‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 158 sur 336 · LES POPILICIENS ET AUTRES HÉRÉTIQUES · texte numérisé non relu

LES POPILICIENS ET AUTRES HÉRÉTIQUES

cisme, où de science, si populaires dans l'Église primitive, et régularisées par le manichéisme, se soient introduites par l'Italie dans quelques écoles de France, où, depuis long-temps, elles avaient appelé les persécutions, des rois et des papes.

Le règne de Philippe-Auguste fut fertile en hérésies; et, sans parler de la cruelle guerre des Albigeois, dont plus tard 1l nous faudraraconter la triste histoire, le fanatisme du prince les poursuivit toutes avec une sévérité particulière, alors célébrée par les chroniqueurs.

Lès popiliciens enseignaient en secrêt leur doctrine morale; ils prèéchaient contre le mariage et ses plaisirs : selon eux, il existait dans la nature deux principes, l’un du mal, l’autre du bien, entre lesquels luttait l'homme abandonné à son libre arbitre. L'œuvre de la chair était contraire au principe intellectuel et favorisait la reproduction d’une matière abjecte ; c’est pourquoi il fallait s’en abstenir.

Les doctrines des popiliciens s'étaient surtout répandues dans le diocèse de Reïms !; ces hérétiques y avaient des écoles de science, des

* Marlot, Æist. métrop. Remens., 1. H, p- 396.

Page 1