‹ Histoire de ParisChapitre 30 sur 261 · SECONDE R.\CE · texte numérisé non relu

SECONDE R.\CE

avoir été entièrement interrompu : on ne trouve point d'indices de son existence.

Les Juifs, dont l'avidité bravait les dangers, les avanies, ainsi que les extorsions des hommes puissants, se livraient ordinairement à un genre de négoce plus propre à détruire l'industrie qu'à la faire prospérer : ils restèrent encore à Paris. Les marchands syriens, qui abondaient

Saint- Jacques-de-la-Boucherie.

dans cette ville sons la première race, en disparurent pour toujours. L'horrible anarchie qui signala les derniers temps de la seconde race n'était suère propre à faire revivre le commerce, "a favoriser cette précieuse branche de l'économie sociale.

Il existait à Paris un établissement où l'on frappait monnaie, comme on le voit par un capitulaire de Charles le Chauve de l'an 864 (2j.

(1) Âniial. Bertinian., ad annum 861; Belueil its Historiens dt France, t. VII, p. 76.

(2) BaluziiCaiAluL, t. II, coL 178.

Paris était trop pauvre, ses habitants trop misérables, trop ignorants pour qu'il put s'y établir des spectacles publics. Cette absence est peut-être l'indice d'un défaut de prospérité; mais elle ne doit pas être regrettée : car, pendant cette période . ces anmsements étaient extrêmement grossiers.

Charlemagne, dans un capitulaire donne à Aix-la-Chapelle en 789, défend aux fils de prêtres et à tous les chrétiens d'assister à ces spectacles, où l'on ne voit, dit-i!, que des indécences (ij.

(1) BaluziiCaintul., t. I, col. 227.

FIISTOÎRE DE PARIS

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