MÉTROPOLE DE TOURS
suzeraineté, à raison qu’ils étaient dans la juridiction d’une métropole située dans cette suzeraineté; ainsi les églises de Reims, Bourges et Tours, soumises aux domaines du roi, attirant à leurs juridictions un grand nombre d’évêchés suffragans, donnaient plus d'influence sur les fiefs qui en faisaient partie; il était donc important d'agrandir le cercle de la juridiction métropolitaine.
D'un autre côté, l'ambition des feudataires était d'avoir une métropole indépendante dans leur fief, ce qui rendait moins fréquens, moins hiérarchiques en tous les points, leurs rapports de soumission avec leur supérieur; tout cela paraïîtrait aujourd’hui sans intérêt, mais avait alors un immense poids dans les combinaisons de l'administration et de la politique.
Les évèchés de l'ancien fief de Bretagne ressortissaient, sous les Mérovingiens, de la métropole de Tours; les comtes bretons se trouvaient donc liés, par cette soumission ecclésiastique, d’une manière pour ainsi dire plus étroite au territoire de France; lors des désordres de la seconde race et de l’établisse-