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DÉPENSE, .NOURRITURE ET ENTRETIEN

DES PRÉVENDS DANS LES PRISONS. Les dépenser de nourriture et d'entretien des prévenus dans les prisons sont portées au budget de la préfecture de po ice.

La somme affectée a ce service est d'un million environ, en prévision d'une population de cinq milL^ individus ; soit une moyenne de près de 200 francs par chaque détenu.

Là, sont ■ comprises les dépenses de nourriture, d'achat et d'entretien de vêtements ; achat et entretien du coucher, blanchi;sage, chaulfage, éclairage, dépenses d'infirmerie, entretien du mobilier.

Yoici quelques détails sur la nourriture :

lUst déhvré aux valides '1,500,000 ra-

tions de pain, dont 180,000 de pain blanc qui sont at'.ribuées aux nourrices, aux vieillards, aux détenus politiques et aux détenus employés comme auxiliaires.

Le-, autres catégories de détenus n? reçoivent que du pain bis-blanc^. Le poids de la ration varie de 500 grammes à 1,125. Les rations de 1,125 grammes ne sont délivrées que par suite des prescriptions des médecins à certains détenus qui forment à peu près un vingtième de la population.

Les jeunes filles du quartier correctionnel de Saint-Lazare, indépendamment de leur ration en p. in bis-blanc, reçoivent un supplément de 60 grammes de paiQ blanc pour la soupe. Èiles sont environ deux cents.

En résumé, la population valide des prisons absorbe 1,100,000 kilogrammes de pain.

La popu^tion invalide en dépense seulement 102,000 kilogrammes.

Q.)ant aux vivres, on compte sur une distr.bution de 1,500.000 rations du prix de 16 à 62 centimes pour les détenus valides.

Ces rations se composent :

De deux piiances grasses et de cinq pitances maigres par semaine.

La pitance grasse, distribuée le dimanche et le jeudi, se compose d un demi-litre de bouillon, de 1 25 gramm^es de viande cuite et désossée et d'une portion de légumes.

La pitance maigre se compose alternativement de légumes secs, de riz, de pommes de terre, etc.

La pitance grasse ou maigre est distribuée en deux portions chaque jour. Le prix en est fixé à 16 centimes.

C'est là le régime ordinaire des détenus, mais ce régime subit des modifications en certains cas.

1° Les jeunes tilles de Saint-Lazare reçoivent une nourriture plus subslantielie que celle des autres prisonni rs. Elles ont quatre pitances grasses et trois pitances maigres pjr semaine.

20 Quelques détenus d'un tempérament faible reçoivent, lorsque les médecins en ont reconnu la nécessité, une .jitauce constamment grasse dont le prix ne s'élève pas tGate;ois à plus de 25 centimes.

30 Les nourrices, les femmes enceintes arrivées au iiuitième mois de leur grossesse, et quelques auxiliaires spécialement

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employés au service pénible des infirmeries, eont admis au régime d'infirmerie, et reçoivent de plus, chaque jour, un double décilitre devin; le prix de ce régime s'élève à 36 centimes.

4° Enfin les détenus politiques jouissent, d'après une décision du ministre de l'intérieur, d'un régime exceptionnel. Le régime qui coûte 62 centimes par ration comprend cinq pitances grasses et deux pitances maigres par semaine , d'une composition parliculière. Plus cinq décilitres de vin par jour.

Ainsi la ration du détenu ordinaire étant du prix de 16 centimes, et celle du détenu politique de 62 cent., la diflrrence entre l'une et l'autre est de 46 centimes.

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