il sera établi sur cet emplacement un quai qui fera la prolongation du quai de Gèvres. Claude Le Pelletier,

DS PARIS

alors prévôt des marchands, fît commencer aussitôt les travaux qui furent terminés en 1673. Ce quai, construit d'après les dessins de Pierre Bullet, est suspendu -sur le bord de la Seine et soutenu par des piliers. Une voussure, dont la coupe des pierres mérite l'attention des gens de l'art, s'avance, paraît sans appui, et soutient le trottoir de ce quai.

La construction du quai de la Grenouillère, aujourd'hui quai d'Orsay, fut ordonnée en 1704. Il fut réglé qu'il aurait 1 0 toises de largeur et un trottoir ; que son mur serait bâti en pierres de taille, et qu'on y ménagerait des rampes en glacis pour des abreuvoirs et pour le transport des marchandises.

Sur le quai de l'École étaient deux ponts, l'un sur le canal qui conduisait les eaux de la Seine dans les anciens fossés de la ville comblés depuis longtemps, et qui, au commencement du règne de Louis XIV, servait de route à un abreuvoir. L'autre pont, plus éloigné du centre de la ville, étaitdans l'alignement de l'ancienne façade du Louvre, du côté deSaint- Gtrmain-l'Auxerrois. Il couvrait le canal par lequel les eaux de la Seine communiquaient aux fossés dont le château du Louvre était entouré.

En 1663, il fut permis aux sieurs de Beliefonds et de Pertuis d'établir deux ports sur la Seine, l'un entre le pont de la ' Touimeile et la forteresse de ce nom, le second entre la porte Saint-B'ernard et le pont établi à l'endroit où la rivière de Bicvre se jette dans la Seine. Ces ports, construits en 1 669, furent l'origine du Portau-Vin. La Halle-au-Vin, établie en 1662 dans le voisinage de ces ports, à l'angle de la rue des Fos&és-Saint-Bernard et du quai de ce nom, leur donna une consistance durable.

Accroissement de Paris. Cette ville contenait tous les mobiles propres à son accroissement : elle était la résidence de la cour, source de fortune et de pouvoirs. L'ambition y attirait h richesse, et celle-ci l'industrie, le commerce et tout ce qui les acconjpagne ; les magistratures souveraines y faisaient affluer, d'une grande i^arj tie de la France, les clients, les plaideurs I et les témoins ; les écoles nombreuses et i plus distinguées qu'autrefois, les étudiants ; de toute espèC/C, les immenses dépôts littéraires, les académies, les bibliothèques, ■ les cabinets curieux y appelaient les sa-

ÉTAT PHYSIQUE " g-J

vants et les amateurs; la raacnificeiiCe ^au-delà. Cette mesure menaçante fut sans des édifices, des places, des jardms, les effet. ' tuu^dus

fêtes, les spectacli., les jeux et plusieurs Par une déclaiuLiou d : 2G avril 1672 jouissances !ac:]es, en y augmentant la i le gouvernement mita profil le. rontraven^ consommation, accroissaient le nombre des , tiens, ^

ndn.du. qui en tiraient eur existence, 'sons bâties hors des borne* d'en conse.^^ Le. monastères leurs tristes et muliles , la possession, a condition qu'ils naiera^S habitant., dont le nombre s'était si pro- , le dixième de !. ^aleur deces édfficeT Pa digeusem|^nt accru sous les règnes de la même d.claiat.on, il nomma d^scom. Louis MU et de Louis XIV, avaient leur , miss.ires charges de' planter de tuvTei attipit r ciM- une classe d hommes, tenaient ; borne., au-delà desquelles il défendit trS leur rang parmi les consommateurs, et | expressément de bâtir occupaient une grande portion de Ja su- En 1673. par un arrêt du conseil du perficie de cette vdle. Cette magnificence, 2o mars, le roi ordonna la demSn d^ ce. plaisirs, cesraretes.cesetabhssements, maisons situées hors des bornes tdom presque tous accrus on r.nîivp Pmpr..' in. o. ,-,.,,,^„:A*„;„.. „•..•. , eu uuui

presque tous accrus ou r.ouvellemen; inl les prûpriétaû^V n-rs^i^m p^7,7aVs''le7e"rl'!:'rf Pf" :'l':i^:^':"^^!^"^ ^^ Louis XIV, I me prescrit, payele dixième de leur valeur

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devaient • kessairement augmenter la population, multiplier les lieux d'habitation, et faire déborder Paris hors de son enceinte. Néanmoins le gouvernement, montrant au dix-septième siècle des \ues aussi bornées qu'il en avait manifest-: au quatorzième, voulut maintenir la cause et empêcher les effets : ii fit couler dans le réservoir une plus grande quantité d'eau et lui défendit de déborder. Il fit défi^nse de bàtir au-delà de certaines bornes qui furent fixées.

ï! ne fallait qu'être doué de la plus simple judiciaire pour apercevoir l'absurdité de cette défense ; on ne raisonna point •. rexpérience du passé aurait prouve son inutilité; on n'en profita poi::t.

En effet, Henri II, par son édit de novembre 1548, avait fait défendre de bâtir

comme le portait la précédente déclaration.

Ces actes de tyrannie, ces attentats contre la propriété, ces châtiments rigoureux infliges par le gouveinement contre un délit que les insLituiions de ce goavernement axaient provoqué, ne firent que suspendre momentanément l'action de la force des choses, qui bientôt après reprit son cours naturel. La loi, comme toutes celles dont le principe est vicieux, tomba en d-suétude: on bàtitdes maisons au-delà des bornes.

On a dit qu'une grande ville est un grand mal. Sans examiner Ja vérité de cette proposition, je dirai que ce n'est pas a coujK. de lois prohibitives; d'ordonnances de police, ressource triviale et inefficace du despotisme, que Ion peut guérir

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ordonna une plantation de bornes, au-delà desquelles il était expressément et sous des peines graves défendu de construire aucune maison : défense, précaution et sévérité inutiles.

Louis XIV, par un arrêt de ^onconseil au 8 janvier 1670, ordonna qu'il serait dresse un étal des bornes de Paris, ainsi qu un état des maisons qu'on avait bâties

qui: ébranla considérablement Le lendemain, à deux heures après minuit, un autre bateau, détaché du même lieu, vint heurter contre le même pont, en renversa

(1) Témoin ces établissements autorisés ostensiblaneat par le gouvernement, les loteries, les lieux de débaucbes, les -eux de ha=ard, etc.

une partie, ainsi que dix-sept maisons bâties dessus.

Dans le mois de janvier 1649, une inondation endommagea plusieurs maisons.

En 'l6o'l, cette rivière s'éleva au-dessus des plus basses eaux de 24 pieds 10 pouces. Le 1er mars 1638, le courant de la Seine entraîna deux arches et une partie de la troisième du Pont-Marie. Les maisons dont ces arches étaient chargées furent renversées, et cinquante-cinq personnes y perdirent la vie. Les eaux couvrirent plus de la moitié de Paris, et s'élevèrent de 20 pieds 9 pouces au-dessus des basses eaux.

En 1665 et 1667, le débordement des eaux mit les ponts dans un danger imminent.

En 1690, l'eau s'éleva jusque dans le cloître de Notre-Dame, dans les cours du Palais et ailleurs (1).

Eu 1693, les eaux s'élevèrent, entre la Saint-Jean et la S' int-Pierre, de 20 pieds, et en 1711 de 23 pieds 3 pouces.

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