LES BARONS DU POITOU EN ARMES
terre; car Arthur, fils du puiné de Henri III, devait être préféré par représentation à son oncle, le cadet de la race; que si les barons anglais avaient pu ratifier par l'élection ses droits incertains à la couronne d'Angleterre, ce choix ne pouvait priver Arthur des domaines héréditaires des Plantagenets. Ce fut d’après ces motifs que Philippe reçut le prince breton en hommage du comté d'Anjou, et qu’il fut chargé d'y conduire la guerre. Le mouvement des chevaliers d'Anjou et du Poitou contre Jean d'Angleterre fut tout national et patriotique. Les trouveres faisaient entendre leurs chansons pour exciter le barontrige contreun prince couard et déloyal. « F aime les archers, disait le sire de Montcuc, quand ils lancent la pierre au loin et renversent les murailles ; j'aime les barons, quand ils se forment en armes dans la plaine. Je voudrois donc que le roi d’Angleterre se plût autant à combattre que je me plais à contempler l’image de ma dame. Quelque méprisé qu'il soit, il acquerroit encore de la gloire s’il entroit en lice avec ses barons, au cri de Normandie et Guyenne ; mais son scel est