‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 120 sur 336 · PARLEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

PARLEMENT DE PARIS

avant qu'il ne l’indemnise complétement, capital et revenus. : »

La réponse insolente du pontife porta le deuil dans l’ame de la belle Agnes et de son royal époux : «Mon Dieu! s’écria-t-elle, que je suis malheureuse! ou porterai-je maintenant ma douleur? » Philippe partageait les angoisses de celle qu'il aimait : dans un moment de fureur, il s’écria : « Eh bien! je me ferai mécréant; Saladin était bien heureux de n'avoir pas de pape!» Mais toute résistance devait nécessairement s'appuyer sur une force, et le suzerain dut, avant tout, consulter ses barons et les principaux prélats du royaume.

Un parlement fut assemblé à Paris; il était.

nombreux et composé de tous les tenanciers de la couronne de France : Agnès y parut, revêtue d'habits de deuil; ce m'était plus cette jeune princesse brillante de grâces et de beauté, telle, en un mot, qu'on l'avait vue dans le parlement de Compiègne, distribuant les épées et les écharpes aux chevaliers vainqueurs en la

: De Legat. miss. in Franc., ibid. et epist. Innocent HIT. —

Comp. avec Rigord. — Duch.,t. V, p. 43.

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