‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 114 sur 336 · ON GARDE L'INTERDIT DANS LES ÉGLISES · texte numérisé non relu

ON GARDE L'INTERDIT DANS LES ÉGLISES

petits châteaux, dans les monastères, on trouvait, aux fêtes de Noël, la crèche héréditaire ; toute la population des villages et des cités parcourait les rues, dans la solennité des Rameaux , une branche d’olivier à la main, en mémoire de l’hosanna du Seigneur ; et, le jour de Pâques, le baron, ses hommes d'armes et ses vassaux, recevaient en public le pain de l’Eucharistie. Dans ce deuil universel de l'Église, toutes ces émotions cessaient de frapper l’imagination des barons et des chevaliers.

On commença à garder l’interdit dans l’abbaye de Saint-Benigne de Dijon, le jour de la Chandeleur 1200 ! : l’obitulaire des moines est en blanc, et l’on n’y trouve inscrit que le nom des religieux qui mouraient; ceux des seigneurs comme des pauvres serfs sont en blanc, car les uns aussi bien que les autres n'étaient point ensevelis en terre bénite. Les croisés furent seuls exemptés de cette fatale interdiction ?. Get exemple futimité par la plupart des évêques et des chapitres de France;

: Chroniq. Divionens. ad Cicl. Pascal. ann. 1200. Labb. Biblioth. t. I, p. 80.

2 Roger de Hoveden, p. 802.

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