MUIDS
KIXOLIT.
Par le canal de l'Ourcq
Par le Pré Saint-Gervais. . . . *. .* . ] 1 !
Par Belleville et Mesnilmontant. ,
Par la pompe Notre-Dame .....,.,.
Par l'aqueduc d'Arcueil
Par la pompe de Chaillot ! . .'
Par la pompe du Gros-Caillou ......'.[
Et par les établissements particuliers ...,!.
^ = .,V-, , TTT
sous NAPOLÉON
A ces détails, fort abrégés, je vais en joindre quelques autres qui résultent de J'analyse des eaux qui remplissent le canal de rOurcq, et l'analyse des autres eaux dont s'abreuvent les habitants de
i Paris.
i Analyse des eaux de Paris. Le H août 18 1 6, une commission desavants fut nommée pour procéder à cette analyse importante. Les opérations les plus minutieuses, les plus propres à donner des résultats certains, furent employées. On prit des quantités égales de ces diverses eaux; quinze litres de chacune d'elles furent puisés et renfermés dans des vases de grès ; puis, soumises à l'ébuUition et entièrement évaporées, elles laissèrent chacune un résidu dont je vais faire connaître la composition.
Mais avant il convient de dire que les eaux du canal de l'Ourcq se composent de celles de la rivière de ce nom, puis de celles des rivières de laCoilinance, de la Gergûgne, de la Thérouenne, de la Beuvronne, prise à Glaye, etc.
Les eaux de la rivière de l'Ourcq, qui
, fournit au canal 3,480 pouces, ont donné
I le résidu suivant :
Sulfate calcaire, Carbonate de chaux, Sels déliquescents, Sel marin, Matière végétal et eau.
gram. cent.
1 Col
Poids total du résidu, 3 938
L'eau de la CoUiuance, qui fournit 592 pouces, a donné le résidu suivant :
Sulfate calcaire, G 269
Carbonate calcaire, 2 882
Sels déliquescents, G G95
Sel marin, 0 144
Matière végétale et eau, 0 368
Poids total du résidu, 3 758
L'eau de la Gergogne, qui fournit 83S •pouces, a donné : ^
Sulfate calcaire, 0 22!
Carbonate calcaire, 2 703
Sels déliquescents, 0 223
Sel marin, 0 129
Eau et matière végétale, 1 447
Poids total du résidu, 4 723
L'eau de la Thérouenne, qui fournit 598 pouces, a donné :
gram. cent.
Sulfate calcaire, 0 304
Carbonate calcaire, 3 925
Sels dL'liquescents, 0 541
Eau et matière végétale, 1 032
Poids total du résidu, 5 802
L'eau de la Beuvronne, qui fournit 977 pouces, a donné :
Sulfate calcaire, 3 050
Carbonate calcaire, 3 855
Sels déliquescents, 1 275
Eau et matière véeétaîe, 1 037
Poids total du résidu,
Les eaux de ces cinq rivières, mêlées dans le canal de l'Ourcq, ont aussi été soumises à la même analyse.
L\^au du canal de l'Ourcq a donné :
Sulfate calcaire, G 257
Carbonate calcaire, 2 993
Sels déliquescents, G 417
Sel marin, 0 114
Eau et matière végétale, 1 344
Poids total du résidu, 5 125
On a soumis à la même analyse les autres eaux de Paris, afin d'avoir des objets de comparaison Voici les résultats de cette opération :
L'eau du pré Saint-Gervais, puisée à la fontaine du Chaudron, au coin du chemin de Pantin, a donné :
Sulfate de chaux, 6 655
Carbonate de chaux, 3 540
Sels déliquescents, 6 647
Sel marin, 0 439
Eau retenue par les sels, 4 000
Poids total du résidu, ~2Î 281
Les eaux de Belle-ville et de Mesnilraontant, puisées au regard de Saint-Maur,
ont donné :
Sulfate de chaux, 17 040
Carbonate de chaux, 3 850
Sels déliquescents, 3 518
Sel marin, 0 347
Eau retenue en combinaison, 2 338
Poids total du résidu. 27 073
L'eau d'Arcueil, puisée à la fontaine du palais de l'Institut, offrait un résidu très compacte et très adhérent à la capsule ; il attirait fortement Ihumidité; sa partie supérieure était en écailles blanches. Il a ' donné :
Sulfate calcaire, Carbonate calcaire.
Sels déliquescents, Sel marin, Eau,
Poids total du résidu,
L'eau de la Bièvre, prise avant son entrée à Paris, a donné :
Sulfate calcaire, Carbonate calcaire, Sels déliquescents.
Sel marin, Eau,
Poids total du résidu.
L'eau de la Seine, prise au-dessus de l'embouchure de la Bièvre, a donné :
Sulfate calcaire.
Carbonate calcaire.
Sels déliquescents.
Matière végétale,
Poids total du résidu,
L'eau de la Seine, prise Paris, a donné :
Sulfate calcaire.
Carbonate calcaire.
Sels déliquescents.
Matière végétale.
au-dessous de
Poids total du résidu.
Les principaux résultats de ces expériences sont que l'eau de la rivière de rOurcq est plus pure que celle du canal de ce nom, qu'elle approche de très près de celle de la Seine par sa pureté ;
Que l'eau du canal de l'Ourcq, celle de la Colliuance et de la Gergogne, s'écartent peu de cette pureté ;
Que l'eau de la Thérouenne s'en éloigne davantage, son impureté étant double de celle de la Seine ;
Que l'eau de la Beuvronne, encore plus impure, n'est à cet égard surpassée que par l'eau de la Bièvre; que son eau, prise à la fontaine du Ponceau, à Paris, est environ quatre fois plus impure que l'eau de la Seine, et trois fois plus impure que l'eau du canal de l'Ourcq;
Que l'eau du pré Saint-Gervais est sept fois plus impure que l'eau de la Seine, quatre fois plus impure que l'eau du canal de l'Ourcq;
i Que les eaux de Belleville et de Mesnilinoûtant soût sept et neuf fois plus impu-
res que l'eau de la Seine, quatre et six fois plus impures que les eaux mélangées du canal de l'Ourcq.
Ajoutons que les eaux de la Beuvronne, de la Bièvre. et surtout celles de Belleville et de Mesnilmontant, sont les plus im.pures, les moins propres à dissoudre le savon, et les moins promptes à cuire les légumes; que les eaux de la Thérouenne, de la Seine sous Paris, et celles de l'Ourcq, sont celles qui les cuisent le plus promptement.
En dernière analyse, les eaux de la Seine sont meilleures que' les eaux de l'Ourcq; les eaux de l'Ourcq sont meilleures que celles d'Arcueil, du pré Saint-Gervais, de Btlleville et de Mesnilmontant.
LesévénementsdeISU et de 18 15 interrompirent les travaux du canal de l'Ourcq : mais ilsontétéreprisdansla suite. Uneloidu 20 mai 1818 autorise la ville de Paris à emprunter une somme de sept millions pour l'achèvement du canal de l'Ourcq; et un traité, conclu le 19 avril précédent, entre le préfet de la Seine et les sieurs Saint-Didier et Vassal, garantit la continuation et l'achèvement de ces travaux.
Par ce traité, la compagnie s'engagea à exécuter à ses' frais tous les travaux et ouvrages d'art nécessaires à la confection i du canal Saint-Denis; et il lui fut accordé, pendant 99 ans, à dater du 1<?r janvier 1823, un droit de navigation sur ce canal. Cette compagnie s'est engagée, de plus, à fournir à lavillede Parisquatremillepouces d'eau, et à terminer tous les travaux à faire pour l'achèvement du canal de dérivation de l'Ourcq, depuis la prise d'eauà Mareuil jusques et compris le bassin de la Villette, moyennant la somme de7 millions 500,000 fr. Les travaux du canal de Saint-Martin et de la gare de l'Arsenal nft furent point compris dans cette entreprise.
Le 13 novembre 1821, ces derniers travaux ont été définitivement adjugés à la compagnie Saint-Didier et Vassal, pour la somme de 4,470,000 fr.
Depuis ce traité, les travaux ont été repris et continués sans relâche. Ils sont terminés aujourd'hui.
Le canal de Saint-Denis a, comme je l'ai dit, été terminé en mai 1821.
Ego%ts de Paris, La Seine et la Bièvre, dans la partie méridionale de Paris, la Seine et le ruis-
Pafiu.
Typ. LAccin, rue Jo.:fflot. IS.
sous NAPOLF.ON
seau de Mesnilmontant (1), dans la partie septentrionale de cette ville, recevaient l'écoulement des eaux pluviales. Lorsqu'on eut creusé des fossés autour des murailles de Paris, ces fossés servirent d'éizouts. Quelques parties, aujourd'hui voûtées, conservent encore la direction des fossés : telle est notamment la partie de l'égout qui, de la rue de l'Ecole-de-Médecine, se jette dans la Seine au-dessus de l'Institut ou du Collège Mazarin.
Husues Aabriot, prévôt de Paris vers l'an 1370, fut le premier qui fit co'ivrir de maçonnerie une partie de la rigole qui se jetait dans le rui?ieau de Mesnilmon-* tant, et qui se trouvait enserrée dans l'enceinte que fit construire Charles V. ..
Avant 1412, il existait un égout couvert sous la rue Saint-Antoine, qui versait se? eaux dans les fossés de la Bastille. Cet égout, appelé Pont-Perrin, répandait une odeur insupportable pour les ha-