‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 198 sur 336 · ORDRE DES BATAILLES · texte numérisé non relu

ORDRE DES BATAILLES

tantinople. Les Vénitiens, experts au fait de la marine, étaient d'avis de dresser une escalade de dessus les nefs; mais les Français disaient qu’ils n'étaient guëre adroiïts en cette manière; que, puisqu'ils devaient monter à cheval garnis et équipés de leur armure, « ils se sauraient mieux aider en pleine terre de pied ferme que sur linstable branlement des ondes. » Ils temporisèrent pendant quatre jours ; le cinquième tout le camp se mit en marche vers le palais de Blaquerne, lieu fixé comme point d'attaque.

« C'était une chose étrange à considérer qu’une si petite poignée de gens qui à peine pouvait suffire pour brider seulement lune des portes, entreprit d’assaillir, voire même d’assiéger une étendue de muraille de presque trois lieues de front, du côté de terre.» Les chevaliers demeurérent deux jours dans cette nouvelle position, souvent assaillis par les Grecs, les Varanges, soldats du Nord, et les Pisans, auxiliaires naturels partout où il s'agissait de combattre les

: Les Varanges étaient des gardes mercenaires à la solde d l’empereur; ils étaient des provinces du Jutland et du Danemarck. Villoison, Dissert. sur les Waranges, et Malte-Brun, INotes sur l'Hist. de Russie, par M. Levesque.

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