ANNEES. MALADES
En 4806 28.223
En 4 807 29,982
En 1808 29.3o9
En 1809 31.878
En 1810 33,210
En 1811 32,b06
En 1812 37,667
En 1813 35,211
Les hôpitaux pour les maladies ordinaires sont au nombre de huit : l'Hôtel-Dieu, la Pitié, son annexe ; la Charité, l'hôpital Saint-Antoine, l'hôpital Necker, l'hôpital Cochin, l'hôpital Beaujon et l'hôpital des Enfants.
Trois hôpitaux sont destinés à des maladies spéciales : tels sont l'hôpital de Saint-Louis, où l'on traite la gale, la teigne, etc. ; l'hôpital des Vénériens et la maison de Santé, consacrés au traitement de la maladie vénérienne.
Trois hospices pour l'enfance : l'hospice de l'Accouchement, l'hospice de l'Allaitement et l'hospice des Orphelins.
Deux hospices pour la vieillesse : l'hospice de la Salpêtrière et l'hospice de Bicêtre.
Deux hospices pour les incurables : celui des Incurables-Femmes, rue de Sèvres; et celui des Incurables-Hommes, faubourg Saint-Martin.
Deux hospices où l'on traite les fous ou aliénés : à la Salpêtrière sont les folles, et à Bicêtre les fous.
Quatre établissements hospitaliers, où l'on n'est reçu qu'en payant : l'hospice des Ménages, la maison de retraite de Montrouge, l'institution de Sainte-Périne et la maison de Santé du faubourg Saint- Denis.
Voilà vingt-quatre maisons placées sous la surveillance de l'administration générale des hôpitaux civils.
De plus, cette administration dirige les secours à domicile, qui se composent de secours donnés à des indigents et à divers établissements de charité ; les maisons de secours, distribuées dans les douze arrondissementsde Paris ; les écoles de charité, qui, à la lin de 181 i, étaient au nombre de 30; un établissement de filature en faveur des indigents ; le bureau de la direction des nourrices; la pharmacie centrale et la boulangerie générale.
Je vais parler de ces divers établi.-sements; je puiserai la plupart des notions les plus récentes dans le rapport qu'a publié, en 1816, le conseil générai des hospices.
HÔTEL-DiEU, le plus ancien hôpital do Paris, situé au parvis de Notre-Dame.
Son origine, son accroissement, son état passé et présent ont ete décrits.
HÔPITAL Saint-Antoine, rue du faubourg de ce nom, établi sur l'emplacement et dans les bâtiments de l'ancienne abbayede femmes nommée Saint-Antoincdes-Charnps. Cette abbaye, dont j'ai parlé, supprimée en 1790, fut, par un décret de la Convention du 28 nivôse an m (17 janvier 1793), convertie en hôpital qui devait alors contenir 160 lits. Le nombre de ces lits et les salles où ils se trouvaient étant insuffisants., oncomîuença, en 1799, la construction d'une ade de bâtiment, qui depuis a été interrompue, et que l'on se propose de continuer.
Le principal bâtiment a 264 pieds de
sons LA CONVENTION il
jDg sur 45 de large ; les ailes ont envi- | sur dix années, depuis le I P' janvier 1 80 i on chacune 180 pieds. En 1802, on fit ' jusqu'au 31 décembre iSli, est d'un sur lans cet hôpital plusie-.irs réparations ; cinq et demi.
rès-importantes, qui ont amélioré le ser- j Hôpital de la Charité, rue des Saintsice et le sort des malades. Pères. J'ai parlé, sous lerègnede Phih'ppe-
Le nombre des lits s'élève à ?oO. De-' Auguste, de ^a chapelle de Saint-Pierre, mis 1811, le service est confié aux esti- ' dont on a fjit S-iini-Père, et enfin Saintsjabies sœurs hospitalières de l'ordre de i Pères, Cette chapelle devint dans !a suite laiiite-Marthe. | une église paroissiale. En 1602, Mairie de
Le terme moyen de la mortalité, calculé ' Médicis, seconde femme de Henri IV, ap-
on de la Pioquclte.
la à Paris cinq frères de l'ordre doS:riot- [ an-de-Dieu, ou frères de la Charité. Ces } jres s'etabiiieut d'abord djns ia rue des :;tits-Augustins. La fondation d'un count qu'y fi^ la reine Marguerite, première mme de Henri IV, les obligea, en 1607, céder la place; ils vinrent s'établir près ' la chapelle de Saint-Pierre, dite Saintsires, autour de laquelle étaient alors ' vastes jardins.
Ces cinq frères de la Charité devaient, livant 'leurs règlements, être chirurgiens ' pharmaciens, et soigner eux-mêmes
leurs malades. Marie de Médicis leur fît coristruire, près de celte chapelle, un hôpital et une maison, et les dola. Cette maison de Paris devint le chef-lieu de tous les couvents du même ordre établis en France; et le nombre des religieux s'y éleva bientôt à soixante.
Peu de temps après cette fondation, l'église fut reconstruite, et le portail élevé, en 1722, sur les dessins de Cotte. Cette église était ornée de plusieurs tableaux : on remarquait surtout celui de la Résurrection diù Za:a/-e, par Galloche, dcct
i2 HISTOIRE
toutes les figures étaient des portraits de la femme, des filles, de la domestique et du porteur d'eau de ce peintre; V Apothéose de Saint- Jean-de-Dieu, de Jouvenet, etc. On y voyait aussi une Vierge de marbre, sculptée par Le Pautre.
• Les snlles de l'hôpital offraient d'autres tableaux précieux. Dans celle de Saint- Louis, Testelin avait peint ce roi soignant les malades; et Restout, deux sujets tirés de l'Evangile. Dans la salle Snint-Michel, Lebrun avait représenté la Charité sous l'emblème d'une femme qui répand de l'eau sur un brasier enflammé.
En 1784, on construisit une nouvelle salle et un porche, orné de colonnes de l'ordre du pestum, qui sert d'entrée à l'hôpital.
Cet hôpital, pendant la révolution, porta le titre d'hospice de l'Unité; il a repris, depuis 1813, la dénomination d'hôpital de la Charité.
Les religieux de cette maison en occupaient une grande partie, et le nombre des lits destines aux malades serait resté au même état qu'il était lors de la fondation, si la piété de quelques particuliers n'était venue les augmenter. Au commencement du dix-septième siècle ils s'élevaient à loO, et en 1786 à 208. Il était le même en 4791 : aujourd'hui il est porté à environ 330 : 100 pour les femmes, et 230 pour les hommes, qui, autrefois, étaient les seuls admis dans cet hôpital.
L'espace vaste et aéré des salles, et l'usage de placer chaque malade seul dans son lit, ont toujours donné, à l'égard de la mortalité de cet hôpital, des résultats satisfaisants. Diverses réparations et améliorations, exécutées depuis quelques années, en accroissent encore les avantages.
Un tableau du nombre des malades et des morts, depuis 1804 jusqu'en 1814, donne sur la mortalité de cet hôpital le résultat suivant :
Pour les hommes, d'un sur 7, 41 .
Pour les femmes, d'une sur 5,66.
La mortalité moyenne est d'unsur7, 13.
L'École CLmiQUE interne fut établie, en l'an x (1801), dans l'hôpital de la Charité : les élèves y suivent la marche de la maladie, sa cure et son terme, au lit du malade, sous les yeux du médecin, qui leur fait ensuite un rapport historique de la m.ûladie: les faits sont vérifiés, en cas de mort, par l'ouverture du cadavre.
Il existe encore une autre école clinique,
située dans les bâtiments des anciens C. deliers, rue de l'Observance, dont j^ 7 lerai bientôt.
Hospice DES Orphelins, situé 1 , Faubourg-Saint-Antoine. n"S 1 24 ei 1 nomme précédemment Hôpital des 1 fants-Trouvés.
L'édifice fut bâti en 1669, et la p.
mière pierre de son église posée en 16
On y plaça des orphelines, qui habi rent seules cette maison; mais, 1!
suite, on y réunit les orphelins de .
tal de la Pitié. Voici la cause df et réunion.
Pour assainir l'Hôtel-Dieu et les qutiers voisins, et améliorer le ^-ort des rlades, on démolit quelques bàtimei cet hôpital, « t en lui adjoignit, pi servir d'annexé, l'hôpital de la Pit cupé par des orphelins. Ces orphcli rent, en conséquence, transférés, en dans l'hospice de Saint-Antoine, trouvaient les orphelines. On disj^ bâtiments de manière à recevoir caveaux venus, sans les confondre ;p anciennes habitantes.
Cette maison peut contenir ei, 730 enfants, séparés par sexe, dan cune des deux ailes du bâtiment. L> tributions sont bien ordonnées .
trouve quatre cours distinctes, deux les garçons, et deux pour les filk-.
glise et les jardins, dont la contenai d'environ trois arpents et demi, sont reillement divisés, afin d'éviter les crmunications qui pourraient amenn désordres.
On fait apprendre à ces enfantmétiers; à l'âge de onze ans et au-di on les met eu apprentissage. L'hosp les abandonne qu'à leur majorité.
En 1809, il est entré dans Ih - 1,OtO enfants, dont 668 garçons et filles.
En 1810, 1,084 enfants, dont 644 1 cons et 440 filles ;
En 1811, 1,249 enfants, dont 803 t cons et 444 filles ;
En 1812, 1,357 enfants, dont 848 e cons et 309 filles ;
En 181 3, 1,324 enfants, dont 872 gcons et 432 filles.
Pendant ces cinq années, il est temporairement de cet hospice, ri chaque année, 3,073 enfants, dont 1 garions, et 1,301 filles. Les uns ont mis en apprentissage; les autres, p
sons LÀ CONVENTION
lïise de maladies et d'incommodités îïra- ': qui les rendaient incapables d'être j oés chez des maîtres, ont été envoyés ns d'autres maisons.
Le nombre de ceux qui sont sortis vo- ! tairement pendant ces cinq années est ( 2,834, savoir: 2,081 garçons et 7o3 l?s.
HÔPITAL Neckër, ci-devant Couvent
i; BÉNÉDICTINES DE NoTRE-DaME-DE-
J:ssE, rue de Sèvres, n» 3, au-delà du lilevard. Des religieuses bénédictines fient établies à Rethel, diocèse de Reims: 1 guerres leur firent abandonner leur loaslère : elles vinrent, en 1636, se ré- * ier à Paris, et s'établirent d'abord, ' utorisation de i'abbé de Saint- [1, rue du Vieux-Colombier; puis, t4G38. Anne de Montafié, comtesse de issons, les gratifia de 2,000 livres de I te, et se rendit fondatrice. En 16i5, « religieuses furent traiisféiées dans une î;re maison du faubourg Saint-Germain, nt remplacement était nommé Jardin rMivet. où se trouvaient déjà une chaf te et des bâtiments destinés à l'instruc-
[î des jeunes filles. Quoiqu'on eût réuni elte communauté plusieurs autres per- '"■"^ elle se trouva, en 16oT, réduite lU quatre religieuses qui furent . .. ■ iL-es dans la rue de Sèvres, où, en 1)3, elles firent bâtir une église.
> couvent était supprimé en 1779, hque madame Necker en loua l'emplament et y fonda un hôpital. Louis XVI ficourut à cet établissement utile, qui [ta d'abord le nom d'Hospice de Sainti.pice et du Gros-Caillou. Tous les ans î publiait un compte des dépenses, des lettes, des améliorations- et de la mor- I té de cet hospice. En 1784, le tableau !la mortalité donnait, sur 2,068 mala- I, 17i morts; en 1783, sur 2,035 maes, il en mourut 307.
Pendant la révolution, cette maison ut le nom d'Hospice de l'Ouest; et des quelques années elle porte celui de fondatrice.
Zei hôpital, dans son origine, contet cent vingt lits. En 1792, ce nombre
porté jusqu'à cent vingt-huit, dont xante-huit furent destinés pour les urnes, et soixante pour les femmes. Ces ; étaient distribués en huit salles : qua-
au rez-de-chaussée et quatre au preerétage. Deux malles de cet étage apparrent aux convalescents des deux sexes.
Les bâtiments primitifs n'étant point construits pour un hôpital, il en est résulté plusieurs inconvénients contraires k la salubrité; inconvénients qu'on a fait en partie disparaître dans les années 1802 et 1803, et dont quelques-uns subsistent encore, malgré les améliorations nombreuses qu'on y a exécutées.
Aujourd'hui le nombre des lits est de cent trente-six : quatorze pour les blessés, et douze pour les blessées; douze pour les convalescents, et quinze pour les convalescentes ; trente-six pour les mala-
I des ordinaires, hommes, et quarante-qua-
I tre pour les femmes.
Pendant dix années, la mortalité
j moyenne, sans distinction de sexe, s'est trouvée d'un sur 6 environ ; celle des hommes a été beaucoup moins forte que celle des femmes. Sur î ,862 morts en dix années, on a compté 790 hommes.
HÔPITAL CocHiN, rue du Faubourg- Saint-Jacques, près de l'Observatoire. Il porta d'abord le nom d'Hospice de Saint- Jacques-du-Haut-Pas ; sa construction fut commencée en 1780, et terminée en 1782. S:i fondation est due à la bienfaisance de M. Cochin, ancien curé de Saint-Jaajuesdu-Haut-Pas. Le conseil des hospices a donné à cet établissement le nom de son fondateur, dont il a fait placer le buste en marbre dans la salle principale.
Les bâtiments, qui ne sont pas anciens, présentent tous les caractères de la solidité : la grande entrée est ornée de deux colonnes doriques de grande dimension, et de son entablement ; entre cet entablement et le fronton est un espace où on lit ce verset :
Pauper clamavit, et Dominus exaudivit eiim.
En novemibre 1820, on a placé dans la frise une table de marbre blanc, portant cette inscription en lettres dorées : Hôpital Cochin, fondé en 1780.
Cet hôpital est bien aéré; la propreté y règne; il est desservi, depuis 1810, par des sœurs de Sainte-Marthe, recomraandables par leur activité et par l'exactitude de leur service ; il est composé de quatre salles, deux au premier étage et deux au second.
Il ne fut d'abord destiné que pour trente-huit malades. Il eneut bientôt quarante : la Convention nationale porta ce nombre à quatre-vingts; maintenant il contient cent vingt lits environ.
La proportion des morts aux malades, prise d'après un tableau de dix années, .iepuis 1804 jusqu'en 1844, est d'un sur 7 ou 8.
HÔPITAL Beaujon, situé rue du Faubourg-du-Roule. Il fut fondé, en 1784, par le sieur Beaujon, receveur général des iinances, pour vingt-quatre orphelins de la paroisse du Boule : douze garçons et douze filles. En outre, six places avaient été destinées aux enfants qui annonçaient d'heureuses dispositions pour le dessin. Le sieur Girardin a fourni les dessins de cet édifice, qui porta d'abord le nom d'Hospice Beaujon. Un décret delà Convention, du 17 janvier 1795, changea le nom et la destination de cette maison. Elle fut nommée Hôpital du Roule; et, au lieu d'être un hospice pour les orphelins, elle devint un hôpital pour les malades. Le conseil général des hospices lui a restitué son premier nom, mais non sa destination primitive.
Quelques améliorations nécessaires ont été faites à cet établissement, qui est remarquable par la salubrité et la propreté qui y régnent. Il est bien aéré ; les bâtiments où sont les salles des malades sont j)lacés entre cour et jardin.
Depuis 1813, cet hôpital est desservi par les sœurs de Sainte-Marthe; il est pourvu de cent cinquante lits environ, dont trente pour les blessés des deux sixes, et le reste pour les autres malades.
Sur 2,ol1 morts pendant dix ans, ou compte 1,356 hommes et 1,155 femmes.
La proportion générale de la mortalité, pendant ce nombre d'années, comparée au nombre des malades, donne à peu près un sur cinq et demi.
HÔPITAL DES Enfants, c-devant Com-
MUiNAUTÉ DES FILLES DE l'EnF.4>'T-JÉSUS, * OU DES FILLES DU CURÉ DE SaINT-SulPICE,
situé rue de Sèvres, n» 9, au-delà du boulevard. Le sieur Languet, curé de Saint-Sulpice, pour procurer de l'éducation à un petit nombre de filles nobles et indigentes de sa paroisse, fonda, en 1735, cette maison qui, dans la suite, fut convertie en hospice d'orphelins.
Au mois de juin -^802, le conseil général des^ hospices destina cette maison à des enfants malades. D'abord on ne put y recevoir que ceux qui étaient affligés de maladies aiguës, et trois cents lits furent établis pour eux : il fut impossible de faire mieux, vu l'état des bàtim.ents, qui.
restés longtemps sans réparations, en clamaient de très urgentes.
Le nombre des lits, depuis 1803, crut toujours ; et, de trois cents, il successivement jusqu'à près de six
On a fait dans les bâtiments de structions et des améliorations ten les consolider et à en assainir l'int-
Les enfants attaqués de maladr paraissent contagieuses sont placides bâtiments isolés, et séparés de ; tal par de grands jardins.
Il y a deux cent douze lits pour qui sont atteints de maladies aiguévingt-neuf pour les garçons, et (v vingt-trois pour les filles. Pour les dies qui réclament les secours de la r'.. gie, il y a soixante-dix lits, dont qu;: pour les garçons, et le reste pour kladies chroniques, pour la gale, la i et les scrofules.
Malgré les soins et les précaution-^ ( ployés pour traiter les enfants, la moilité a toujours été forte dans cette mais La proportion générale entre les punés mortes et les personnes maladepuis le l^r janvier 1804 jusqu'au o\ cembre 1814, est du quart au cinqi'
La mortalité moyenne a été d'ue 4,37. Celle des garçons, prise ment, oifre le résultat d'un sur 4,* mortalité a, par conséquent, été plusidérable sur les filles.
HÔPITAL Saint-Louis, situé r' Caréme-Preuant, entre le faubou; Temple et celui de Saint-Martin, fondé, en 1607, par Henri IV, et dans l'espace de quatre années, sa dessins de Claude Villefaux.
En 1619, cet hôpital fut ouver; malades; il n'est formé que d'un r^ chaussée et d'un premier étage. L";i tecte a rempli parfaitement l'objet cl dateur, qui avait intention d'y pla< personnes atteintes de maladies cont ses. Il a établi une double encein murailles, lesquelles sont entour.
doubles cours qui interceptent touti munication avec la ville, plusieurs ; parties du plan de cet hôpital con( u vers le même but.
Cet hôpital était le plus beau de i Le nombre des malades ne s'y tru cependant pas en proportion avec étendue et ses ressources. Il n'était naircment peuplé que de six à sept individus : en 1787, on n'y comptait
sous L\ CONVENTfON
t s cf^nts lits; deux nmlndcs et quelquet trois partageaient la même couche.
Vendant quelques années de la révoluli, il fut nommé Hospice du Nord; il a d iiis repris le nom de Saînt-Louis.
)ans les années 1801 , 1802etsuivantes, oa exécuté dans les bâtiments des réparons urgentes, des améliorations con^i- Jibles et appropriées aux nouvelles ahodes. Vingt-quatre baignoires en CiTe ont été substituées à quelques vieilli baignoires en bois. On peut y prendre ix cents bains par jour; on y a aussi })li des douches. Les eaux y arrivent iz plus d'abondance; on a agrandi les l'tres en les baissant.
; 'n pavillon de cet hôpital avait été as-
Iié aux soldats de la garde de Paris; il tenait cent soixante lits.
^!et hôpital est destiné aux maladies î)niques, à la teigne, à la gale, aux lires et à la maladie vénérienne, ïcpt cents lits sont affectés aux galeux : ) tre cents pour les hommes, et trois fts pour les femmes; et, sur les sept >"ts, quatre cent cinquante sont pour I gales simples, deux cent cinquante
ir les gales compliquées. Les nourrices ■uses ont un établissement séparé. Deux ts lits sont occupés par ceux qui sont l' gés d'ulcères, de dartres, de cancers >le blessures : cent vingt pour les homi;, et quatre-vingts pour les femmes.
~ix cents lits sont destinés aux scrofu- K, aux teigneux et aux fiévreux.
)ans l'espace de dix années, depuis le
1 janvier 1801 jusqu'au 31 décem-
2 1813, il est entré dans l'hôpital de :nt-Louis 56,934 individus, savoir :
Î081 hommes, 18,324 femmes, i, 748
cens, 1 ,781 filles; et pendant cet intere de temps, il est mort 2,138 mdivi- ■, dont 1,399 hommes, 536 femmes, 85 çons, et 1 18 filles.
•endaut les mêmes dix années, la morte moyenne a été d'un sur 26,33; *our les femmes, en particulier, elle a d'une sur 35,66 ;
*our les filles,- elle s'est élevée à une 45,67.
iï. le docteur Alibert y a fait longtemps 2 excellente clinique sur les maladies anées en général.
• HÔPITAL DES VÉNÉRIENS, rue et ancienne ï ison des Capucins, quartier de l'Obser- ' cire. J'ai parlé, sous le règne de Ghar- 1 VIII, de la oremière manifestation du
mal vénérien en France, et, à l'article Hôpital des Petites-Maisons, des moyens employés pour en arrêter les progrès et gu'jrir ceux qui s'en trouvaient affligés. Sous Louis XIV', on envoyait à Bicètro les malades vénériens.
Voici comment ces malades y étaient traités :
Hs couchaient jusqu'à huit dans le même lit : ou plutôt les uns restaient éten» dus par terre depuis huit heures du soir jusqu'à une heure du matin, et faisaient alors lever ceux qui occupaient le lit, pour les remplacer. Vingt ou vingt-cinq lits servaient ordinairement à deux cents personnes, dont les deux tiers mouraient.
Ce n'est pas tout : les malades devaient être, d'après les arrêtés de l'administration, châtiés et fustigés avant et après leur traitement. Cet horrible état de choses subsistaitaudix-huitièmesiècle,etM.Cullerier cite une délibération de l'an 1700, qui renouvelle express'^ment l'ordre de fustiger ces malades (1).
On traita ensuite cette maladie à l'Hôtel-Dieu et à la Salpêtrière. Les enfants né? d'une mère infectée de ce mal furent reçus avec leur mère dans l'hospice de Vaugirard.
En 4 784, on destina l'ancien couvent des Capucins du faubourg Saint-Jacques à servir d'hôpital pour les vénériens. Cet emplacement vaste, bien aéré, a huit à neuf arpents de superficie, dont la moitié forme les jardins de la maison. Il donne des deux côtés sur la campagne. La maison fut réparée suivant les besoins de sa nouvelle destination. En 1785, on y transféra d'abord les vénériens de Bicêtre, puis les nourrices et les enfants de l'hospice de Vaugirard.
En 1792, le nouvel hôpital fut en état de recevoir tous les malades qui lui étaient destinés. Dans les années 1802 et 1803,
(1) On ne croirait pas à cette horrible manière de soulager l'humanité souffrante ; on croirait que ce fait est tiré des annales du douzième siècle, ou de quelques peuplades barbares, s'il n'était attesté par le rapport du conseil général des hospices, publié en 1816, pages 80 et 81.
A coté delamagnificence de la place Yen dôme, du faste de Versailles, de Marly, de l'Opéra et des pompes et fêtes de Louis XIV, placez Bicêtre et ses horribles abus, et jugez du gouvernement de ce roi.
on fit dans cette maison un grand nombre de réparations nécessaires; on les continua en 1804 et 1805. Dans cette dernière année, on établit une salle de rechange de cinquante lits, et, en 1806, une salle pour les femmes, contenant quarante lits.
Voici une partie du rapport du conseil général des hospices : « Un tableau de la « mortalité, depuis la fondation de l'hô- « pital, qui embrasse environ dix années, « offre, en négligeant les fractions, un « mort sur 47 malades pour les hommes, « et un sur 48 pour les femmes. Le nom- « bre des femmes entrées dans cet inter- - valle est de plus de 1 2,000; celui des « hommes ne s'élève pas au-delà de 9,342. « La morfalité est beaucoup plus forte « depuis 1801 ; elle fut l'année suivante « (1802; de 154 sur 2,275; et, l'année « suivante encore (1803), de 167 sur « 2,536. Les dix années, du l^r janvier « 1804 au 31 décembre 1813, ont amené « à l'hôpital des Vénéiiens 27,576 mala- « des, dont 13,638 hommes, 12,l63fem- « mes, et, pour les adultes et pour les « enfants, 794 garçons., 981 filles. Les ^ quatre dernières de ces dix anni'es ont « été beaucoup plus considérables que € toutes les autres. »
Voi.i le résultat de ces quatre années 1810, 1811, 1812, 1813 : il est entre dans cet hôpital 13,765 individus, dont 7,184 ho;nmes, 5,773 femmes, 337 garçons, 471 filles.
Le total des morts, dans ces dix années, a été de 1 ,170; c'est presque un sur 24. Si l'on sépare les enfants des adultes, la r,roportion change beaucoup : pour les x'ufants des deux sexes, elle est d'un sur i et demi ; pour les adultes mâles, elle n'est que d'un sur 56 à peu près; pour les adultes femelles, d'un sur 67 environ.
Il se fait dans cet hôpital un traitement externe et gratuit, traitement dont l'exercice a commencé avec régularité en 1808.
Le nombre des malades admis à ce traitement s'est accru chaque année : en Î809, il s'est monté à 978; en 1810, à 1,227; en 1811, à 1,400; eu 1812, à 1,421; en 1813, à 4,509.
Le conseil général des hospices donne un tableau curieux des hommes de chaque profession qui, pendant les années 1811 , 18 12 et 1813, ont eu recours à ce traitement externe et gratuit. Il en résulte que les professions les plus sujettes
au mal vénérien sont celles des cordonnrj et des tailleurs; après eux viennent a boulangers, les charpentiers, les meiisiers, les tisserands et les maçons. C&r qui paraissent moins accessibles à cj maladie, sont les porteurs d'eau, les ^ ruquiers et les vitriers. En 1 8 1 1 , on con^ 161 cordonniers, 131 tailleurs, 55 1 langers, 49 charpentiers, 59 menuisi 25 tisserands; tandis qu'en cette m année, on n'y trouve que 5 porteurs d'< 10 porruquiers et 1 1 vitriers.
L'année 1812 fournit 142 cordonni 100 tailleurs, 31 boulangers, 70 mei siers; tandis que cette nîême année fournit que 6 porteurs d'eau, 9 perruqu et 4 vitriers.
En 1813, on trouve 171 cordonni ;125 tailleurs, 55 boulangers, 29 char| ; tiers, 58 menuisiers; tandis qu'on voit que 1 2 porteurs d'eau, 10 perruqi et 7 vitriers.
Je laisse à juger si cette différence vient de ce qu'il existe un plus g| nombre d'ouvriers cordonniers ou leurs, etc., occupés dans ia capitale si elle résulte de la nature de leurs vaux.
Maiso:^ de samé pour les ma la SYPHILITIQUES, situee rue du Fauboi Saint Jacques, n» 17. Avant 1790, 1' pice des Petites-Maisons avait un particulier, destiné aux girdes-suissi aux gardes -françaises atteints de la ladie vénérienne: les premiers pour M les seconds pour 30, et quelques afl personnes pour une somme plut^ modl y étaient soignés et nourris.
En 1809, "à l'instar de cet établi ment, on en forma un nouveau su plan plus général et mieux ordonné loua une maison, rue du Faubourg-S Jacques, attenant à l'Hôpital des V rienri; et, le l^r juillet de cette anni-e fut mise en état de recevoir les malt Elle est composée de 25 chamltres « 6 cabinets.
Le prix pour les chambres partie res est aujourd'hui de 5 francs par j pour les chambres de 2 à 3 lits, de 50 cen imes, et pour les cabinets où est seul, de 3 francs 50 centimes. Les lades ne sont assujettis à aucune « rétribution.
Ils sont fournis de linge de table i nuit, de médicaments, et traités beaucoup de soins et d'égards.
sous LA CONVENTION
Le nombre des lits est de 60, savoir : 8 dans <9 chambres qui en ont 2 ou 3 ; i dans les chambres ou cabinets qui n'en ai qu'un seul.
En 4813, le nombre des malades s'é- ■vait à 2G9. Il en est mort quatre.
L'Hospice de l'Accouchement, situé •jjourd'hui rue de la Bourbe, portait, vec celui de J' Allaitement, le nom d'Hosice de la Maternité. Ces deux établisselents occupaient, dès l'an 4801, deux laisoiis séparées : celle de l'institution e l'Oratoire, rue d'Enfer, et celle de abbaye de Fort-Royal, me de la Bourefl). Dans la maison delà Maternité, le d'Enfer, étaient les élèves de l'école 'accouchement, et dans la maison de la laternité, rue de la Bourbe, logeaient les îmmes près d'accoucher, ainsi que leurs ofauts nouveau-nés. On y plaça aussi ans la suite des entants trouvés.
Cet ordre de choses est totalement haugé depuis l'an 1814 : ces deux raai- ODS, toujours distinctes, ne portent plus 1 même dénomination, ont chacune leur égime, une destination particulière, et ont indépendantes l'une de l'autre.
Les femmes enceintes, les femmes en louches, et les élèves sages -femmes, sont léunies dans la maison de l'ancienne abaye de Port-Koyal, rue de la Bourbe ; t les enfants trouvés ont été transférés ans la maison de l'Oratoire de la rue l'Enfer, n» 74.
Les femmes pauvres accouchaient aurefois à l'Hôtel -Dieu; il y avait pour lies 1 06 lits, plus grands les uns que les litres; les plus grands contenaient souent jusqu'à quatre femmes eu couches.
)'après ce fait, on peut apprécier leur tat.
Toutes les femmes enceintes sont, après 3ur huitième mois de grossesse, admises lans l'hospice de l'Accouchement , néannoins on admet celles qui, étant pauvres, lU qui, sans être arrivées au terme exigé, ont sur le point d'accoucher. Elles peu- 'cnt faire ou ne pas faire leur déclaration. )i elles la font, on respecte leur secret ; nais, en entrant, elles sont soumises à me visite.
Le nombre des lits est tel, que chaque
(1) Pendant le régime de la terreur, la liaison de Port-Royal re<;ut le nom de Port- Libre, et fat convertie en prison pour les iuspects, ensuite pour les militaires.
femme a le sien. Les femmes y sont occupées aux travaux qu'elles peuvent faire, et on leur en paie le prix. On leur fournit du linge, et même des vêtements, si elles en manquent.
Huit jours après leur accouchement, elles sortent de l'hospice, à moins que le mrdecin n'ordonne un plus long séjour.
Pendant dix ans, depuis le l^r janvier 1804 jusqu'au 31 décembre 1813, il est entre dans l'hospice 21,0o3 femmes. Sur ce nombre, pendant les dix années, 8o9 femmes sont mortes; et, dans le même intervalle, 4 8,367 enfants sont nés vivants, et 865 sont nés morts. Plus des deux tiers des femmes admises à l'hospice ne sont point de Paris, mais viennent des départements.
Cet hospice a environ 450 lits et 55 employés.
Les quatre premiers mois de l'année sont ceux où il entre le plus de femmes.
École d'Accouchement , située dans la maison de l'hospice d'Accouchement, établi en 4 802 dans la maison rue d'Enfer, et aujourd'hui dans la maison rue de la Bourbe. Les préfets doivent chaque année y envoyer une ou plusieurs élèves, suivant les fonds dont ils peuvent disposer. Les élèves, pour ètreadmises, doivent être âgées de dix-huit ans au moins, et de trentecinq ans au plus. La pension est de 600 fr. payés par les préfets. Les élèves peuvent être reçues sans une nomination préalable, et à leurs frais. Chaque élève reçoit en arrivant une somme suffisante pour acheter des livres indispensables, et, de plus, trois francs par mois pour son blanchissage; elles sont logées, nourries, éclairées, chauffées, fournies de linge de lit et de table, etc.
Le nombre de celles qu'on a envoyées à l'école depuis le 22 décembre 1802, jour où cette école fut ouverte , jusqu'en 1814, se monte à 1,270.
A la fin de l'année, les élèves subissent un examen devant un jury de médecins et de chirurgiens. Ce jury décerne des prix : ce sont des médailles d'or, d'argent et des livres.
Hospice de l'Allaitement ou des Enfants-Trouvés, situé rue d'Enfer no74, dans l'ancienne maison de l'Institution de l'Oratoire.
Vincent de Paul, aussi bienfaisant que pieux, recueillit, en l'an 1640, 312 enfants délaissés, intéressa les mères opu-
lentes en leur faveur, fonda le premier un hospice pour les recevoir, et institua les sœurs de la Charité pour le desservir. J'ai parlé ailleurs de l'hôpital du faubourg Saint-Antoine, et de relui qui était situé en face de Vcglise de Notre-Dame (1).
Les enfants trouvés, dont l'hôpital était sur le parvis de Notre-Dame , furent déplacés et transférés dans les maisons de la Bourbe et de la rue d'Enfer.
L'hospice des Enfants-Trouvés n'étant que pour ceux qui ont moins de deux ans, si on en apporte un plus âgé, il est aussitôt envoyé à l'hospice des Orphelins : les pères et mères qui veulent retirer leurs enfants paient, avant que les recherches en soient faites, trente francs pour les frais u'éducalion. I
Eu recevant les enfants nouveau-nés , on les lave, puis on les |)èse ; si le poids d'un de ces enfants est de moins de six livres on a peu o'espémnce de le conserver. En 1803, sur 1,lio enfants eut' es dans l'année, G23 ne pesaient pas les six livres.
Les enfants sont soignés par des berceuses, sous les ordres d'une surveillante en chef; deux tiers de ces berceuse-^ servent le jour, et un tiers la nuit.
Plusieurs salles, qu'on nomme crèches, sont garnies de berceaux séparés les uns des autres.
Le nombre des enfants amenés à l'hospice dans les trente années qui suivirent sa fondation, et précédèrent Tan 1670, ne s'était jnmais élevé au-dessus de oOO par an. En 1671, il accrut, et dans la suite il monta jusqu'à 1 ,000, jusqu'à 2,000. A la fin du dix-septième siècle il excéda une fois 3.000.
Dans les trente premières années du dix-huitième siècle, le nombre des enfants trouvés ne s'éleva pas au-dessus de 2, 025.
Voici le tableau des enfants trouvés reçus, de dix ans en dix ans, et pris chique année dans cet hospice, depuis 1670 jusqu'en 1770.
Nombre d'enfants
Années
admià.
(l) Voyez ci-dessus les art. En faut s -Trou
Nombre» d'enfant»
Années. admis.
En 1771 et en 1772, le nombre d enfants augmenta encore; depuis H" jusqu'en 1777, 31,9ol enfants entr à l'hospice, sur lesquels 21,985 pci, dans le premier mois, et 3, 491 dans 1 reste de la première année (1771). Dan la seconde année (1772) , il en mouru 1,325. A la fin de 1777, de ces 31,95 enfants, il n'en restait que 4,711 vi vants.
La totalité des enfants exposés depui 1741 jusqu'à 1790 a été de 260,465 C'est par année moyenne 5,209, à 5,240
Depuis et compris l'an 1789 jusqu'à 3! décembre 1813, ont été reçus à l'I pice 109,650 enfants: il en est mort dans l'intérieur de cet hospice, 39,330 ce qui donne, année moyenne, 4,386 er fants reçus par an, et 1,572 morts aus; par an.
Il est remarquable que pendant les ac nées delà révolution. depuis 1793 jusque l'an 1801, le nombre d'enfants envoyés l'hospice ne s'est guère élevé au-dessus c 3,000, tandis que dans les années préc( dentés, notamment en 1790, il s'est éle^ jusqu'à 5,840, et que, dans les anné« suivantes, notamment en 1812, il trouva porté à 5,394.
Ce qui est aussi digne de remarqu»
c'est que si, dans ces mêmes années, h enfants récusa l'hospice ont été en moin, les enfants morts ont été en plus.
l'an 1797, il a été reçu 3,716 enfants, il en est mort 3,108.
Je n'entrerai pas dans les détails q concernent les nourrices et les meneurà je dirai seulement que dans la maison existe un dortoir pour les nourrices, que les meneurs ont un local qui leure particulier.
Dans l'espace de dix ans. depuis 18( jusqu'en 1814, on a employé 36, 4( nourrices; ce qui donne pour une ann le t rme moyen de 3,646.
HÔPITAL DR LA PlTlÉ , situé fUe O 'V)l^, Lag^ui;, rai.- Soulliai, 13.
sors LA
peau, n" I, au coin de la rue du Jardiu des Plantes. J'ai déjà parlé de cette maison, où furent placés des orphelins des deux sexes, orphelins que pendant la révolution on nomma les Elèves de la Patrie.
En janvier 1809 , les orphelins de la PiLie furent transférés dans rétablissement ^u faubourg Saint-Antoine, et leur mai -
CONVF.NTIO.N
iO
, son fut destinée à servir d'annexé à î'îîo- , tel-Dieu. On fixa provisoirement à 208 le
nombre de lits qu'on devait v phcer; on ^ tit ensuite plusieurs réparations qui perj mirent d'augm-nler ce nombre.
I Cet hôprtal a maintenant 600 lits placés
dans 23 salles. Chaque malade est couché
seul.
D'après le terme moyen donné oendant
FontrJue Moiivre.
cinq années, la mortalité annuelle est d'un sur o, et un quart environ , c'est-à-dire que sur vingt personnes il en est mort cinq. !
Hospice de laSalpêtrière, connu au-' 1-aravant sous le nom d' Hôpital général, ' situé rue Poliveau, au-delà de l'ancien ■ boulevard de l'Hôpital; il fut, comme il : a été dit. fondé en 1656 et <6o7. i
Cet hô ital contenait, avant la révolu- ' lion, sept à huit mille femmes indigentes, I et autant de détenues à titre de correction ou dç sûreté ; des femmes et des filles en-
Y dulaure
ceintes, des nourrices avec leurs nourrissons, des enfants mâles depuis l'âge de sept à huit mois jusqu'à celui de quatre à cinq ans; des jeunes filles de toute sorte d'âge; des vieilles femmes et des vieux hommes mariés ; des folles furieuses, des imbéciles, des épileptiques, des paralytiques, des aveugles, des estropiées, des teigneuses, des incurables de toute espèce, des enfants scrofuleux, etc.
Au centre de l'hôpital il existe une maison de force qui comprenait quatre prisons différentes, savoir: le commun/
lieu destiné aux filles les plus dissolues; la correction, contenant les filles qui donnaient des espérances de repentir ; la prison, réservée aux personnes détenues par ordre du roi ; et la grande force, aux femmes flétries par la justice.
D'après ce qu'on vient d'exposer, on doit juger de l'étendue des bâtiments:
elle est immense ; et un grand nombre de villes ne contiennent point chacune une population aussi nombreuse que celle de cet établissement. C'est le plus vaste qui existe en Europe; la superficie des bâtiments, cours et jardins, contient plus de soixante mille toises carrées.
Livré, en 1802, aux soins de l'administration des hospices, ce vaste établissement a, depuis cette époque, éprouvé des changements heureux et des améliorations considérables ; je n'en offrirai point les détails, ni ceux de la partie administrative, ce qui m'écarterait trop de mon sujet. Je dirai l^eulement que le service est distribué en cinq grandes divisions, savoir:
•1 0 Les reposantes , ou femmes qui ont vieilli dans le service :
2o Les indigentes aveugles, paralytiques, infirmes et octogénaires ;
30 Les femmes septuagénaires , les gâteuses, les cancérées et autres femmes attaquées de plaies incurables ;
4" L'infirmerie, composée de 400 lits, dont le bàtim.ent est séparé des autres;
5^ Les aliénées, les épileptiques; elles sont traitées à la Salpêtrière ainsi qu'à Bicêlre, d'après la même méthode et par les mêmes médecins.
Le nombre des femmes aliénées entrées à la Salpêtrière est à peu près de 2,804.
Voici les causes de leur aliénation :
Cent soixante de ces femmes sont folles par hérédité ; 98 le sont de naissance, ou après les convulsions de l'enfance; 167 par le désordre des règles, 227 par la suite des couches, 1 64 par l'effet du temps critique, 32 par la suite des fièvres graves, 41 par épilepsie, 63 par paralysie,"38 par hystérie, 65 par libertinage, 101 par ivresse, 27 par opinion politique, 35 par l'effet de la conscription et de la guerre, 1 27 par chagrin provenant de perte de fortune et de misère, 343 par chagrins domestiques, 166 par amour contrarié, 32 par religion exagérée, 35 par colère, 89 par frayeur, et 794 pour causes inccnnues.
En 1790, la mortalité dans cet hospice était d'environ un dixième. Dans l'espace
de temps qui s'est écoulé entre le premier janvier 1804et le 31 décembre 181 4^ on a compté 13,691 femmes qui y sont entrées, 6,900 qui en sont sorties avec pension (1) ou par congé, et 6,017 qui y sont mortes. Le terme moyen de la mortalité, calculé sur ces dix années, est d'un sur 7,26.
Hospice de Bicêtre, abstraction faitr de la prison de ce nom, dont j? ne m'occupe pas ici, et dont je parlerai ailleurs, situé hors de Paris, à une demi-lieue de la barrière d'Italie, à peu de distance de la route de Fontainebleau, et sur une éminence qui domine de vastes campagnes. Cette situation semblait assurer à Bicêtre une salubrité constante ; mais le grand nombre de pauvres qu'on y entassait, et le placement de l'infirmerie au milieu des chambres ordinaires, infectaient l'air et propageaient les maladies.
En 1801 , au moment où l'on a institué l'administration générale des hospices, Bicêtre contenait des valides, des aveugles^ des paralytiques, des épileptiques, des gâteux, des vénériens, des scrofuleux, des incurables, des fous et des enfants. Les sexes, les âge--, les infirmités y étaient confondus. .11 y avait alors 1,505 litsoii les malades couchaieiit souLs ; 262 où ils couchaient deux; 144 à double cloison, qui séparaient les pauvres couchés ensemble; 172 lits à seul, .«-celles dans les murs, pour les fous; 126 lits appelés auges, pour les gâteux, et 33 lits de sangles placés au besoin dans les dortoirs. On venait de supprimer les lits à quatre, qui occasionnaient entre les coucheurs de violentes querelles qui se terminaient souvent par des blessures.
J'ai dit ailleurs qu'avant la révolution il existait des lits dont un seul servait à huit personnes, et que quatre coucheurs veillaient la moitié de la nuit, tandis que quatre autres sommeillaient pendant l'autre moitié (2).
Depuis la révolution, et notamment de-
(1) Les femmes vieilles et infirmes pe\ivent renoncer au droit de leur admission,, et se retirer dans leur famille, si elle y consent : l'hospice, alors, leur paie unepension représentative de la place dont ellesjouissaient. Cette pension est de 120 francs par an pour les valides, et de 180 franc» pour les infirmes.
(2) Voyez, ci-dessus, Hôpital des Vénériens,
sors LA CONVENTION
Sf
puis 1803, de nombreux et utiles changements ont été opérés dans l'hospice de ce vaste établissement. Plusieurs constructions, réparations, agrandissements, plantations d'arbres, y ont été exécutés. Des mesures de propreté, relatives aux sallvs et aux individus; un accroissement et une amélioration de nourriture, ont un
peu tempère le malaise des malades, et le i six salles; chaque salle peut contenir 28
lits. Les étages supérieurs sont pour les fous tranquiil?s, et le rez-de-chaussée pour ceux dont on espère la guérison. Les fous incurables sont dans un local particulier, et séparés du promenoir des fous tranquilles par une grille de fer. Ce pro-
2,500 personnes. Chaque infirmité a sa salle, et chaque mahde son lit.
En 1812, l'administration des hospices a fait roDstruire, dans l'enceinte de Bicê'tre et dans la partie la plus reculée de cel hospice/ un bâtiment destiné aux fou5^ qui aup^jravant étaient placés dans des loges humides. Ce bâtiment se divis? en
-'entiment d'horreur qu a toujours insriré, dans Bicêtre, la réun'on de toutes les misères et de tous les vices de l'humanité.
Plusieurs habitués de cette maison sont occupés à divers travaux, métiers et arts.
Il n'y a que la caducité et l'infirmité qui I menoir est planté de tilleuls
payés ! A l'extrémité orientale d'une allée est
soient oisives. Les ouvrages sont par l'administration.
Le nombre des travailleurs était, vers la fin de 1813, de 680. dont 556 pris parmi les indigents ordinaires, et 124 parmi les fous et les épileptiques. Au nombre de ces travailleurs on comptait alors 59 cordonniers ou savetiers. 58 faiseurs de fossets, 31 cardeurs et fileurs de laine, 47 tailleurs, 44faiseurs déboutons, 2? faiseurs de chapeaux de paille, 20 dévideurs de soie, fil et laine, 19 barbiers. 18 faiseurs de jouets d'enfants, 12 bourreliers, 1 2 serruriers, limeurs et polisseurs, 14 matelassiers, 12 faiseurs de charpie, 10 râpeurs de corne, 10 menuisiers en bâtiments ou ébén^lstes, 10 buandiers, 9 feiseurs de clous pour les poêliers, 9 écrivains. 8 batteurs et peigneurs de nerfs, 7 effileurs de soie, 7 jardiniers, 6 découpeurs de cartes pour veilleuses, 5 épingliers en bois ; les autres sont en plus petitnombre : 89 servent dans les salles, au chantier, au cimetière, à la phar.macie, au balayage des cours, etc., 55 sont journellement et successivement occupés au puits de Bicétre.
« On donnait autrefois le nom de bons € pauvres, dit l'auteur du rapport du con- « seil général des hospices, aux indigents « admis à Bicêtre. Cette dénomination est t utile à conserver : en rappelant le ma!t heur, elle rappelle l'intérêt qu'il doit « inspirer; elle empêche de confondre « dans sa pensée l'infortuné qui habite « une partie de cette maison et le cou- « pable qui habite l'autre. Le mot de Bi- ' cêtre est devenu si effrayant ! »
En 1801, la population 'de l'hospice de Bicêtre était de trois mille individus, elle a été réduite ; elle se montait, en 1814, à
une salle destinée aux femmes âgées rèj duites à un état de démence.
I La partie de l'hospice consacrée aux aliér.és peut contenir environ 800 personnes. Les loges sont au nombre de 349.
Il y a, en outre, 10 dortoirs qui contiennent 321 lits. I! enexiste 66 dansles salles de l'infirmerie. D? plu-, on a ajouté un nouveau bâtiment qui contient 150 lits:
500 folles couchent sur des matelas, dont 320 dans les dortoirs, et 180 dans les loges. D'autres couchent sur la paille. Les convalescentes occupent un dortoir de 44 lits: et les mélancoliques, au nombre de 100, en occupent un second.
Près de 400 femmesou filles, tranquilles, travaillent à des ouvrages de couture qui leur sont payés.
Chaque degré d'aliénation a ses cours particulières, ses loges ou ses dortoirs.
Les fous furieux ne sont plus enchaînés.
Pendant dix années, depuis le lei" janvier 1804 jusqu'au 31 décembre 18 13^ il est entré à Bicêtre 2,167 fous : 106 pour cause d'ivrognerie, 69 de naissance, 49 par excèsde travail de corps et d'esprit^ 39 par l'effet de l'âge, 58 par accidents, 157 par suite de maladies, 1 18 par épiiepsie, 20 par suite de mauvais traitements de la part des pèr^e et mère ou de leurs maîtres, 19 par vice de conformation du crâne, 27 par émanation de substance malfaisante, 21 par l'onanisme, 55 par religion, 78 par ambition, 37 par amour, 1 16 par infortunes, 24 parles événements politiques, 99 par chagrin, 21 qui ont simulé l'aliénation par esprit de fainéantise ou pour se soustraire à la conscription, et 1 ,054 pour causes inconnues.
La population de cet hospice, pendant dix ans, depuis le l^r janvier 1804 lusquàu 31 décembre 1813, peut être déterminée par les résultats suivants : 19,472 individus y sont entrés; 14,952 en sont sortis avec pension ou par congé. Il en est mort 4,203. Le terme moyen, prissurces dix années, donne par an 1 ,647 individus entrés, 1,495 sortis, et 420 morts. La mortalité y est d'un sur o,43.
Il faut remarquer qu'il se trouve parmi les habitants de Bicêtre qualifiés de bons pauvres, plusieurs octogénaires; et que dans chacune des dix années ci-dessus énoncées, on acompte au moins 162 et au plus 193 vieillards de cet âge.
Je reproduis ici les souhaits que fait le conseil général dans son rapport : « On a « souvent exprimé, le désir, y est-il dit, de « voir séparer l'hospice de la prison.
« L'hospice n'en deviendrait pas seulement « plus vaste; il en deviendrait plus salu- « bre, d'une surveillance plus facile, « d'une police plus exacte et plus sûre. « On verrait aussi diminuer insensible- « ment cette mauvaise renommée, si juste « quand elle s'attache à un lieu de con- « damnation, si injuste et si désolante « quand elle s'attache à un asile otTert au « malheur par la piété publique. »
Hospice des Lncurables-Hommes, rue du Faubourg-Saint-Marlin, n» 166. Autrefois il n'existait à Paris qu'une seule maison d'Incurables, fondée en 1637, rue de Sèvres. Cette maison, où les hommes elles femmes étaient réunis, existe encore au même lieu : on l'a réservée pour les femmes. J'en parlerai à la suite de cet arlicie.
L'hospice fondé par saint Vincent de Paul, en faveur de quarante vieillards des deux sexes, et une maison voisine, ancien couvent de récollets, qu'en 1793 on avait adjointe à cet hospice, devinrent l'emplacement où fut établi, en 1802, l'hospice des Incurables-Hommes. Les bâtiments tom.baient en ruine; il y existait plusieurs causes d'insalubrité : on a fait des réparations et des changements considérables pour assainir, pour égayer c.tte triste de- Jieure.
Les enfants, au nombre de 50, y ont un établissement particulier; on fait" travailler et instruire, dans diverses professions, ceux à qui leurs infirmités permettent ces tccupations : on y a établi une infirmerie. Le nombre des incurables-hommes,
t)E PARIS
admissibles, ne peut excéder 450; et, de leurs 450 places, 50 sont réservées pour les enfants.
Pendant le cours de dix années, depuis le l^r janvier 1803 jusqu'au 31 décembre 1812, il est entré dans cet hospice 983 individus; il en est sorti 343, et ile/ est mort 573. Le terme moyen des morts pendant chaque année, est d'un sur 6,82.
En 1804, la mortalité a éié de moins d'un onzième; en 1812, elle a été beaucoup plus funeste, puisqu'elle s'est portée presque au cinquième.
Hospice des Lncurables-Femmes, situé rue de Sèvres, n^ 54, dans l'ancien établissemient des Incurables. J'ai parléde sa fondation et de son état antécédent.
Les principales salles de cet hospice ont cent pieds de long sur vingt-quatre pieds de large; elles se divisent, s'étendent en forme de croix, et aboutissent à un centre commun, ce qui rend les communications et la surveillance faciles. Deux corps de bâtiments, unis entre eux par une église, étaient destinés l'un aux femmes, et l'autre aux hommes. Les femmes aujourd'hui occupent seules ces deux corps de bâtiments. Deux cours vastes, bien aérées, et un promenoir, rendent cet hospice très sain.
Les bâtiments furent négligés pendant les temps de la révolution : ils ont été réparés, améliorés depuis 1802; et, pour îaisance des malades et la salubrité de cette maison, on y ajouta plusieurs constructions. A l'exemple de ce qui s'est fait à l'hospice du faubourg Saint-Martin, on a affecté un quartier séparé pour les enfants incurables.
En 1790, il existait 440 lits; leur nombre aujourd'hui s'élève à 500.
Une grande partie des femmes jouit de l'avantage d'avoir des cabinets particuliers et fermés.
On était autrefois très facile dans les admissions aux Incurables. Une difformité accidentelle, la phalange d'un doigt de la main coupée et autres légères incommodités, étaient des titres pour être admis. 0:j est plus sévère aujourd'hui^ à ce que disent les auteurs du rapport du conseil général des hospices : on exige que les femmes qui aspirent à l'admission aient vingt ans, et soient affligées de diverses maladies très incurables dont je ne transcrirai pas la longue énumération.
Pendant dix années, depuis le l^r jan-
sors LA CO.VVE.VTION
vier 1804 jusqu'au 31 décembre 1813, il est entré dans cet hospice 1,516 individus femmes; il en est sorti 992, et il en est mort o24 ; ce qui donne, par année, 1 5 1 en- j trées, 99 sorties et 52 mortes. I
La mortalité, pendant ces dix années, ' a été d'un sur 8,58. 1
En l'année 1843, il est mort 55! femmes, dont 1 2 dans le seul mois de janvier.
Hospice des Ménages, ci-devant nomm.é hôpital des Petites-Maisons. J'ai parlé, sous le règne de Henri II, de l'prigine, de l'état passé et présent de cette maison.
Maison de Retraite, située au Petit- MonLrouge, à quelque distance de la barrière d'Enfer, sur la grande route d'Orléans; commencée en 1781, elle fut achevée en 1783.
On nomma d'abord cet établissement Maison royale de Santé; et on la destina à des militaires et à des ecclésiastiques pauvres et malades. Pendant la révolution, elle changea de destination et de nom; elle fut réservée aux malades deBourg-la- Reine et des villages voisins, et reçut le nom d'Hospi'-e naUonal. En 1796, cette son fut affectée aux indigents de l'un !
sexe, attaqués d'infirmit(
mai
et de l'autre
incurables.
En 1802, elle fut convertie en un asile pour les personnes qui, manquant de moyens suffisants à leur existence, pouvaient cependant payer une pension annuelle de 200 francs. Cette pension varie selon l'âge et l'état de santé de celui qui se présente. Elle est fixée à 200 francs pour les sexagénaires, et elle est augmentée jusqu'à 250 francs si, de plus, ils ont des infirmités qui exigent des soins. On peut encore y être admis en donnant une somme une fois payée. Elle se règle aussi suivant l'âge et les infirmités. Da 20 à 30 ans, les infirmes et incurables paient 3,600 francs; de60 a 65 ans, 1 ,600 francs; et, au-dessus de 80 ans, 700.
J.e nombre des lits, dans cette maison, fut d'abord de 12, puis de 22. En 1796, il fut porté à 100; en 1803, à 131 : 69 pour les hommes, et 62 pour les femmes; et depuis on a encore ajouté 20 lits. Ces lits seraient bien plus nombreux si l'on pouvait admettre tous ceux qui se présentent et qui se font inscrire.
Celte m.aison, située au milieu des champs, est riante et bien bâtie : elle se
trouve entre une vaste cour plantée d'arbres et un plus vaste jardin.
Dans les années 1823 et 182i, on a construit une aile de bâtiment parallèle à celuiquiexistaitauparavant. Parce moyen, on a pu accroître le nombre des lifs. Cette mnison porte aujourd'hui le titre d'Hospicô de La Rochefoucauld.
Depuis le l^r janvier 1804 jusqu'au 31 décembre 1813, 118 hommes et 15^ femmes ont été admis dans cette maison. Il en est mort pendant cet intervalle da temps 270. Le terme moyen par chaqua année est de 27. La mortalité pour les hommes a été d'un sur 6,14, pour les femmes d'une sur 4,57.
Institution de Sainte-Périne, ou HospicE DES Vieillards, situé rue da Chaillot, quartier des Champs-Elysées.
Cette maison était celle d'un ancien monastère où s'établirent, en 1659, des chanoinesses de l'abbaye de Notre-Dame-dela-Paix, auxquelles on adjoignit, en 1746, des religieuses de Saint^-Périne de la Villette : elles furent supprimées en 1790, et la maison fut louée à des particuliers.
En 1801, on destina cette maison à uq hospice pour les vieillards des deux sexes,, d'après le plan de M. Charaouset; mais cet établissement n'était qu'une spéculation particulière. Un décret du 17 janvier 1806 soumit cet hospice à la surveillance du gouvernement, ainsi que les autres institutions de ce genre. Elle contenait alors 275 personnes.
Un autre décret, du 10 novembre 1807, chargea l'administration des hospices de régir l'institution de Sainte-Périne. La maison contenait alors 235 personnes, en y comprenant 22 employés; et les revenus étaient loin d'être proportionnés aux dépenses. Au mois de juillet 1813, il n'y restait plus que 104 personnes précédemment admises. Le nombre était encore diminué au 1er janvier \s\i^ et se trouvait réduit à 74.
On n'avait point établi une juste proportion entre l'admission des nouveau^ pensionnaires et les décès des anciens.
Aujourd'hui on exige que les pensionnaires ne soient reçus qu'à l'âge de soixante^ ans; et que ceux qui se présentent pour être admis gratuitement fournissent lat preuve de leur impossibilité de payer la pension, qui est de 600 francs.
On a fait, dans cet hosp.ce, les réparations et reconstructions les plus urgentes.
Maison royale ee Santé, rue au Faubourg-Saint-Denis, n» 112, en f^icc de Saint-Lazare, ci-devant située faubourg Saint-Martin. Elle fut établie, en 4802; par l'administration des hospices, en faveur des personnes malades qui, sans être dénuées de ressources, ne sont pas assez fortunées pour se faire traiter et soigner chez elles. On y plaça d'abord 88 lits, dont les prix sont réglés de la manière suivante : I Dîins les chambres communes, un lit !
est taxé a 2 francs par jour: dans les cabinets, à 3 francs; dans les chambres particulières, à 4 francs, et dans d'autres ; chambres particulières et plus commodes, | 6 francs. En entrant, on dépose la somme nécessaire pour quinze jours. I Par Taffluence des malades, l'adminis- ! tratioii fut bientôt obligée d'agran'lir ]'em]:)iacement, et d'accroître le nombre des lits. Elle acquit deux maisons contiguës, où 37 lits furent placés. En 18 lo, l'administration a établi une maison plus vaste et qui doit suffire au nombre des malades qui se présentent.
Dans les salles communes de 12 à 14 lits, on paie 2 francs 50 centimes par jour; dans les chambres de 2 à 3 lits, 3 francs 50 centimes; dans les chambres à 1 lit pour femmes, 5 francs, dans les chambres à 1 lit pour hommes, 6 franco. Dans ces prix sont compris tous les fiais de garde et de pansement, la nourriture, les médicaments, le linge, le chauffage. La plus grande propreté règne dans cette maison, qui est accompagnée d'un vaste et beau jardin. Deux méaecins et deux chirurgiens soignent les malades. En outre, quatre élèves en médecine et en chirurgie sont chargés des pansements. On y reçoit des femmes en couches.
Pendant les dix années qui se sont écoulées depuis le l^-r janvier 1804 jusqu'au 31 décembre 1813, il est entré d;ms cette maison 10.(i86 malades; 8,537 ont été guéris, et 2 L<3 morts, dont 1,293 hommes et 820 femmes.
La mortalité, pendant ces 10 années, a été, pour chaciine d'elles, d'un sur 5,08. Les maladies incurables ou contagieuses ne sont i oint traitées dans cette maison. Maisons de SErcuRS. Un assez grand nombre ae ces maisons existent à Pars, et sent distribuées dans les douze arror/disscmenls de cette ville. Chac ne est placée sous la surveillance des bureaux de
DE /»ARIS
bienfaisance : toutes renferment une marmite à la Rumfort, un fourneau pour les soupes, une pharmacie, une école destinée aux filles; et toutes sont desservies par plusieurs sœurs de la Charité ou de Sainte- Marthe. Quelques-unes ont des écoles de filles et de garçons ; quelques autres ont des lits où couchent des femmes vieilles et infirmes; c'est dans ces petits hospices qu'elles attendent le moment d'être admises dans les grands. Telles sont le.
maisons situées rue Notre-Dame-des-Victoires, rue du Crucifix-Saint-Jacques, rue du 'Cloître-Saint-Merri, rue des Poitevins, etc. ; il en est où sont établis des ateliers de couture; telle est la maison de serours située rue Saint-Antoine, passage Saint-Pierre, et c lie du cul-de sac Pérou.
Ecoles de charité. Il existait diverses écoles de cHarité. Une seule avait survécu aux orages de la Révolution : c'était celle des jeunes ouvrières de la paroisse de Saint-Paul. On en a depuis multiplié le nombre Dans plusieurs on a, depuis quelques années, adopté la méthode de l'cnseigncmMit mutuel, d'après les principes de la société formée à Paris pour l'amélioralion de l'enseignement élémentaire.
Maison d'éducation, rue Saint-Antoine, passage Saint-Pierre, Elle était anciennement connue sous le nom de petite communauté des ouvrières indigentes de Saint-Paul; elle avait été établie, vers l'an 1760, par un curé de Saint-Paul. En 1791, il s'y trouvait quarante élèves : douze qui payaient des pensions, et douze des demi-iicnsions; vingt-quatre places étaient gratuites Le nombre des élèves est aujourd'hui fixé à quaiante-huit.
Pharmacie centrale, située rue de la Tournelle, n» 5, douzième arrondissement. Elle était d'abord dans le bâtiment des Enfants-Trouvés, au parvis Notre- Dame; en 1822, elle fut transférée dans l'emplacement de l'ancienne communauté des Miramiones, rue et quai de la Tournelle. Là se préparent et se distribuent tous 1 s médicaments dont les maisons ho-; i alièresont besoin. On divise cetéta- 1) issement en deux sections : l'une cuaiprei.d le laboratoire où se font les remèdes, et l'autre le magasin où on les conserve, et où sont rassemblées les drogues destinées à les préparer. Au rez-de-chaussée, sont les laboratoires, les étuves, les
socs LA CONVENTION
magasins pour la conserva'.ion et la distribution des médicaments. Dans les étages supérieurs se trouvent les magasins pour les drogues simples, les plantes sèches; une salle pour la conservation de la matière médicale et des produciions chimiques et pharmaceutiques; un amphithéâtre destiné aux cours qui s'y font pour les élèves, etc.
Secours a domicile. Ces secours ont existé avant et pendant la Révolution, sous le nom de bureaux de bienfaisance. Il s'en trouvait un dans chaque arrondissement. En 1803, on mit entièrement ces bureaux sous la direction de l'administration générale des hospices. Voici un résumé des tableaux classés par années, que me fournit l'admiinistration, du nombre, de l'âge, du sexe et des professions des indigents qui sont dans les douze arrondissements de Paris.
En 1804. le nombre total des indigents était de 86,936. Le troisième arrondissement a fourni alors le moindre nombre : il est de 2,255. Le douzième arrondissement a fourni le plus fort nombre, celui de 17,018. Sous le rapport des professions, celles des blanchisseuses, des brodeuses, des cardeurs, des charretiers, des chiffonniers, des domestiques, des couturières, des faiseuses déménages, des fileuses, desgaziers, des imprimeurs, des journaliers, des maçons, des cordonniers, des manœuvres, des marchandes de fruits, des menuisiers, d'ouvriers sans désignation, des ravaudeuses, des revendeuses, des savetiers, des serruriers, des tailleurs
les journaliers pauvres étaient au nombre de 2,182; les journalières à celui de 2,i39. Les laveuses, les marchandes de fruits et de légumes, les ouvriers en tabac, les ouvrières en linge, les peintres, les porteurs d'eau, l'es serruriers, les terrassiers et les tisserands, paraissent les plus nombreux d'entre les indigents.
Les départements qui, pendant cette année, ont fourni le plus de pjuvres à Paris sont le Cantal, qui en a donné '.loB; la Cûte-d'Or. 1,129; le Doubs. 600; l'Eure, 982: le Loiret, 623 ; la Marne, 1,083; la Mavenne, 910; la Meurthe, 736; le Mont-Blanc, 1,280 : la Moselle, 1,285; le Nord, 666; l'Oise, 786 : TOrne, 621; le Pas-de-Calais, 1,155; le Puy-de- Dô:re, 2.002: Saone-et-Loire, 1.40Ô; la Sarthe, .1,433; la Seine. 20,863; la Seine-Inferieure, 900: Seine-et-Marne, 1,001 ; Seine-et-Oise, 2,187.
Les étrangers pauvres, pendant cette année, étaient au nombre de 60,479, et les individus de naissance, de 36.190
Le nombre des pauvres était à Paris, En 1804, de 86.936
En 1805, de 90,705
En 1806, de 94.062
En 1807. de 97.914
Eu 1808. de 416.703
En 1809, de 118,202
En 1810, de 421,891
En 1811, de 116,670
En 1812, de 93.886
En 1813, de 102,806
Il résulte de ce tableau une vérité dont
sans désignation de lieu
et des terrassiers offrent une plus grande les partisan-^ du pouvoir absolu ne se préquantité d'indigents. 'vaudront point: plus on s'éloigne du ré-
Les départements qui fournissent le plus de pauvres à Paris sont ceux de la Côted'Or, du Cantal, du Doubs, de la Marne, de la Seine, de Seine-et-Oise et de l'Yonne.
En 18<3, le total des iniigents était de 102,806. Les arrondissements de Paris qui, en cette année, ont le plus abondé eu pauvres sont : le sixième, qui en a produit 11,910: lé huitième, 17,241, et le douzième, 17,413.
En 1813, les métiers où l'on comptait le plus de pauvres, étaient les chiffonniers et les chiffonnières : les cordonniers, dont le nombre des pauvres s'est élevé, en cette année, à 1,373; les couturières, les dévideuses, les fa seuses de ménages, les fiîeuses, dont le nombre s'est porté à 1,162;
gime de la liberté, plus le nombre des pauvres augmente.
Dans les recherches statistiques de la ville de Paris, publiées en 1823, on voit la population indigente de cette ville s'élever, en 1819, à 65,150 individus secourus ; eu 1820, a 86.870.
Boulangerie générale des hôpitaux.
située dans une maison appelée de Scipion, a cause de Scipion Sardiui qui la fit bâtir; maison dont j'ai parlé précédemment.
Il .s'y fabrique, pour les hôpitaux, environ sept millions de livres de pain par année.
Bureau de la direction des nourrices, situé rue Sainte-Apolline, sixième arrondissement. Il est aussi dans les at-
tributions du conseil gi'^néral des hospices, et il y fut mis au mois d'avril 1801 . L'objet de cet établissement a été déjà exposé (1).
Depuis lesderniers moisde l'an 1 80 1 jusqu'à la fin de 1813, 57,878 enfants ont été enregistrés dans ce bureau; 16,222 sont morts la première année de leur naissance.
Outre ces institutions, il en est d'autres qui ont le même objet, et qui, étrangères à l'administration générale des hôpitaux, sont administrées séparément. Je vais donner la notice des plus remarquables.
La maison de Charenton, destinée aux fous ou aliénés, est située hors Paris, à l'extrémité du village de Charenton. En l'an X, on établit dans cette maison 40 lits d'hommes et 20 de femmes, pour les indigents attaqués de folie qui sont à la charge des hospices de Paris. Quand l'espoir de guérison est perdu, les aliénés sont alors transférés dans les hospices de Bicêtre ou de la Salpêtrière.
On a, pendant Tannée 1815, compté dans cette maison 158,831 journées.
HÔPITAL DES Quinze-Vingts. J'en ai parlé en détail.
Institution des Sourds et Muets.
J'en ai parlé en son lieu. J'ajouterai que, pendant l'an 1815, on acompte dans cette maison 21,613 journées.
Hôpital civil de Saint Denis. En 1815, on y a compté 9,224 journées.
Hospice clinique de la Faculté de Médecine, situé place de l'Ecole de Médecine. En l'an 1805, on comptait dans cet hospice 8,f 34 journées; et, en 1815, ce nombre s'est élevé jusqu'à 1 i ,886. J'ai exposé, à l'article de l'Ecole clinique établie à l'hôpital de la Charité, l'objet de cette école.
Maison de secours du quartier Sainte-Avoye. En 1815, on y a compté 2,6 'i 4 journées.
Hospice de la Maison de Bienfaisance, rue des Poitevins, fondée au dixhuitième siècle par M. Dubois de Rochefort, curé de Saint-André-des-Ars, en faveur des pauvres de cette paroisse. On y a, pendant l'année 1815, compté iOO pur nées.
Maison d'éducation des Jeunes-Elèves, située passage Saint-Pierre , rue .^aint-Antoine. On y a, pendant l'année 1815, compté 16,1 05 journées.
(!■ Voyes^ ci-dessus. Bureau des nourrices.
Hospice de Saint-Merri, situé cloître Saint-Merri. L'ouverture en fut faite le 15 décembre 1783. Il n'y eut d'abord que 4 lits, maintenant il en existe 12, 6 pour les hommes et 6 pour les femmes. Les malades y sont soignés par les sœurs de la Charité. Pendant l'année 1815, on y a compté 2,798 journées.
HÔPITAUX MILITAIRES. Hs sont, à Paris, au nombre de trois ; en voici la notice:
HÔPITAL MILITAIRE , situé rue Saint- Dominique, au Gios-Caillou. Il fut, eu 1765, fondé par le duc de Biron ; en 1792, il coLtenait 264 lits. Pendant 1815, on y a compté 101,084 journées de malades.
HÔPITAL DE MoNTAiGU, situé rue de?
Sept-Voyes, n*^ 26. Il occupe les bâtiments d'un ancien collège de ce nom, qui s'est maintenu eu exercice jusqu'au temps des vacances de l'an 1793. Ce collège a, depuis, été converti en hôpital et en prison militaire. Pendant l'année 1815, on a compté dans l'hôpital 126,678 journées de malades.
HÔPITAL DU Val-de -Grâce. Cette maison, située au faubourg Saint-Jacques, entre les n"^ 277 et 279, était un ancien monastère de filles que j'ai décrit. Pendant la révolution il a été converti en hôpital militaire; il est garni d'environ 1,000 lits. Pendant l'année 1815, on y a compté 225,035 journées de malades.
Ecole Normale, établie en vertu de la loi du 9 bruuiaire an m (30 novembre 1795), dans l'amphithéâtre du Jardin des Plantes. L'objet de la Convention nationale, dans cette institution, était déformer des professeurs et d'apprendre l'art d'enseigner. Elle fut organisée par des représentants du peuple commis à cet effet ;: el, en conséquence de leur arrêté du 2 nivôse an m (13 janvier 1795), l'ouverture en fut faite le l^r pluviôse suivant (20 janvier 1795).
Les savants Lagrange, Laplace, Monge, Haiiy, Daubenton , Berthollet, Thouin, Huache, Mentelle, Volney, Bernardin de Saint-Pierre, Sicard, Garât, La Harpe, professaient et enseignaient à professer les sciences qui leur étaient le plus familières; leurs cours n'étaient point écrits; ils les prononçaient de vive voix; mais des sténographes les recueillaient, puis on les faisait imprimer et publier. On en usait de même dans des discussions qui s'établissaient entre les professeurs et les élèves. Ces cours "très suivis, et les discus-
sous LA COXVE>*TIO:t 57
sions qu'ils firent naître, forment treize ! différente delà première; elle consistait volumes qui ont eu une seconde édition, I en un pensionnat, destiné à un nombre et qui mentent de tenir une place distin- \ détermine de jeunes sens qui étaient enguée dans les bibliothèques. j tretenus pendant trois'ans et instruits dans
Cette institution eut des commence- i l'art d'ensei'gner les autres. Cet établissements illustres et brillants; mais, après ment était sïtu^ rue des Postes, n» 26 une existence dp plusieurs mois, elie fut ! Ecole Polytechnique, située rue de supprimée. Quelques années après, lors- ' la Montagne-Sainte-Genevieve, n^ 06 qu'on fonda une Université pour toute la ' établie dans les bâtiments de l'anclea cul- France, il fut créé une Ecole normale fort ; lége de Navarre.
Pout des Saints-Pères.
t'n décret de la Convention nationale, du 21 ventôse an 11 (H mars I79i}, en cruint la commission des travaux publics, créa aussi l'école centrale ; c'est le nom qui fut d'abord donné à cette école. Un décret du \'6 fructidor an m ;ler septembre 1795), attribue à cette école le nom de Polytechnique, et règle ce qui est relatif à l'admission et à 1 examen des élèves. Un autre décret, du 7 vendémiaire an III i29 septembre 1795 s, donne un nouveau degré d'activité à cette école, en la olacant sous l'autorité de la commission
des travaux publics et en déterminant le mode d'appel d:s élèves. Les événements politiques mirent plusieurs entraves à la marche des travaux de celte école, dont les leçons commencèrent le 1«r nivôse an m (21 décembre 1794).
D'après le rapport du représentant Prieur, de la Côte-d'Or, du 30 prairial an III . 18 juin 1795. la Convention nationale décréta que c^tte école cesserait dètre sous la surveillance des trois comités de gouvernement, et que la commission des travaux publics serait entièrement
bâtiments
chargée d'en maintenir l'organisation et d'en entretenir le service.
Le ^o fructidor an m (l^r septembre 1795), cette école subit quelques changements dans son organisation.
Elle était, dès son origine, destinée à former des élèves pour remplir les places d'officiers d a génie, d'ingénieurs des ponts et chaussées "1^ d'ingénieurs géographes, d'ingénieurs des mines et dingémeurs cons'trLCteurs pour les vaisseaux.
La loi du 30 vendémiaire an iv (22 octobre l79o) mit cette école sous l'autorité du ministre de l'intérieur, et fixa le nombre des élèves à 360, et à trois ansle cours complet des études' de cette école. Les places dans les diverses classes de génie furent données au concours, et l'on ne pouvait être admis dans aucune de ces classes qu'après avoir passé à l'Ecole Polytechnique.
Tels furent l'origine et l'état de cette école sous les gouvernements conventionnel et directorial. Des prwfesseurs habiles, et notamment le savant Monge, étendirent, dans cette école, la sphère des sciences physiques et mathématiques. Ce professeur perfectionna éminemment la géométrie applicable aux constructions, et en fit une science nouvelle qu'il nomma géométrie descriptive.
Sous le gouvernement impérial, l'Ecole Polytechnique subit quelques altérations; le nombre des t lèves fut réduit à 290, et le temps des études à deux ans.
L'école a deux divisions : la première est destinée au premier degré d'enseignement ; et la seconde, ou leseièves ne sont admis qu'après avoir subi un examen , les met en état d'être reçus dans les écoles de service public.
Par ordonnance du roi, du 4 septembre 184 6, l'Ecole Polytechnique reçut une nouvelle organisation dont voici les principaux articles : les candidats, pour être admis, doivent être âgés de seize acs au moins et de vingt ans au plus. Chaque élève paie une pension de 1 ,000 francs. Le roi y a institué \ingt-quatre bourses qui sont a sa nomination. L'ecule est mise sous la surveillance de deux conseils, celui de perfectioniiement et celui d'inspection , on y a de plus établi un conseil d'instruction» et un d'administration.
Archives nationales , depuis Archives DE l'empire, enfin Archives du EOYAUME , situées successivement dans les
des capucins, dans ceux de?
Tuileries, au Palais-Bourbon, enfin à l'hùte de Soubise.
Quoique ces archives eussent été eta blies sous l'Assemblée constituante, pa décret des 4 et 7 septembre 1790, je plaw cependant cet établissement sous la Convention , parce que c'est de cette assemblé» ii gouvernante qu'il reçut une consistant i qu'il n'avait pas encore obtenue. X la têUL des archives fut placé le sévère et savaa; Camus, rigide observateur de l'ordre e devant qui s'éloignaient tous les abus.
Ces archives furent d'abord établie) dans le couvent des Capucins de la rui Saint-Hooorè ; elles y restèrent ju^qu'ei septembre 1793, époque où elles l'uren transférées dans le bâtiment des Tuileries
La Convention rendit plusieurs loi pour l'organisation des archives uatio nales, et notamment celle du 12 biu maire au ii (2 novembre 1792). qui me sous la surveillance immédiate de l'archi viste de la république deux sections nom mées, V[ine archives judiciaires, et l'au Ire archives domaniales.
Les archives judiciaires furent dépo secs dans trois longues salles situé.s au-des sous de la voûte de la grande salle du Palai de Justice , où elles existent aujourd'hui
Les archives domaniales étaient ai Louvre ; le décret du 3 brumair an m (24 octobre 1794) ordonna l'accrois sèment du local de ce dépôt , qui fut dan la suite réuni aux archives du royaume
La loi du 7 messidor an m (25 j uJn 1 79ë avait réglé tout ce qui devait être depos aux archives , et établi le triage des titres Quelques autres lois accrurent la surveil lance générale de ces dépôts.
Lorsque , dans les premiers jours de ni vôae an iv (fin de décembre 1795),^ Camu fut de letourdc sa captivité en Bohème (1) il publia, le 1 er prairial an v (20 mai 1 797)
(1) Camus, Baucal, LamarqueetQuinettc envoyés auprès de Dumouriez pour exumi ner la conduite de ce général soupçonné d traliir les intérêts qu'il était chargé de de i'euare, furent arrêtés par ses ordres et li vrés à l'Autriche. Ils y restèrent loagtemp prisonniers, et ne sortirent de leur prisoi rigoureuse que lorsque le Directoire les eo échangés avec la duchesse u'AngoulêDM ' Canjusfut, en son absence, digneujent rea» p^acé à la tête des archives par soncoliè^ liauuin.
SODS LA
n rapport détaillé de l'état des archives, jpport qui contient plusieurs faits histoiques fort curieux.
Les archives du royaume, proprement diîs, se composent de l'ancien Trésor des 'hartres, d'environ quatre-vingts volules in-folio manuscrits, contenant les :tes de différents règnes , depuis et y comris celui de Philippe-Auguste; d'une infîité de pièces provenant de diverses archi- 38 du rovaume ; du dépôt topogr^phique, es archives domaniales, d'une bibliothèae , etc.
Quelques jours après le 19 brumaire
Q VII (9 novembre 1798i , Bonaparte
•fl^nna que les archives et la bibliothèque
"ps législatif seraient transférées du
- des Tuileries au Palais-Bourbon (I) : les y restèrent jusqu'en ^810, époque où a décret du 6 mars de cette même année 'donna leur translation à l'hôtel de Souise, où elles sont encore. Ces archives fu- ?nt considérablement accrues de celles des lissances vaincues par les armes de Bo-
'. iparte : trésor qu'il fallut bientôt restituer
i rsque la victoire cessa de nous être favo-
rble.
I Toutes les archives du royaume sont
I us la dépendance de celles de Paris.
' C'rst dans cet immense dépôt que
-t «nt cachés les vérités de l'histoire , les se-
■ets de la monarchie, les excès de la feo- ' ilité ; source féconde où nos historiens
odernes ne se sont guère mis en p.ine
aller puiser.
Institut de Franxe, situé dans les •: itiments du ci-devant collège Mazarin,
- lai de la Monnaie. Le lieu de ses séances t l'ancienne église de ce collège.
' Convention , tant qu'elle fut dominée
- factions de Robespierre et del'etran- .tablit peu et détruisit beaucoup, rassée pour quelque temps de ces ;j=, elle s'occupa de restaurations. Les
5 savantes ou littéraires établies sous . r-oes de Louis XIII et de Louis XIV,
jl) Bonaparte,' sitôt qu'il fut nommé con-
- 1 provisoire, envoya l'ordre de déménager as trois jours la bibliothèque et les archi-
:ablies au Tuileries. Camus n'obéit
' à cet ordre militaire, et fit réponse
> l'une loi ayant établi les archives aux
. aileries, il fallait une autre loi pour les
; insférer ailleurs. Bocaparte céua à cette
ison, et fut forcé d'attenire xme loi. Je
rs ce fait de Camus lui-même.