‹ Histoire de ParisChapitre 44 sur 261 · I. Paris sous Pliilippe-Auguste · texte numérisé non relu

I. Paris sous Pliilippe-Auguste

Le 29 mai 1180, Philippe II, surnommé Dieu-Donné puis Auguste, parce qu'il était né dans le mois d'août, succéda à son père Louis VII (2). I

(1) Vita Alberonis. Becueil des Historieris de ; France, t. XIV, p. 359. j

(2) Voici à quelle cause un écrivain du \ temps attribue sa naissance , considérée ; comme miraculeuse. Son père avait déjà ; atteint l'âge de quarante-ciuq ans sans avoir | eu d'enfant mâle. Pour en obtenir, il se rendit au monastère de Cîteaux, dans le \ temps où les abbés de cet ordre s'y étaient assemblés. Dans le chapitre et en présence de tous, il s'étendit à terre. Les abbés le prièrent avec instance de se relever. Ce roi répondit qu'il ne se relèverait point, et qu'il resterait ainsi étendu jusqu'à ce qu'on lui eût promis que, dans peu de temps, il aurait un enfant mâle. Ces abbés se refusaient à la demande du roi, disant que telles choses appartenaient à Dieu seul. Louis Vil continuait obstinément à rester étendu sur le pavé. Alors les abbés firent dévotement leurs prières en pleurant; puis, inspirés par la grâce divine, ils se levèrent, et lui promirent qu'incessamment il aurait un fils. Aussitôt le roi, plein de charité et d'espérance, se leva, rendit grâces à Dieu; et dans la même année, malgré son âge avancé (il n'avait que quartinte-cinq ans), il eut de son épouse un fils qui fut appelé Philippe le Mognanirae, ou Dieu-Donné. (Recueil des Hisioricns de France^ t. XII, p. 133.) .On lit passer cette naissance pour un miracle, A quarante-cinq

La puissance royale , depuis Hugues Capet, très faible et toujours en butte aux attaques de la puissance féodale, prit sous ce règne une consistance plus respectable. Philippe-Auguste , par ses conquêtes, recula les limites de ses Etats, et leur donna une étendue que les précédents rois de la troisième race n'avaient pu obtenir. Dans le système de la féodalité, accroître l'étendue de ses Etats, c'était diminuer le pouvoir de ses rivaux. La royauté, sous ce roi, commença à recevoir un caractère monarchique.

Les monuments historiques, moins rares pendant cette période, laissent moins de place aux conjectures. L'histoire marche avec plus d'assurance, et commence h éclairer toutes les turpitudes de ces temps. Les établissements d'utilité publique se multiplient et rivalisent avec ceux qui ne sont pas d'une utilité spéciale. On s'aperçoit que la vérité cherche à s'affranchir des erreurs qui l'entravent , et que la civilisation fait quelques pas en avant.

Philippe-Auguste partagea les opinions et les vices de son temps; mais il se distingua par une volonté forte, une énergie de caractère que soutint constamment sou ambition démesurée. Il fît, avec plus de succès que ses prédécesseurs, la guerre contre la haute noblesse. Dès son jeune âge il montra contre elle des dispositions hostiles. Peu de tenips après la mort de

1 ans, même à cinquante-cinq et à soixante i ans, combien de maris fécondent leurs épou- ; ses bien portantes !

i (1) Recueil des Hisiorieus de France, t. XII, 1 p. 528, etc.

sous PHILIPPE-AUGUSTE

SOU père, il éclata contre lui une conspiration tramée par les hommes de cette caste. A cette nouvelle, Philippe, sans s'étonner, dit en présence de sa cour : « Quels que soient leurs outrages et leurs vilenies, je suis maintenant contraint de tout endurer de leur part: mais ils vieilliront. ils s'affaibliront, et moi je croîtrai en force et en pouvoir: et à mon tour, s'il plaît à

tant que je

Dieu, je me vengerai d'eux pourrai. "

Philippe parvint, en effet, par des voies que la justice et la loyauté ne peuvent pas toutes approuver, à vaincre plusieurs comtes, et à s'emparer de leurs Etats. Il ne savait pas qu'en cédant à sa passion ambitieuse, il portait les premiers coups au régime féodal , à la barbarie; et qu'en

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Plan de Paris sous Philippe-Auguste.

substituant sa propre tyrannie à la tyrannie de plusieurs , il commençait ^ à ouvrir aux générations futures une carrière moins calamiteuse.

Les successeurs de Philippe-Auguste se trouvèrent assez forts pour repousser avec avantage les grands vassaux , et les contenir dans le respect et la crainte.

Ce roi eut pour les constructions un -:oùt qui tourna au profit de Paris , et contribua à diminuer l'état misérable de cette ville.

Sous ce règne, un nouveau genre d'ar-

chitecture s'établit en Europe ; et Paris vit, pour la première fois, s'élever dans son sein un vaste édifice dans le style sarra- .sin. Ce nouveau genre, improprement appelé gothique , fit oublier l'architecture grecque, introduite dans la Gaule par les Romains, architecture dont la pureté avait reçu, vers la fin de l'empire d'Occident, plusieurs atteintes, et qui acheva de se dégrader pendant la domination des Francs.

Sous les rois de cette nation, les églises, les palais offraient de lourds massifs do maçonnerie assez généralement dénués de

goût, de formes et d'ornemecls carectérisliques. Les colcnnes, leurs bases et leuis chapiteaux avaient communément les proportions de l'ordre corinthien; mais ces cha[iileaux, au lieu de feuilles d'acanthe, présentaient des figures bizarres , £rotesques et souvent indécentes.

L'architecture sarrasine, au douzième siècle, succéda a ce genre abâtardi. Son caractère, tout différent, consiste dans des formes sveltcs d'une légèreté excessive, et dans des hardiesses de construction qui font naître dans l'âme du spectateur un sentiment mêlé de plus de crainte que de plai,-ir ; il consiste aussi dans des fûts de coloi.ues d'une longueur disproportionnée; ces colonnes sont souvent groupées avec plusieurs autres, toujours couronnées de chapitaux m,esquins, d'où s'élèvent , en porte-à-faux, des nervures qui, comme les branches d'un arbre, se déploient et vont dessiiiei les. arrête^ des vQÛtes angulaires ou eu ogi\e (1).

Les l'orn;es simples, belles et solides des voûtes à plein cintre furent cout-tamnicnt exclues de ce génie d'architectuie orientale.

Tels sont les principaux caractères de l'architecture sarrasuie (2), et particu-

(1) Ces voûtes ont la figure que présente la rencontre de deux ligues pareillenieni courbées, longues, inciiiées, et foroiant un angie plus ou moins aigu.

(2) Pour se rendre exactement compte de l'esi èce de dédain avec lequel Dulaure traite cete graciruse architecture du moyen âge, il faut st rappeler que le ttmps n'est pas loin deî niius où ce sentiment était partagé par tous ceux qui se preHeudaient les seul? •vr.i .s c nnai>seurs en fait d'art, et qui se flattiiient sans douie de resbiisciter par leurs ouvrages les cliefs-d'œuvre grccs et romains. On se souviintque pendant la révolution de 1793, que ques esprits bizarres, au litu de rester français, se plaisaient à parodier le stoici.-me antique et 1 allure farouche des répi.blicaii.s de l'ai.cienue Rome; quelquesuns pou?sèrent n,ême le ridicule jusqu'à échi.ngei" leurs nouis conirt^ ceux de Brutus, de Mutius Scévola, deCicéron, etc., comme si Ion ne pou\ ait pj.s être aussi bon patriote en français qu'en latin. Cette manie de pia gier l'antiqu'té sintiltra partout , et l'art même, qui ne vit que d'indépendance (puisque s.ins riniiépendance il n'y a pas de génie),,, fut forcé de sacritier aux dieux du jour.

lièrement de celle de l'égli.'^e de Notre- Dame de Paris, dont je vais parler.

Notre-Dame , église cathédrale de Paris, située près de l'extrémilé orientale de l'île de la Cité. J'ai parlé de l'origine inconnue de cette église, de son état presque ignoré sous la première et la seconde race: je vais m'occuper de ce qu'elle était à la fin du douzième siècle, et de ce qu'elle est aujourd'hui,

Maurice de Sully, homme supérieur n son temps, qui, né dans une classe alor.méprisée, s'éleva de lui-même au siège épiscopal de Paris, eut le courage d'entreprendre l'entière reconstruction de l'édifice de l'église cathédrale. L'ancienne égli.^e n'était plus en propoition avec la popubtion croissante : de plus elle tombait en ruines. Ce double motif justifiait cette immense entreprise. Les travaux en furent commencés vers l'an 1163. On conjecture que le pape Alexandre III posi, en cette année, la piemière pierre de l'édifice. En 1 1 82, le grand autel fut con^^acré par Henri, légdt du saint-siége; ce qui fait présumer qu'alors le chœur, ou du moins le chevet était achevé.

Maurice fit aussi reconstruire la maison

Delà tant de tragédies, tant de poèmes, tant de tableaux, tant de monuments grecs et romains, que l'on nommait classiques, mais qui ne l'étaient pour la plupart que pur la forme et peu par le génie. De là aussi tout naturellement ce mépris pour tout ce qui ne venait pas de la Grèce ou de Rome : de là, en particulier, cette guerre à outrance an nom du bon goût contre l'arcliitecture gothique. C'est ce qui fait dire avec tant de vérité à un poète moderne, admirateur des chefs d'à u\re du moyen âge : •• Cet art magnifique que les "Vandales avaient produit, les académies l'ont tué. »

Dulaure a écrit sous ces inspirations.

La proscription a duré jusque pendant les" premières années de la Restauration ; puis l'esprit humain, qui ne procède que par action et par réaction, a fait un retour sur luimême, et n'a pas tardé à p.isser d'un excès à un autre. L'amour a succédé à la haine : l'tngoûuient a remplacé le dédain. Alors on n'isiima plus que le gothique; le moyeu âge tut roi ; l'an antique tomba dans le mépris. Cette folie était celle de nos dernières années : il en resie encore quelque chose. Cependant on commence à êtie moins exchisif et à admirer le beau partout où il se trouve.

sous PHILIPPE-ADGUSTE

épiscopale ; mais, en 1 196. avant de voir ia Hn de ces.travaux , il mourut et laissa à£:^> uc^esseurs lesoin de les faire continuer. lis s'en acquittèrent sans doute avec beaucoup de néiili^ence, puisqu'une inscris ition, placée sur le portail méridional, titteste qu'en 1257 cette paitie de l'édifice n'existait point encore, et qu'au mois de février de ceUe année la construction en fut cominencée par un maçon appelé Jean de Chelles.

On ne connaît pas l'époque de l'entier achèvement de cette église; mais on sait qu'au quatorzième siècle on y construisait encore des chapelles. Ainsi on peut dirv? que les travaux out duré près de deux cents ans.

Cet édince est fondé sur pilotis; sa longueur, d ins œuvre, est de 65 toises ou 390 pieds: sa largeur, prise à la croisée ent'e la nef et le chœur, de 24 toises ou 4 44 pieds; sa hauteur, depuis le sol jusqu'à la i artie la plus élevée de la voûte, est de 17 toises 2 pieds ou 4 04 pieds/

La façade, vaste et imposante, quoique noircie et détériorée, en quelques parties, par le temps, a 20 toises ou 420 pieds de développement.

Elle présente au rez-de-chaus.'«ée trois portiques de forme et de hauteur inégales : ces portiques, chargés d'uue multitude d'ornements, rétaiL'nt aussi de statues dont plusieurs ont, pendant la révolution, été dégradées ou détruites.

Un de ces portiques, celui qui est placé au-dessojs de la tc^r septentrionale, est remarquable par un zoaiaque. Il s'en trouve sou\ent il l'extérieur des anciennes églises ; mais le zodiaque de Notre-Dame a cela de particulier que onze signes seulement .

chacun accompagné de l'image des travaux chanripèlres ou attributs qui y correspondent, sont sculptés tout autour de la voussure du portique; et que le douzième signe, celui de la Vierge, au lieu d'être rangé parmi les autres, suivant l'usage, se trouve, en une bien plus grande proportion, adossé au pilier qui sépare les deux portes de ce portique, et représenté sous la figure.de la Vierge Marie, figure dont depu s 1793 on ne voyait que la place et le I i.'Jestal, mais qui, en 1848, a été rétablie.

L'auteur de ce zodiaque crut sans doute donner une preuve éclatante de sa perspicacité en mettant "la Vierge Marie, qui

tient l'enfant Jésus dans ses bras, à la | cette église.

place deCérès, dite la Vierge sainte, tenant aussi son enfant dans ses bras, et en offrant dans ce signe zodiacal le symbole d'une fécondité miraculeuse (1).

Les portiques qui se voient aux deux extrémil<:s de cette façade sont surmontés par deux grosses tours carrées, hautes chacune de 204 pieds, depuis le sol jusqu'à leur terrasse supérieure. Ces portiques, qui occupent les deux tiers de la façade, ont* des portes remarquables par leurs ornements en fonte de fer. Elles sont l'ouvrage d'un serrurier appelé Biscornet, et présentent des enroulements multipliés et travaillés avec assez de délicatesse. Cet ouvrage parut alors é'i merveilleux que l'on crut que le diable s'en était mêlé.

Dans la tour du sud est la fameuse cloche dite le Bourdon, qu'on ne sonne que dans de grandes fêtes. Elle pèse près de trent€-deux milliers. Fondue en 16S2, et refondue en 1685, elle tut alors soleor nellement baptisée ou plutôt bénite.

Louis XIV et la reine son épouse furent ses panain et marraine. Elle reçut le nom d Einmanuel-Louise-Thérese. Le battant qui, mis en mouvement, frappe les bords intérieurs de cette cloche et fait retentir des sons graves et lugubres, pèse neuf cent soixante-seize livres.

Au-dessus de r<trdonnanc6 inférieure on voit, sur toute la ligne de la façade, vingtsept niches où, avant la révolution, étaient placées vingt-sept statues plus grandes que nature, représentant une suite de rois francs depuis Childebert jusqu'à Philippe-Auguste (2;.

Au-dessus de ce rang de niches se présente la fenêtre circulaire, appelée rose. Chaque face latérale de cette église offre une pareille fenêtre, délicatement tra\aillée. Ces trois roses ont chacune 40 pieds de diamètre.

Gt'tte ordonnance est surmontée par un péristyle qui s'étend sur toute la façade. Ces colonnes, qui se font remarquer par

(1) Ce zodiaque est gravé dans le volume de planches de l'ouvragi intitulé: Oriyine (U tous les cultes, par Dupais.

(2) Ou voyait aussi ?ur ce portail une série des noms de roi» iranos depuis Clovis jusqu'à ^alnt Louis, contenant trente-neuf r,o:us. L'abbé L^beuf a publié un manu^crit du tr-iz è:ne siècle, où se trouvaient ces noms

I tels qu'ils étaient gravés sur la porte de

leur diamètre, sont chacune d'une seule pierre, et supportent une galerie à balustrade.

L'intérieur de l'église est vaste et imposant -. il présente une nef, un chœur et un double rang de bas-côtés, divisés par cent vingt gros piliers qui supportent les voiites en ogive. Tout autour de la nef et du chœur ,"et au-dessus des bas-côtés, règne une galerie ornée de cent .huit petites colonnes, chacune d'une seule pierre ; c'est là que se placent les spectateurs lors des cérémonies extraordinaires.

L'église est éclairée par cent treize vitraux, sans y comprendre les trois grandes roses, dont l'une est à la façade principale, et les deux autres aux faces latérales. Ces roses ont souvent été ri^parées. Quarante-cinq chapelles entouraient et servaient comme de rempart à cet édifice. Des réparations, exécutées à différentes époques, ont fait réduire ce nombre de beaucoup.

Les peintures des anciens vitraux, faites dans un temps où l'art était dans l'enfance, s'offraient rien de remarquable. On lit, dans la vie de Suger, que cet abbé de Saint- Denis fit présent à cette église de ces vitraux qui, suivant l'auteur, sont très considérables (1).

Le chœur, pavé en marbre, a 1 1 5 pieds de long sur 35 de large : il présente de chaque côté, au-dessus de la corniche des stalles, quatre grands tableaux. D'un côté. est l'Assomption de la Vierge, par Laurent de La Hire ; la Présentation de la Vierge au temple, par Philippe de Champagne ; une Fuite en Egypte, par Louis de Boulogne; et la Présentation de Jésus-Christ au temple, par le même. De l'autre côté, est l'Adoration des Mages, par Lafosse ; la Naissance delà Vierge, par Philippe de Champagne; \e Magnificat, ou la Visitation de la Vierge, par Jouvenet ; et l'Annonciation de la Vierge, par Halle,

Au milieu du chœur était un lutrin, Ofué de figures en bronze représentant les vertus cardinales, surmonté par un globe terrestre , au-dessus duquel s'élevait un aigle éployé, en bronze, dont les ailes soutenaient le livre du chœur. Cet ouvrage remarquable fut exécuté, en 1755, par Duplessis, fondeur du roi. La hauteur totale de ce lutrin était de sept pieds et demi.

(1) Recueil des Hhtoriens de France, t. XII, p. 106.

Ce lutrin, détruit pendant la révolution, a été remplacé par un autre •d'un travail médiocre.

Le sanctuaire, pavé en compartiments de marbre, fut en 1714 entièrement réparé, et reçut un caractère moderne. On disposa les ogives du rond-point en arcade à plein cintre. Il en résulta un contraste choquant entre ces réparations et le style général de l'édifice.

Six anges en bronze, portant chacun des instruments de la passion, et posés sur des socle-: de marbre blanc, sont aux côtés de l'autel. Ce sanctuaire est entouré d'une belle grille en fer poli et doré, exécutée en 1809 par MM. Vavin, serrurier, et Forestier, fondeur-ciseleur, d'après les dessins de MM. Fontaine et Percier.

L'autel principal n'est remarquable que par les bas-reliefs exécutés par M. Deseine,

Derrière cet autel et sous l'arcade du milieu est un groupe en marbre, qu'on appelle le Vœu de Louis XÏIL Ce roi fit, en 1638, vœu de mettre son royaume sous la protection de la sainte Vierge, et de réparer le principal autel de cette église. Louis XÏII oublia ce double vœu : le cardinal de Richelieu, le protecteur réel ou le tyran du royaume, ne l'en fit pas ressouvenir. Louis XIV se chargea d'accomplir entièrement ce vœu: il posa solennellement, en 1699, la première pierre de cet autel; mais le groupe, qu'on nomme le V^œu de Louis XIII, ne fut exécuté qu'en 1723, par Coustou. $

Ce Vœu, ou le groupe qui le compose, présente une grande croix en marbre blanc, sur laquelle est jetée une draperie. Au bas, on voit la sainte Vierge Marie assise tenant sur ses genoux le corps mort de Jésus.

Aux deux côtés sont placées , sur des piédestaux, les figures à genoux de Louis XIII et de Louis XIV. Ces figures, enlevées pendant la révolution, furent rétablies en 1816. Elles tiennent chacune une couronne des deux mains, et les offrent à la Vierge. Rien, dans cette composition , n'annonce que l'offrande est acceptée.

Au dehors du chœur, sur les faces de son mur de clôture, on voit des figures en plein relief, qui représentent divers sujets de l'Ancien-Testament. Avant les répara-' tiens, le chœur était entièrement entouré de pareilles sculptures, ouvrage de Jean

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