‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 254 sur 336 · CAPTIVITÉ EN LA TOUR DE ROUEN · texte numérisé non relu

CAPTIVITÉ EN LA TOUR DE ROUEN

« Je ne sais ce que la fortune réserve à l’avenir de ton neveu, dont j'ai été jusqu’à présent le gardien fidèle d’après tes ordres; je te le remets ici en parfaite santé, jouissant de la vie, et intact de tous ses membres. Remplace-moi dans le soin de cette garde : le pénible souci de mes propres affaires m'occupe bien assez. » |

Le baron voyant les yeux du roi tout éclatans de colère, se retira dans son fief de Brauce, se disposant à se défendre, si Jean venait l’attaquer. Ce noble refus d’une complicité odieuse ne changea pas la résolution de Jean à l'égard de son malheureux neveu. « IL s’éloigna de tous les chevaliers de sa cour, et se cacha pendant trois jours dans les vallées ombrageuses de Moulineaux; la quatrième nuit étant arrivée, il monte dans une petite barque, et traverse le fleuve en se dirigeant vers la rive opposée. IL se rend à Rouen, et s’arrête devant la porte par laquelle on arrive à la tour, sur le port, que la Seine inonde du reflux de ses ondes, chaque jour deux fois, à certaines heures : le roi étant arrivé sur le port, et se tenant debout, ordonna que son

Lui

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