‹ Histoire de ParisChapitre 204 sur 261 · IL A ÉTÉ ACHEVÉ LA 2^ ANNÉE DU RÈGNE DE CHARLES X · texte numérisé non relu

IL A ÉTÉ ACHEVÉ LA 2^ ANNÉE DU RÈGNE DE CHARLES X

l'an de GRACE M D CGC XXIV.

Tr?.-SEAU DE Napoléon I't aux Inva- I caveau de Thotel des Invalides, est le tom.- £iSX>£S. De l'autre côté de la Seiiie, dans le | beau d'une autre grande victime delà poli-

TABr.BAD PHYSIQUE

t!qae. Celui delà rue de l'Arcade a éteéie- Té par une piété de famille, celui de I'Ijôtel des Invalides, par la reconnaissance nationale.

Le 12 mai !840, M. de Rémusat annonça à la chambre des députés que le gouvernemenl anglais consentait à rendre à la France les restes de l'empereur Napoléon 1er.

Le prince de Joii. ville, chirgé d'aller les chercher à Sainte-Hélène, put débarquer heureusement en France avec son précieux dépôt, et le 4o décembre 1840, le crcueil fut provisoirement déposé dans l'égiise des Invalides.

Un concours fut immédiatement ou-vert pour les dessins et l'exécution du tombeau voté pir l^s chambres. Tous les artistes de France furent conviés à ce concours, dont M. Vi-couti fut vainqueur.

Au p;iint de vue mystique, religieux, prestigieux, l'artiste adopta nour l'érection du tombeau le système d'une crypte d'accord avec le dôme

Pour que dès les premiers pas dans l'église on sentît la présence du monument, l'architecte plaça, comme une couronne autour de la base ouverte de la crypte, une riche 'nalastrade en marbre blanc, du haut de laquei e on peut contempljr le monument se développant dans son austère majesté.

On pénètre dans la crypte par une porte placée derrière le maître-autel du dôme. On y descend en suivant un escalier de marbre tournant autour de l'autel. On passe sous l'autel même par une porte en bronze de l'asnect le plus sévère, et audessus de laquelle on lit, grave sur une tablette de marbre noir, le vœu de Napoléon :

« Je dÉ'Ire que mes cendres reposent sur LES BORDS DE LA SEINE. AU MI- LIEU DU PrIUPLE FRANÇAIS QUE JAI TANT AIMÉ. »

Aux d.'ux côtés de la porte s'élèvent deux stotues colossales en bronze, d'un aspect raàle et sauvage : l'une représente la Force civile, l'autre la Force militaire. Elles portcitl sur des coussins le globe et le sce. Ire impérial.

La porte franchie, on se trouve sous une voù e en marhre blancet noir. L'austérité comnaence. L'àme est prep irée aux austères mipressions du sanctuair?, à l'éclat des grandeurs humaines noyées dans le néant.^

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