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DIRECTOIRE

alors de quatre lempies dans Paris, ceux de Saint-Nicolas-des-Champs, de Saint- Germain-l'Auxerrois, de Saint-Sulpice et de Saint-Gervais, résistèrent aux insultes et aux sarcasmes, en ne leur opposint qu'une modération constante, résultant de leurs principes, modération qui, chez eux, ne s'est point démentie.

Le gouvernement consulaire, par son arrêté du 12 vendémiaire an x (i octobre 1801), mit fin à leur existence, en défendant aux théophilanlhropes de se réunir dans les édifices nationaux, et en refusant ensuite de leur donner acte de leur déclaration, lorsqu'ils louèrent un local particulier pour y tenir leur assemblée. Les théophilanlhropes se bornèrent à se plaindre dans quelques écrits qu'ils publièrent alors (1).

Ainsi, après cinq ans de prospérité, la théophilanthropie succomba sous une persécution froide, dedaigneuseet négative; et sa destruction, opérée .=ans trouble, fut supportée, par ses membres opprimés, avec une résignation exemplaire , qui prouve que l'existence de cette association n'était nullement dangereuse à la tranquillité publique.

Le gouvernement directorial, comme à l'ordinaire, fut blâmé, insulté et méprisé par celui qui le renversa. Cependant il :vaitsoutenu avec succès l'effort des puissances étrangères, fait jouir les Fiançais d'une liberté qui ne fut limitée que par les lois, et organisé toutes les administrations. On peut, à quelques égards, lui reprocher de la faiblesse ; mais cette faiblesse n'était que l'effet des circonslances que la constitution ne lui permettait pas de maîtriser : placé au milieu des conspirations d'une espèce de gouvernement occulte, et de généraux qui lui douna:ent de l'inquiétude, il avait toute la force, m.ais n'avait pas la liberté nécessaire pour les réprimer. On peut aussi lui reprocher d'avoir rétabli la loterie de France, à la- ; quelle on a donné ensuite une extension ■ désastreuse; d'avoir rétabli aussi uue per- 1 ception aux entrées des barrières de Paris; i mais les produits de cette perception, ap-' pelée octroi de bienfaisance, étaient des- ^ tinés aux besoins des hôpitaux de Paris.

(1) Voici les titres de deux de ces ouvrages : — Sur l' Interdiction du culte de la Re~ /«■y ton naturelle ou théophilantliropique, — Qu'est-ce que la Thtophilanthropie ?

Néanmoins, ce gouvernement donna l'initiative de cette contribution qui devint, sous celui de Bonaparte, très onéreuse aux Parisiens.

Sous le Directoire, le palais du Luxembourg fut ragréé : on y construisit une aile de bâtiment, située à l'ouest, dans l'alignement de la façade du jardin, aile qui fut abattue sous Bonaparte; et on commença les travaux de la grande avenue de ce jardin.

Le Muséum d'histoire naturelle reçut un accroissement considérable. Plusieurs quais furent i établis, etsurtout une grande partie du mur du quai qui longe le Goursla-Reine.

Il s'établit aussi quelques théâtres à Paris pendant la durée de ce gouvernement.

Théâtre de la Cité, situé sur la place du Palais-de-Justice, et sur l'ancien emplacement de l'église de Saint-Barthélemi.

Une partie des acteurs des Variétés amusantes vint s'établir sur ce théâtre, et

s'y associa le sieur Franconi, qui donnait le spectacle des exercices équestres et des tours de force.

En l'an 1807, ce théâtre, abandonné, fut transformé en salles de danse et de spectacles, appelées la Veillée, et depuis le Prado.

Théâtre olympique, situé rue Chantereine, n» 30. Ce théâtre, élevé en 1796, sur les dessins du sieur Damène, offrait une construction très gracieuse. L'Opéra- Buffa l'a occupé pendant quelques années. Il a ensuite été remplacé par diversetroupes de comédiens. Ce théâtre fut trappe d'interdiction par le décret du 8 août '1807. Depuis, il a servi aux concerts, et on l'a nommé Salle olympique. Enfin l'édifice a été consacré à "des bains.

Théâtre des Victoires nationales, situé rue du Bac, construit sur l'emplacement de l'église des Récollets. On y jouait la tragédie, la comédie, le vaudeville et la pantomime. Ouvert le 2p messidor an vi (13 juillet 1798), il fut, avec plusieurs autres, supprimé en 1807 par Bonaparte.

PÉRIODE XVIU

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