SOUS HENRI II
côté de la rue Saint-Denis et du côté de la rue aux Fers, furent transportés avec soin, et servirent à composer la belle fontaine monumentale située au milieu du marché. Cette translation s'effeclun le 1er mars 1788. J'en parlerai à cette époque.
Notre-Dajïe de Bonne Nouvelle, église paroissiale, située rue de ce nom, no 2. Un village, appelé la Ville-Neuve, s'était établi hors de la muraille d'enceinte à l'ouest de l'extrémité septentrionale de la rue Saint-Denis. La population toujours croissante fît sentir aux habitants de ce nouveau village le besoin d'avoir une chapelle; ils obtinrent en 1552 l'autorisation du curé do Saint-Laurent, de lévêque et du parlement, et la chapelle fut construite dans des dimensions prescrites. Elle ne devait avoir que 13 toises de longueur sur 4 toises de largeur. En 1593, cette chapelle, lors du siège de Paris par Henri IV, fut détruite. En 1624, on la reconstruisit sur un plan plus vaste : c'est cellequi existe aujourd'hui; elle n'offre rien de remarquable. Elle est la troisième succursale du troisième arrondissement, et de la paroisse de Saint-Eustache. On en constiuit une nouvelle qui doit la remplacer.
Collège de Sainte-Barbe, situé rue de Reims, uo 7. Dès lan 1420, Jean Hubert, docteur en droit canon, avait entrepris de fonder ce collège sur un emplacement encore planté en vignes, et voisin d'une chapelle de Saint-Symphorien . Après avoir acquis le local, et obtenu des seigneurs ecclésiastiques de Sainte-Geneviève la permission de s y établir, le fondateur y plaça plusieurs professeurs •. on en comptait jusqu'à quatorze, vivant du salaire qu'ils reliraient de leurs écoliers; mais ce ne fut que sous le règne de Henri II, en loo6. que ce collège obtint de la consistance.
Robert du Guast, docteur eu droit canon, lui assigna des revenus pour le traitement de divers professeurs, dun principal, d'un chapelain et d'un procureur, et y fonda quatre bourses. Cet établissement éprouva plusieurs contrariétés qu'il serait trop long de décrire : en 1691 la chapelle fut bâtie.
La révolution de 1789 ne changea point la destination de cet établissement : mais plus tard un autre établissement rival, sous la direction de M. Nicole, s'établit ruedes Postes, et envahit le nom de Saiiite- ' Barbe. Cette ruse jésuitique, au retour