‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 225 sur 336 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

274 CONVENTION POUR ji ÉLECTION.

une grande envie, n'emmène ses gens et ne laisse cette terre en grand péril, comme il fut près d'arriver à Jérusalem lorsque Godefroy de Bouillon fut élu. C’est pourquoi faisons que celui qui aura l'empire donne à lautre toutes les terres au-delà le canal vers la Turquie avec l'ile de Crète, de quoi il fera foi:et hommage et sera son homme lige 1. » Cette sage proposition fut adoptée.

Conformément au traité qui avait été précédemment conclu entre les croisés, six prud'hommes furent nommés par les barons de France, six autres par le doge. « Ils se réunirent, dit le maréchal de Champagne, en l’hostel du duc de Venise, qui estoit logé en l’un des plus beaux palais du monde. Là se trouva une grande multitude de gens, car chacun désiroit entrevoir qui seroit nonimé. Alors furent appelés les douze qui devoient faire l’élection, et renfermés dans une chapelle qui estoil au palais, ou ils tinrentleur conseil, jusqu’à ce qu’ils se fussent accordés à choisir, puis s’en vindrent dehors ou estoient les barons et le duc de Venise; vous pouvez estimer: qu’ils

Villehardouin , Liv. v.

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